Arsenal-Manchester United : les notes du match

Les hommes de Miquel Arteta filent à grande vitesse vers le titre laissant les mancuniens sur leur passage. Il faudra être très costaud pour rivaliser avec cette équipe lors de la deuxième partie de saison. Dans un match accroché les solides leaders s'imposent contre une équipe de United  accrocheuse. Voici les notes des joueurs

Arsenal :

Aaron Ramsdale (5) : auteur de deux arrêts décisifs dans ce match. Une détente magnifique sur la frappe de McTominay (28e) et en début de seconde mi-temps sur un exploit de Marcus Rashford dans la surface. Il se rend cependant coupable d’une grossière faute de main sur le second but de Manchester United, sans conséquences. 

Ben White (5,5) : plutôt bien dans sa partie, le latéral bloque bien la pépite mancunienne du moment : Marcus Rashford. Une faute stupide vient gâcher sa première mi temps. Il sera sanctionné d’un jaune par l’arbitre de la rencontre et devra laisser sa place à Tomiyasu dès le début de la seconde mi-temps. 

Tomiyasu (5,5) : le Japonais remplace Ben White (45e) pour éviter tout risque d’exclusion pour son homologue déjà averti. Il déborde moins sur son côté et son jeu n’est pas spectaculaire mais il tient sa place et contraint son adversaire du soir à une seconde mi-temps plus timide. Avec Tomiyasu, c’est moins bon mais finalement plus sûr.

William Saliba (6) : comme depuis le début de la saison, le Français dégage une sérénité à toute épreuve. Solide dans les duels aériens et fluide dans sa relance balle au pied, le natif de Bondy nous montre qui est le meilleur défenseur tricolore. Didier Deschamps, prends des notes.

Gabriel Magalhaes (5,5) : le moins bon des Gabriel d’Arsenal à cependant fait une partie correcte. Sans faire d’interventions spectaculaires il aura bien stoppé les assauts de Wout Weghorst. Une relance intéressante avec très peu de pertes de balles. Finalement le fait de ne pas être sélectionné avec les Auriverde lui a fait du bien.

Oleksander Zinchenko (8) : l’Ukrainien impressionne par son intelligence. Il vient prêter main forte au milieu de terrain dans un système hybride, crée des décalages en zone offensive. Il s'est même permis le luxe de tenter une frappe en fin de première mi-temps. Les Cityzens doivent se mordre les doigts de l’avoir vendu pour une bouchée de pain. 

Granit Xhaka (5,5) : la liberté que lui donne son entraîneur sur le terrain a été mise à mal par un McTominay qui l’a suivi à la trace tout le match. Malgré tout, il a délivré une petite merveille sur la tête de son coéquipier Eddie Nketiah pour le premier but des Gunners. L'Helvète pourra s’endormir avec le sentiment du travail accompli.

Thomas Partey (6) : si vous vous demandez ce que ça ferait de combiner les qualités de Patrick Vieira et Gilberto Silva, regardez le Ghanéen jouer ! Il contrôle le milieu de terrain avec facilité et se permet de casser des lignes balle aux pieds. Il est rare de voir un joueur défensif aussi physique avec autant de qualités techniques. L’élément clef pour être champion ? 

Martin Odegaard (7) : avec sa tête de gendre parfait, le Norvégien ne paye pas de mines, pourtant il aura encore été l’auteur d’une prestation exceptionnelle. Il régule, distribue, et revient proche proche de ses défenseurs pour faire des interventions défensives dignes des plus grands. En vrai meneur d'hommes, il tire tout le collectif vers le haut. C’est sa frappe à la 90e minute qui provoque le but d'Eddie Nketiah. Quel meneur de jeu peut s'asseoir à la table d’un tel talent ?

Bukayo Saka (8,5) : Si les Français ont Kylian Mbappé, les Anglais ont Bukayo Saka. C’est lui le danger numéro 1 du côté des Gunners. Il percute, dribble sur son côté, c’en devient presque trop facile. Le jeune Gunners décoche une frappe somptueuse à la 53e minute qui redonne l’avantage à son équipe. Sa facilité déconcertante balle au pied provoque et obtient quatre fautes, probablement la seule façon de l’arrêter. 

Eddie Nketiah:(8) : c’est à lui qu'incombe la lourde tâche de remplacer la star Gabriel Jesus. Eddie ne manque pas l’occasion de se faire et assume parfaitement son rôle. L’Anglais de 23 ans n’est pas avare d'efforts, il décroche pour venir prêter main forte à ses milieux de terrains et fait des appels tranchants dans la profondeur. Il transforme en or le centre parfait de Xhaka à la 24e minute et contre de manière victorieuse la frappe de Odegaard en toute fin de match. Le jeune Anglais très croyant fait un signe de croix à chaque entrée sur la pelouse. Finalement Jésus n’est jamais loin.

Gabriel Martinelli (4,5) : le londonien le plus timide de ce match. Souvent hésitant dans ses prises de balles, le jeune Brésilien s'essaie pourtant à des frappes dans la surface en première mi-temps (9e et 21e) sans succès, puis s’efface petit à petit dans ce match. Il sera remplacé par la nouvelle recrue Leandro Trossard (82e).

Manchester United :

David De Gea (4) : difficile de donner meilleure note à un gardien qui prend trois buts. Il n’est pas fautif mais ne dégage aucune assurance. En première mi-temps, une relance au pied finit directement en touche dans ses 25 mètres. Il aura quand même retardé l’échéance avec un arrêt réflexe (84e) sur Eddie Nketiah. 

Aaron Wan Bissaka (4) : un match qui ne restera pas dans les annales pour le jeune Anglais. L’ancien de Crystal Palace s'est fait remarquer pour ses pertes de balles et son absence sur le premier but de Nketiah (24e). Il sera plus discret en seconde mi-temps.  

