Des terroristes liés à Daesh ont tué quatre chrétiens en Indonésie. Le plus grand pays musulman du monde fait face à la résilience de L’État Islamique en Asie du Sud-Est.

L’un a été poignardé, l’autre décapité, le troisième égorgé et le dernier brûlé vif. Cette scène d’horreur a eu lieu à Lembantongoa, village isolé sur l’île de Sulawesi. Les quatre victimes étaient des hommes. Munis de sabres et d’armes à feu, les assaillants ont incendié une demi-douzaine de maisons dont celle abritant le culte chrétien. Selon les autorités, l’attaque serait le fait des MIT (les Moudjahidines de l’est de l’Indonésie). Ce groupe appartient à la dizaine d’organisations indonésiennes qui ont prêté allégeance à L’État islamique.

Il y a deux ans, Sidney Jones, experte en terrorisme vivant à Jakarta, expliquait que le MIT était soupçonné d’avoir envoyé des hommes chargés de recruter de nouveaux membres. Ces hommes s’étaient fait passer pour des humanitaires à la suite du tremblement de terre et du tsunami survenus en 2018.

Face à la menace terroriste

Au printemps, Jakarta refusait le rapatriement de quelque 600 nationaux engagés au côté de Daesh en Syrie. Dernièrement, 2000 manifestants s’étaient réunis devant l’ambassade de France à Jakarta pour dénoncer les propos du président français sur la liberté d’expression et le droit à la caricature. Certains avaient brandi des banderoles sur lesquelles était écrit : « Le vrai terroriste est Macron ».

L’Indonésie est le pays islamique plus peuplé. 87 % de sa population est musulmane, soit 267 millions d’habitants.