Raphaël Varane (6) : le champion du monde 2018 n’a rien perdu. Comme à son habitude il est solide défensivement et propre dans sa relance. L’ancien Lensois aura contenu les assauts de ses adversaires avant de s’incliner sur le troisième but des Londoniens (90e)

Lisandro Martinez (6,5) : il paraît loin  le temps ou les Mancuniens avaient une mauvaise défense. Le nouveau champion du monde accroche ses adversaires pour ne leur laisser que des miettes. Sa relance et son anticipation n’ont rien à envier aux plus grands. Il égalise d’une tête rageuse sur corner (59e). Et dire qu’il n’était même pas titulaire avec l’Argentine lors de la Coupe du monde. 

Luke Shaw (4) : un joueur généreux qui ne baisse jamais les bras mais son manque de vitesse et de vivacité aura eu raison de lui face à Bukayo Saka. Pour éviter les contre-attaques, il n’a jamais pu se montrer dangereux en phase offensive. Le point faible de cette équipe mancunienne 

Scott McTominay (5) : un joueur simple qui tient son rang, il se place bien et gagne des duels mais manque d’allant. Comme tout le milieu mancunien, il finira par être dépassé par l’armada des hommes de Arteta. Casemiro est largement indispensable à cette équipe.

Eriksen (4) : toujours difficile de s'imaginer qu’un tel joueur court avec un défibrillateur implanté dans le cœur. Hier soir, il aura été moins en vue sans son compère brésilien, Casemiro.

Bruno Fernandes (5) : le milieu portugais a été timide offensivement, il pourra quand même se targuer d’avoir donné le ballon au bon moment sur le but de Rashford. 

Antony (2) : le Bresilien est virevoltant dans ses prises de balles, il s’essaie à des dribbles et étend toute sa palette technique mais pour quel résultat ? Rarement dans le bon tempo, il perd ses ballons à la suite d’une différence faite. La physionomie du match l’a contraint à rester trop loin de la surface de réparation. Manchester United doit regretter ses 100 millions d’euros. 

Marcus Rashford (6) : c’est lui la star mancunienne et il le fait savoir en première mi-temps quand il décoche une frappe soudaine qui termine au fond des filets (17e). Il aurait pu doubler la mise en seconde mi-temps (54e) mais Ramsdale s’interpose.

Wout Weghorst (4) : le géant hollandais se montre intéressant dans le jeu, il vient chercher les ballons et se sert de son gabarit pour jouer en déviation mais son manque de vitesse et de vélocité ne lui aura pas permis de gêner les deux mastodontes de la défense centrale d’Arsenal. Un Olivier Giroud mais en moins bien.


Arsenal-Manchester United : Les Reds Devils battus dans le Fergie Time

Le duel entre les deux historiques de la Premier League a battu son plein dimanche. Dans une rencontre riche en buts et en rebondissements, les leaders finissent par s’imposer sur leur terrain, devenu une forteresse imprenable.

La rivalité entre ces deux équipes a fait la légende de la Premier League. Tout le monde se souvient des matchs accrochés qui terminent en bagarre comme en 2003 ou en 2004 lors de la bataille de Old Trafford. Des scènes lunaires comme lors du fameux “Pizza gate”, des scores fleuves comme le 8-2 infligé par les Reds Devils aux impuissants Gunners en 2011. Cette rivalité qui a tant marqué le foot anglais entre deux vrais personnalités charismatiques, Arsène Wenger et Sir Alex Ferguson, a fait basculer économiquement la Premier League et a fait d’elle le meilleur championnat du monde. Les stars ayant joué cette confrontation sont légions : Ryan Giggs, Dennis Bergkamp, Paul Scholes, Patrick Vieira ou encore David Beckham et Thierry Henry. Avec l’ascension de Chelsea, Manchester City et le retour de Liverpool, ce choc avait perdu de sa saveur mais cette saison, avec un Arsenal solidement cramponné à sa première place et un Manchester United de retour, cette rencontre revient au premier plan pour le plus grand plaisir des nostalgiques des années 2000.

Des Gunners surpris en première mi-temps

Dans un match à très haute intensité, les jeunes du nord de Londres attaquent sur les chapeaux de roues et les deux premières minutes, ponctuées d’autant de corners, sont irrespirables pour les joueurs de Erik Ten Hag. Mais quand l’orage est passé, les débats se rééquilibrent et les Gunners se font une petite frayeur sur une erreur du défenseur Gabriel, sans danger finalement pour Aron Ramsdale. Les deux équipes jouent haut et se gênent mutuellement dans la relance. Les milieux de terrains d’Arsenal perdent un ballon dans leurs 40 mètres et dans la foulée, la star de Manchester United, Marcus Rashford, allume la première mèche d’une frappe soudaine (17e). L’ailier en grande forme inscrit son neuvième but en autant de matchs toutes compétitions confondues. Les hommes de Mikel Arteta ne mettent pas longtemps à réagir. Après une frappe largement hors cadre de Gabriel Martinelli (21e), les rouges et blancs récidivent grâce à une petite merveille envoyé par Granit Xhaka directement sur la tête de Eddie Nketiah qui n’a plus qu’à finir (24e). Le milieu de terrain des locaux prend le dessus et tire toute son équipe vers le haut. Malgré quelques tentatives, leur domination ne changera pas le résultat. Les deux équipes se quittent sur un score nul de 1-1.

Une seconde mi-temps plus difficile pour les visiteurs

Dès la sortie du vestiaire, les leaders mettent la pression sur les cages de David De Gea. La petite pépite du football anglais, Bukayo Saka, profite de temps fort pour envoyer d’une frappe limpide dans les filets et faire rugir de plaisir tout l’Emirats Stadium (53e). Dans un duel âpre ces deux équipes se rendent coup pour coup, Le champion du monde Lisandro Martinez profite d’une bévue de Ramsdale sur corner pour envoyer d’une tête rageuse le ballon au fond des filets. Tout est à refaire pour les Gunners qui poussent de plus en plus dans le dernier quart d’heure. La rentrée de Leandro Trossard à la place de Gabriel Martinelli redonne de l'allant à des Gunners en manque d'inspirations mais dominateurs. C’est David De Gea qui s’illustre en fin de match avec un arrêt réflexe magnifique sur Eddie Nketiah mais l’échéance ne fut que repousser, le gardien espagnol doit bien s’incliner sur la déviation de Nketiah (90e). Les “North London for ever…” descendent des travées, les supporters de la meilleure équipe de Londres le savent, un grand pas vers le titre a été fait ce soir. Les Mancuniens voient brisée leur belle série d'invincibilité de six matchs en championnat mais pourront se féliciter de s’être bien battus. Ce soir ils sont tombés sur beaucoup trop fort.


Open d'Australie : mais que se passe-t-il avec les balles ?

Plusieurs joueurs ont pris la parole depuis le début de la quinzaine pour dénoncer la piètre qualité des balles fournies. Selon eux, une sous-pression est à l’origine d’échanges et de matchs trop longs.

Même à 4h du matin, Andy Murray a eu la lucidité pour critiquer la qualité des balles de l’Open d’Australie. Celles-ci manquaient de pression dès le début du match, selon lui : « Les balles étaient molles, comme s'il n'y avait pas de pression. C'est difficile de faire des coups gagnants », explique-t-il. Et le Britannique de 35 ans n’est pas le seul à avoir eu cette sensation. Avant lui, de nombreux joueurs se sont exprimés sur le sujet : Nadal, Djokovic ou encore Félix Auger-Aliassime : tous estiment que les nouvelles balles Dunlop sont de moins bonne qualité, ralentissent le jeu. Dans les faits, les 5h45 de jeu de Murray, les nombreux rallies ou encore l’échange de 70 coups entre Kubler et Kachanov semblent donner raison aux joueurs. Mais qu’en est-il vraiment ?

Une hausse faible mais bien existante

Nous avons calculé la durée moyenne d’un match lors des deux premiers tours de cet Open d’Australie, et elle s’établit à 2h51 minutes pour le tableau simple messieurs. Nous avons comparé avec le dernier Grand Chelem, l’US Open 2022, qui se déroule sur une surface très proche de celle utilisée à Melbourne. Et il ressort que la durée moyenne des matchs des deux premiers tours était inférieure de 9 minutes, à 2h42. Il est aussi intéressant d’observer la configuration des matchs de cet Open d’Australie : durent-ils davantage parce qu’ils sont plus serrés ou parce que les échanges sont plus longs ? Selon nos calculs, 37% des matchs des deux premiers tours de cet Open d’Australie ont été gagnés en trois sets, contre 42% à l’US Open 2022. De même, 39% des matchs se sont joués en 4 sets, et 23% en 5 sets cette année (contre 39% et 19% aux Etats-Unis l’année dernière). Les matchs sont ainsi légèrement plus serrés en Australie qu’à Flushing Meadows, et donc logiquement plus longs. Certains comme Félix Auger-Aliassime y voient toutefois encore une conséquence des balles sous-gonflées : « Je vais devoir être patient, accepter que ça va prendre trois ou quatre balles de plus pour finir l’échange ». Et ce n’est en plus pas la seule polémique de ce premier Grand Chelem de l’année : Murray a relancé hier le débat sur les night sessions, se plaignant de jouer trop tard. La balle est dans le camp des organisateurs désormais.


Champions Cup : Les Sud-Af’ rebattent les cartes

La Coupe d’Europe de rugby à XV devra bientôt changer de nom. Pour la saison 2022-2023, les clubs sud-africains ont fait leur entrée et imposent leur rythme.

Trois clubs pour trois places en phases finales. Dimanche 22 janvier s’est achevée la quatrième journée de la Coupe d’Europe de rugby, décisive pour départager les seize clubs qui s’affronteront lors des huitièmes de finale. Pour les trois franchises sud-africaines intégrées en juin, le contrat est rempli : les Stormers du Cap, les Bulls de Pretoria et les Sharks de Durban joueront pour une place en quarts-de-finale.

Intégrer les franchises sud-africaines aux compétitions européennes n'a pas du goût de nombre de cadres du rugby. A la rentrée 2021, cinq franchises d’Afrique du Sud avaient fait leurs grands débuts au sein de l’United rugby championship (URC), le Pro14 d’alors, constitué des sélections de provinces galloises, écossaises, irlandaises et italiennes. La raison principale de ce changement : produire un Super rugby réunissant les meilleures équipes d’Australie, de Nouvelle-Zélande, d’Argentine, du Japon et d’Afrique du Sud, tourner la page de l’épidémie de Covid et des stades délaissés par les supporters.

Les outsider répondent présents

En bref, les Sud-Af’ émigrent vers le nord en quête de nouveaux défis. Et ces derniers savent y répondre : dès leur entrée en lice en URC, les Stormers ont ravi le trophée aux Irlandais du Leinster notamment, grands habitués de ce titre. Opposés aux Bulls en finale, la porte de la coupe d’Europe leur était logiquement ouverte. Après plusieurs mois de débat, l’EPCR avait tranché. La compétition a démarré en décembre, et les résultats sud-africains sont plus que bons. Habitués aux grands déplacements dans le cadre du super rugby, réglés sur les mêmes fuseaux horaires que les européens, les Bulls, les Stormers et les Sharks valident leur ticket pour les huitièmes.

Ces franchises disposent d’atouts dont les clubs européens ne bénéficient pas. Leur expérience du rugby dans l’hémisphère sud, tout d’abord : mélangeant un jeu aéré, fait de passes après contact, et de rudes combats au sol. Ayant affronté de longues années les Néo-zélandais, maîtres dans l’art de “l’offload”, cette passe quasi à l’aveugle, qui maintient le ballon en jeu, les Sud-Af’ allient rudesse au contact et jeu de mains, pour être le moins possible au sol. Par ailleurs, leur expérience de champions du monde 2019, pour bon nombre des joueurs qui composent ces franchises, leur permett d’entamer les rencontres avec un ascendant moral non-négligeable.

Et ça marche. L’UBB et Clermont, pourtant grands anciens de la compétition, ont été respectivement éliminés par les Sharks et les Stormers. Deux clubs dans le doute et avec de nouveaux staffs, mais qui doivent dire adieu à la compétition. Avec les Sud-Af’ en Coupe d’Europe, les cartes sont redistribuées. On pourra néanmoins compter sur les deux cadors français du championnat, avec La Rochelle et Toulouse, pour redorer le blason d’une grande nation du rugby. Entre le championnat national, la compétition européenne, le 6 Nations et la Coupe du monde 2023, cette saison promet de belles surprises, mais des joueurs physiquement dans le dur.


Open d’Australie : et si c’était l’année Tsitsipas ?

A l’instar du nonuple vainqueur de l’événement, Novak Djokovic, Stéfanos Tsitsipas est en grande forme dans ce premier Grand Chelem. Les deux joueurs se connaissent bien, et cette année, le jeune Grec pourrait bien l’emporter.

« Je joue mon jeu, et les titres viennent si je joue bien », commentait Stéfanos Tsitsipas à la suite de sa victoire face à Jannick Sinner, en huitième de finale de l’Open d’Australie. Sa réponse aux journalistes montre que le  4e joueur mondial est en confiance. Parvenu à ce stade sans lâcher un seul set, le Grec a dû batailler dur contre l’Italien Jannick Sinner, 21e joueur mondial, plutôt constant dans les tournois du Grand Chelem.

Du haut de ses 24 ans, Tsitsipas fait désormais figure de cador sur le circuit. La Next gen pour lui, c’est fini. Cela fait maintenant six ans qu’il côtoie les plus grands. Et s’il ne brille pas toujours dans la saison, le désormais quart-de-finaliste de l’Open d’Australie 2023 affiche une constance remarquable dans les plus grands tournois. L’année dernière, le Grec avait gardé son titre de Monte Carlo et s’était imposé à Majorque. Particulièrement doué sur terre battue, Tsitsipas avait échoué en finale du Master 1000 de Rome face à Novak Djokovic. Achevant sa saison avec deux titres et cinq finales, dont deux en Master 1000, Stéfanos Tsitsipas marquait un peu plus le circuit ATP de son empreinte.

Concrétiser sa régularité à Melbourne

Et le tournoi de Melbourne fait visiblement partie de ces grands rendez-vous immanquables pour le natif d’Athènes. Demi-finaliste en 2019, 2021 et 2022, Tsitsipas s’arrête sur ces trois éditions aux portes de la finale. Mais ces défaites étaient dues à la présence de Rafaël Nadal ou de Daniil Medvedev de l’autre côté du filet, déjà éliminés dans cette édition 2023. Cette année, seul un Djoko en grande forme serait en mesure d’arrêter le numéro 1 grec. Stéfanos Tsitsipas n'a pas laissé un seul set à ses adversaires : Halys, Hijikata, puis Griekspoor ont fait les frais de son jeu débridé. Doté d’un bon service, d’un sacré revers à une main lifté et d’une bonne volée, le jeu de Stéfanos s’apparente au tennis d’il y a vingt ans, sur la base du couple service-volée. Pas de longs échanges pour s’économiser mais des balles bien placées et des montées au filet culottées.

Le vrai défi est arrivé en huitièmes, face au jeune Italien Jannick Sinner. Une rencontre qui a bien failli lui coûter sa place parmi les huit derniers de la compétition. Le Grec s’est imposé dans un match fou sur le score de 6-4/6-4/3-6/4-6/6-3. Parvenant à imposer son rythme et à breaker son adversaire dans les deux premiers sets, Tsitsipas n’a pas su trouver les réponses face à un Sinner acculé, grand adepte des balles rapides, très à l’aise en fond de court. A la fin, c’est l’expérience qui l’a emporté. L’Athénien jouera sa place pour les demi face à la surprise tchèque Lehečka.

Cette année, Tsitsipas a toutes les chances de se sécuriser une place en finale. Une victoire face au jeune Tchèque signifierait une demi-finale contre le Russe Kachanov ou l’Américain Korda. La suite du scénario se devine aisément : la finale se jouerait contre l’une de ses bêtes noires quand il s’agit de soulever un titre, l’habitué de Melbourne, Novak Djokovic. En mission pour rattraper Rafaël Nadal et ses 22 titres du Grand Chelem, le Serbe ne laissera aucune chance à ses prochains adversaires. Pour le Grec, la pression monte tranquillement mais il vient de prouver à tous qu’il peut gagner en trois sets comme en cinq sets face aux jeunes surdoués de ce sport.


Andy Murray, infatigable marathonien des grands rendez-vous

Le numéro 1 du tennis britannique pendant de longues années s’est imposé au bout du suspense face à l’Australien Thanasi Kokkinakis. Le public a sans doute assisté au match de la quinzaine.

Nuit de folie sur le Margaret Court Arena. Au bout d’un match d’anthologie, Sir Andy Murray s’est défait des griffes de Thanasi Kokkinakis en 5h45 de jeu. Le champion écossais est de retour, six ans après, et avec la manière. C’est à 4h du matin seulement que les deux joueurs se sont congratulés au filet. Cinq manches de haute volée, sur le score final de 4-6, 6-7, 7-6, 6-3 7-5, en faveur du 66e joueur mondial. Pour l’un, le choc. Pour l’autre, malgré la joie contenue, le sentiment d’un énième exploit. Décidément, les night session réservent à chaque tournoi leur lot de surprises.

Et pourtant, c’est bien l’Australien qui dictait le jeu jusqu’à la 3e heure. Auteur d’une copie quasi parfaite, Kokkinakis enchaîne les gros services, avec 37 aces, et les coups droit surpuissants dans les diagonales. Pas de répit pour Murray, qui encaisse, tente de prendre le match à son avantage, et parle à son clan quand il est déboussolé. On aurait pu croire que le déclic viendrait à 2h30 de la rencontre. Dans un point désormais historique, l’Ecossais balaie le fond de court, et défend avec l’énergie du désespoir. Un smash, puis deux, puis trois, sont sauvés. Et à la fin, c’est Kokkinakis qui perd. L’Australien a néanmoins bien failli l’emporter, menant deux sets à zéro et 5-3 sur le troisième set. Il se retrouve finalement débreaké, et l’issue est connue : Andy Murray commence à dicter son jeu, et impose le tie-break à son adversaire, qu’il gagne. S’ensuivent deux sets d’un niveau peu commun, malgré l’heure avancée de la nuit.

Le retour au plus haut niveau

Comme à son habitude, Murray n’a pas brillé par un jeu particulièrement étincelant, un skills ou un coup que lui seul maîtrise. S’appuyant sur une bonne course en fond de court, le chouchou du public britannique a fait preuve de résilience. Une défense implacable et des retours joués sur le haut du corps ont eu raison des assauts australiens.

Une perf’ du jour, et peut-être de la quinzaine, avec des stats impressionnantes. A 35 ans, Andy Murray a joué le match le plus long de sa carrière, avec une hanche en métal. Constamment gêné dans son jeu, il s’était fait opérer en 2019, et doit désormais composer avec cette prothèse. C’est le deuxième match le plus long de l’Open d’Australie, après la finale gagnée par Djokovic face à Nadal en 2012, après 5h53 passées sur le terrain. Murray devient le joueur à avoir renversé le plus de matchs en étant mené 2 sets à zéro (11, contre 10 pour Roger Federer). Au premier tour, la situation inverse s’était produite contre Matteo Berrettini. Avec une avance de 2 sets à zéro, le quintuple finaliste de l’événement avait dû attendre 4h49 de jeu pour l’emporter au 5e set.

L’avenir dans le tournoi, est-il radieux pour Andy Murray ? Au troisième tour, c’est l’espagnol Roberto Bautista Agut qui l’attendra de pied ferme. C’est peut-être le seul avec un Brooksby en forme, qui pourrait empêcher l’Ecossais de filer en quarts, avec une rencontre au sommet face à Novak Djokovic, sa bête noire de Melbourne, si l’on s’en tient aux pronostics. Il est probable que Murray soit bien diminué physiquement, après plusieurs rencontres en 5 sets. En attendant, le gladiateur gagne, ravit le public et se prend sans doute à rêver d’un quatrième titre en Grand Chelem.


Tennis : ces jeunes prodiges à suivre de près cette année

Les grands tournois sont l’occasion pour les jeunes pépites de se révéler. L’Open d’Australie a placé sous les projecteurs trois talents qui devraient marquer la saison.

Ils s’appellent Sebastian Korda, Ben Shelton ou encore Jiří Lehečka. Ils sont nés entre 2000 et 2002. Avec une faible expérience sur le circuit ATP, ces trois jeunes prodiges du tennis se sont hissés en quarts-de-finale du tournoi de Melbourne, où s'affrontent les 128 meilleurs joueurs de la planète.

Pour Korda, une blessure au poignet l’a contraint à déclarer forfait, au milieu du troisième set d’un match qui avait pourtant démarré fort contre un Kachanov en forme. De son côté, Lehečka est tombé sur un os : venu à bout en huitièmes de Felix Auger-Aliassime, il s’est heurté à un grand Stefanos Tsitsipas, vainqueur en trois sets. Quant à Ben Shelton, il défiera demain son compatriote Tommy Paul, pour une place en demi, qui l’opposerait à Novak Djokovic, vainqueur de Rublev. Si les portes de la finale leur seront sans doute interdites cette année, ces trois jeunes ont percé sur ce tournoi. Ils ont enchaîné les perfs’ qui leur promettent une belle saison, avec qui sait, quelques titres à la clé.

L’année 2022 avait littéralement propulsé l’explosif Carlos Alcaraz, digne héritier de Rafaël Nadal. Arrivé à la 32e place en janvier, il était devenu le plus jeune joueur à terminer une saison numéro 1 mondial depuis la création du classement ATP en 1973. Une saison et de multiples records. Rio, Miami, Barcelone, Madrid, US Open : Alcaraz a tout raflé et s’est emparé d’un majeur, remportant autant de trophées que l’inusable Noval Djokovic. Blessé à la jambe droite en ce début de saison 2023, le champion se repose, et ne participe pas à cette édition de l’Open d’Australie. Une aubaine pour ses concurrents.

Quand Carlos n’est pas là, les souris dansent

Avec l’absence de Carlos Alcaraz, des révélations émergent ou s’imposent plus nettement sur le circuit. C’est le cas de Sebastian Korda, âgé de 22 ans. Fils d’anciens joueurs de tennis tchèques, le jeune Américain s’est logiquement lancé dans la compétition. Korda alterne les bonnes performances et les échecs prématurés. En 2021, il est titré à Parme. En 2022, il est finaliste coup sur coup aux tournois de Gijon et Anvers. Korda attaque la saison 2023 avec les idées claires : il est finaliste au tournoi d’Adélaïde face à Novak Djokovic. Arrivé bien préparé à Melbourne, il élimine au 3e tour Daniil Medvedev, et vient à bout du Polonais Hubert Hurkacz en huitième. Sa blessure contre Kachanov le tiendra probablement écarté des cours pendant quelques mois.

Jiří Lehečka a pris une leçon de tennis aujourd’hui, face à un Tsitsipas impérial. Incapable de trouver des solutions, sa défaite signe la fin d’une belle aventure en Australie pour le jeune Tchèque inconnu du grand public. C’est à Milan, à l’occasion des Next Gen ATP Finals, que Lehečka a fait parler de lui, en se hissant jusqu’à la finale de l’événement. A Rotterdam, il s’était incliné en demi-finale, après avoir battu Shapovalov, Van de Zandschulp et Musetti. Cette année, il signe sa première victoire en Grand Chelem face au solide Borna Coric. Il a éliminé successivement Eubanks, Norrie et Auger-Aliassime, le premier top 10 de sa jeune carrière. Une saison 2023 prometteuse.

Enfin, comment ne pas évoquer Ben Shelton, qui peut encore écrire l’histoire de l’Open d’Australie du haut de ses 20 ans ? Vainqueur en huitième de finale de l’Américain J.J. Wolf, le natif d’Atlanta dispose du jeu nécessaire pour les rencontres au sommet. Issu du tennis universitaire et entraîné par son père, Shelton a remporté trois titres challenger en 2022. Il a fait son entrée dans le top 100. Classé 89e mondial à ses débuts sur les terrains de Melbourne, il a tout du surdoué de la discipline. Et le coup qu’il semble le mieux maîtriser est bien l’amorti, même sorti du fond de cours. Très attendu en demi-finale, Shelton pourrait réaliser par la même occasion un rêve de gosse, en jouant contre Novak Djokovic, pour qui la Rod Laver Arena est une maison secondaire. Avec ces trois noms, la relève est assurée.


LFL League of legends Spring split KC Solary VItality

LFL : reprise du Spring split et résultats de la week 1

PHOTO PAS CONFORME

La LFL, la League Française de League of Legends, a fait son grand retour pour le Spring split 2023. Classement provisoire à l'issue de la week 1, nouvelles équipes, événement en direct, toutes les nouveautés pour une saison d'e-sport qui s'annonce exceptionnelle sur LOL.

Les résultats des matchs de week 1 de la LFL pour le Spring split 2023

La compétition officielle e-sport reprend sur le célèbre jeu League of Legends avec le retour du Spring split (littéralement Segment de printemps) de la LFL, la League Française de LOL. Réparties comme les années précédentes sur neuf semaines, divisés chacune en deux jours de match, les rencontres ont repris depuis le mercredi 18 janvier 2023. À l’issue du Day 2, un premier classement est effectué, bien qu’il ne soit en aucun cas représentatif du classement final au vu du nombre de matchs qu’il reste encore à disputer.

Trois des dix équipes s’en sortent en 2–0, soit deux victoires sur leurs deux premiers matchs, leur permettant alors de se hisser en tête du podium provisoire. Il s’agit des équipes LDLC OL, vainqueurs du Spring split 2022, des Vitality. Bee et de l’équipe Solary. Quatres équipes achèvent quant à elles la première semaine en 1-1, mais rien d’encore affolant si l’on considère le niveau de jeu proposé.

Les nouveautés en 2023 pour la league française de LOL

La KarmineCorp, une des équipes phares de la compétition que ce soit par l’engouement qu’elle produit ou le nombre de spectateurs qui la soutient, a su se révéler en jour 2 après un match difficile pour son entrée dans l’arène et sa première défaite.

Pour le reste du classement, Aegis, la Team Go et Gameward s’en tirent en 1-1 également. Enfin triste résultat pour la BDS Academy, les BK ROG et l’équipe IZIDream. À noter que ces deux derniers sont les nouveaux arrivants de la division 2, accompagnés de la toute nouvelle équipe, Aegis. Ils succèdent à Mirage Elyandra, Misfits Premier et la Team Oplon. Rien n’est encore fait, le chemin est long jusqu’à la fin de la saison régulière et plus encore pour espérer être qualifié aux playoffs qui détermineront le grand gagnant du segment de printemps.

Webedia, grand organisateur de la League française, accompagné d’OTP (One Trick Production) au cast ont décidé cette année encore de réaliser plusieurs rencontres en direct dans des salles pouvant accueillir de nombreux supporters, bien moins cependant que le record de 200.000 spectateurs en simultané sur Twitch en 2021. La prochaine rencontre en physique aura lieu le jeudi 16 février 2023 à la Seine Musicale à Paris pour le LFL-CIC-Day.


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Métro parisien : on connait (enfin) la pire ligne du réseau RATP

La pire ligne du métro parisien est enfin identifiée. Le critère de sélection se fait ici sur les perturbations et les retards, non pas sur la sécurité des lignes. L’information n’est pas donnée par la RATP, pourtant la plus à même de livrer cette réponse, mais bien par un utilisateur du réseau de transport en commun de la capitale.

La pire ligne du métro parisien enfin dévoilée

Tout part d’une utilisation quotidienne de la ligne 8 par un data engineer, Roméo Philipps. Pas vraiment surpris, mais concerné par les retards, les problèmes d’affluence, les arrêts sur la voie, les « bagages oubliés » ou les « difficultés d’exploitation », il décide de se servir de son expérience professionnelle. L'ingénieur recueille et met alors en commun l’ensemble des données communiquées par la RATP et arrive à un résultat incontestable.

Recueillant l’ensemble des alertes d’information du trafic sur le compte Twitter de chaque ligne de métro et de RER, l'ingénieur data détermine pour chaque ligne spécifiquement le temps de perturbation moyen. Il arrive alors au résultat suivant : sur deux mois, le réseau RATP a été bloqué 1.425 heures, soit 59 jours au total pour l’ensemble des lignes. Les perturbations dépassent même 100 heures sur deux mois pour trois lignes, et même… 200 heures pour la ligne 12 ! L’ingénieur donné établi donc un classement : c’est bien la ligne 12 qui a subi le plus de perturbations sur l’échantillon de temps sélectionné.

Le classement des perturbations sur le réseau de transport RATP

Le classement place en conséquence la ligne 12 en tête. C’est elle qui détient le plus d’heures de perturbations et le plus grand nombre d’incidents enregistrés, suivie de près par la ligne A, la C et la 8. Grâce à la quantité de données recueillies, il s’autorise également un classement des justifications les plus récurrentes fournies par la RATP. Sans surprise, les difficultés d’exploitation et leur bien connu "le trafic est perturbé" dominent les problèmes du métro parisien, recensant 238 heures de perturbations. Viennent ensuite les bagages oubliés, à 124 heures.

Le jeune ingénieur décide alors de publier ses résultats sur un compte Twitter dédié, @METROQualité, et il précise bien ne pas travailler, sous aucune forme, ni pour la RATP ni pour un concurrent du service dont il dénonce les problèmes de fonctionnement. Fini les revendications entre amis pour déterminer qui voyage sur la pire ligne de métro, les chiffres ont le dernier mot.


Hugo Lloris : le départ d'une légende

Le 9 janvier, le gardien de but Hugo Lloris a annoncé la fin de sa carrière internationale à 36 ans. Ce retrait du capitaine des Bleus ouvre la voie à une nouvelle ère. Plusieurs noms figurent sur la liste des prétendants pour succéder à celui qui a tenu le poste pendant 14 ans.

Lundi 9 janvier, Hugo Lloris accordait un entretien à l’Equipe : « Ce n'est pas facile d'annoncer ça, mais après quatorze années à défendre ce maillot, que j'ai porté avec un immense plaisir, avec fierté, devoir et sens de la responsabilité, je crois que je suis arrivé au bout ». Le capitaine des Bleus a décidé de tirer sa révérence. Après 14 ans dans l’équipe de France, il accumule les records : il a joué 145 matches chez les Bleus, a été 121 fois capitaines et a joué 20 matches en coupe du monde. Il laisse les Bleus sans capitaine, mais il restera l’un des plus grands. Hugo Lloris reste modeste : " Je vais le savourer. Il y a certainement un joueur qui va battre tous les records, en tout cas c'est tout ce que je lui souhaite [...] On parle de Kylian Mbappé bien évidemment. "

L’entraineur de l’équipe de France, Didier Deschamps déclare : "J'ai échangé longuement avec lui. Je le connais bien, je le respecte beaucoup... C'est quelqu'un qui ne prend de décisions sur une coup de tête... C'est réfléchi, je comprends sa décision même si je la regrette. Il a été important dans l'Équipe de France tant sur le plan humain que sportif... Il va nous manquer, il va me manquer." Mais s’il s’arrête au plus haut, c’est surtout pour pouvoir passer un peu plus de temps avec ses 3 enfants (Anna-Rose (12 ans), Giuliana (8 ans) et Léandro (3 ans)) : " Ma grande a 12 ans, et je n'ai rien vu passer. Je leur dois ça. Il y a des choses essentielles de la vie à côté desquelles il ne faut pas passer "

Mike Maignan désigné comme favori

Alors qu’Hugo Lloris va devenir le premier supporter des Bleus, qui sera le nouveau  gardien de l'équipe de France ? Didier Deschamps doit rapidement trouver un remplaçant à ce poste stratégique. Le nom de Mike Maignan émerge. Formé au PSG, révélé à Lille, le joueur d'origine guyanaise  intègre les Bleus en 2019. Malheureusement, il n'a pas participé à la coupe du Monde au Qatar à cause d’une blessure au mollet gauche. Hugo Lloris a d’ailleurs déclaré dans l’Equipe que « c’est le moment pour les autres de prendre leur chance, et on sait que Mike (Maignan) est destiné à prendre la suite. Je ne lui souhaite que du bien ».

Alban Lafont : l'arrivée de la jeune génération

Si Alban Lafont est encore jeune pour un gardien (23 ans), il est déjà très expérimenté. Il a fait ses débuts à Toulouse à seulement 16 ans. Passé ensuite par la Fiorentina en Italie et désormais intégré dans l'équipe nantaise, il a le profil pour obtenir une belle place en équipe nationale. Alban Lafont a d'ailleurs été convoqué par Didier Deschamps en septembre 2022 pour la première fois, mais il attend encore sa première sélection...

Illan Meslier : l'ouverture à l'internationale

Formé à Lorient et aujourd'hui titulaire à Leeds, en Premier League, Illan Meslier progresse de manière fulgurante. Sa grande taille (1m97), est l'un de ses principaux points forts. Interrogé sur le successeur de Hugo Lloris dans l'After Foot sur RMC, Christophe Lollichon, ancien entraîneur des gardiens de Chelsea, a donné son avis : "C'est pas loin d'être mon futur numéro 1 chez les Bleus, il a tellement de qualités." Son avenir est donc prometteur.

Alors, qui succédera à Hugo Lloris, celui qui a fait la fierté des Niçois ?


Macron reconstruit le Pakistan pendant que la France coule

En se portant au secours du Pakistan, Emmanuel Macron se montre peu rancunier envers un pays qui l’accuse d’islamophobie et de terrorisme. Mais surtout, à l’heure de la sobriété tous azimuts, cet argent aurait dû être utilisé en France.

 

Le Président français donne 360 millions d'euros pour la reconstruction du Pakistan, qui déplore 1700 morts et 33 millions de personnes affectées par les inondations de l'été 2022. Le cinquième pays le plus peuplé du monde avec 216 millions d'habitants compte parmi les plus vulnérables face aux événements météorologiques extrêmes qui se multiplient. Suite à la conférence coorganisée avec les Nations unies ce 9 janvier 2023, Islamabad s'attend à recevoir plus de 9 milliards de dollars d'aides internationales, tant pour la reconstruction du pays que pour sa résilience climatique à long terme.

 

Emmanuel Macron assassine Samuel Paty

Par cette démonstration de générosité, le Président français chercherait-il à se racheter une conduite ? En octobre 2020, son soutien au professeur d’histoire-géographie Samuel Paty, assassiné pour avoir présenté à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet, attire à Emmanuel Macron d'âpres critiques d'une partie du monde musulman. Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, l’accuse notamment « d'encourager l'islamophobie en s'attaquant à l'islam plutôt qu'aux terroristes qui pratiquent la violence ».

De violentes manifestations antifrançaises secouent alors le Pakistan, avant de reprendre en avril 2021, suite à l’arrestation à Lahore de Saad Rizvi, le chef du parti islamiste radical Tehrik-e-Labbaik Pakistan (TLP), qui réclame l’expulsion de l’ambassadeur de France. En octobre 2021, des milliers de militants du TLP manifestent à nouveau, brûlant des drapeaux français et piétinant des portraits d’Emmanuel Macron. Pour ramener le calme, le gouvernement finit par libérer Saad Rizvi en novembre 2021.

Emmanuel Macron assassine la France

C’est un devoir humanitaire pour la France de venir en aide à un pays dévasté, même si les relations diplomatiques avec celui-ci sont tendues. Être généreux avec l’argent des Français n’est pas en soi un problème, sauf si c’est à leurs dépens. En effet, comment ensuite accepter la déclaration le 9 janvier 2023 du ministre de l’Économie Bruno Lemaire, qui défend la réforme des retraites en expliquant qu’ « aucun déficit n'est négligeable et chaque euro compte pour un État qui a 3000 milliards d'euros de dettes ».

Si chaque euro compte, que pourrions-nous encore faire avec ces 360 millions d’euros ? Contribuer à ne pas brader nos fleurons par exemple. Trop tard en tout cas pour Exxelia, spécialiste des composants pour l'aviation militaire ou l'industrie spatiale européenne. Son rachat par l’américain Heico pour 453 millions d’euros vient d’être finalisé ce 7 janvier 2023, sans que l’État français ne s’y soit opposé. Autre proposition : rénover les 30 000 ponts qui menacent de s’écrouler en France (un sur dix !). Selon le Sénat qui sonne l’alarme depuis 2019, le montant des travaux s'élève à 350 millions d'euros. Il ne faut pas attendre la même catastrophe que l’Italie a connue avec les 43 morts suite à l’effondrement du pont Morandi à Gènes en 2018.

 

 

 


Coupe d’Europe de rugby : Toulouse s’impose mais sans briller

Le Stade toulousain était en déplacement sur la pelouse des Sale Sharks ce samedi, dans la banlieue de Manchester. Les pronostics affichaient un match rugueux, et ils n’ont pas été démentis : Toulouse s’est imposé mais sans ce grain de folie qui accompagne chacune de ses rencontres.

L’actuel leader du Top 14 est rentré d’Angleterre avec le goût de la victoire… dans la douleur. Et pourtant, les rouge et noir se sont imposé 27 à 5 face à une équipe des Sale Sharks peinant à décoller en championnat national et sur le plan européen. Un déplacement difficile pour les joueurs du Stade, avides de ballons qui tournent de main en main et d’espaces trouvés sur les extérieurs après avoir fixé la défense adverse au centre du terrain… Cette fois, les solutions étaient peu nombreuses, et la défense des Sale était en place.

Le Stade dans le dur

Cette troisième journée de compétition européenne n’a pas démarré sous les meilleurs auspices pour les champions aux cinq étoiles. Mené dès la 13e minute de la rencontre (0-5), le Stade n’a dû son salut qu’à une expulsion du deuxième ligne Cobus Wiese, fer de lance des avants anglais à la 19e minute. Les Toulousains, jusqu’ici déboussolés, avaient du mal à imposer leur rythme aux airs de « jeu de mains, jeu de Toulousains ». Très rapidement, Ntamack, qui excelle dans ce jeu, a arrosé le camp des Sale de coups de pieds de pression. Le rideau défensif s'est mis en place, attendant patiemment que les attaques adverses s’usent et rompent. Auteur d’un 6/7 face aux perches, Melvyn Jaminet, qui ne rate pratiquement jamais sa cible, est venu récompenser les efforts d’une équipe qui se rapprochait de la ligne d’en-but adverse.

En route pour les huitièmes

Ce n’est qu’à la 70e minute que le travail des avants a réellement payé : Emmanuel Meafou trouve la faille et aplatit, suivi de près par Guillaume Cramont, le talonneur remplaçant, qui est venu sceller un match dont l’intensité n’a fait qu’augmenter. Le premier marqueur de l’équipe a néanmoins fait part d’un match décousu, à l’issue de la rencontre : « Ce n’était pas le match le plus débridé, le plus beau à voir, mais seule la victoire compte. A la mi-temps, on savait que Sale était fatigué et qu’on devait revenir plus fort. » Un Stade en difficulté mais un Stade soulagé. Avec cette troisième victoire consécutive dans la compétition, les Toulousains valident leur billet pour les huitièmes de finale.