Et si l’offre était la clé de la mobilité durable ?

Mi-février 2021, le gouvernement a mis en place une aide de 100 millions d’euros destinée aux sociétés installant des bornes de recharge électrique sur les autoroutes. Ce nouveau levier actionné par l’État entre dans la galaxie des politiques publiques incitant au développement des transports partagés et des véhicules non polluants. Car c’est sans doute en créant une offre attractive pour les mobilités alternatives à la voiture individuelle à moteur thermique que l’on développera la demande. Une logique suivie en partie par les pouvoirs publics ; mais en partie seulement, car les engagements ne sont pour l’instant pas à la hauteur des besoins.

« D’ici fin 2022, les aires de services d’autoroutes seront toutes équipées en bornes de recharge très rapide », a déclaré le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari alors que paraissait un décret mettant en place un mécanisme incitatif de déploiement de bornes électriques. 440 aires devront comporter au moins quatre bornes de recharge« dont au moins deux de 150 kW permettant une recharge en moins de 20 minutes »Selon le gouvernement, grâce à cette aide, les stations de recharge sur les autoroutes seront financées en moyenne à 30 %. Mais cette subvention est-elle vraiment à la hauteur de l’enjeu ?

Le gouvernement français a fixé en octobre 2020 un objectif ambitieux de 100 000 bornes électriques ouvertes au public dans l’Hexagone d’ici la fin 2021. Or, la France comptait moins de 32.000 points de recharge en février 2021. Au-delà des effets d’annonce, l’État français a en effet adopté dans ce domaine une démarche progressive, mobilisant des investissements limités, bien en-deçà de ceux exigés par ce vaste chantier. Le gouvernement semble faire le pari d’un marché tiré par la demande, alors qu’il s’agirait plutôt, selon de nombreux acteurs du secteur, de dynamiser celle-ci en développant l’offre.

Bornes de recharge électrique : changer d’échelle

Faut-il attendre, avant d’investir dans un réseau dense de bornes de charge rapide, que le nombre de voitures électriques augmente ? Ou bien faut-il au contraire garantir un nombre suffisant de bornes pour convaincre les Français de se convertir en masse à l’électrique ? Si le gouvernement semble avoir plutôt misé sur la première solution, c’est pourtant la seconde qui a la faveur de la plupart des professionnels et des spécialistes.

« Pour accélérer le passage à l'électrique, nous allons jouer sur deux leviers : faciliter l'acquisition d'un véhicule électrique et faciliter son utilisation », a pourtant déclaré Barbara Pompili lors du lancement de « l’objectif 100.000 bornes ». « Aujourd’hui le frein peut être la peur de la panne et ce problème est résolu par l’État et les grands partenaires qui s’allient pour qu’il y ait des bornes de recharge partout en France », a également affirmé la ministre de la Transition écologique. « J’ai fixé l’objectif que toutes les stations autoroutières et des routes nationales soient équipées au plus vite. C’est l’un des principaux freins au développement de l’électrique », a également souligné le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari. Avec l’objectif de « développer l’itinérance, c’est-à-dire les trajets longue distance ».

Mais derrière ce diagnostic juste et ces louables déclarations d’intention, les moyens mobilisés restent clairement insuffisants pour lever rapidement le principal frein de la mobilité électrique : l’assurance de pouvoir effectuer de longs trajets en toute sérénité, sans avoir peur de tomber en panne. Or c’est bien un « choc de l’offre » qui permettra de booster la demande et de modifier les usages et les comportements. Si l’on s’accorde, comme bon nombre d’experts, sur le fait que le développement des véhicules propres, à zéro émission, représente la voie la plus efficace à moyen terme et la plus acceptable socialement pour s’engager vraiment sur le chemin de la mobilité durable, l’enjeu impose clairement un changement d’échelle.

Pour les véhicules eux-mêmes, ce sont bien les constructeurs automobiles qui ont créé la demande en développant de nouveaux modèles électriques au sein de leur gamme – contraints par la législation de limiter leurs émissions de CO2 et sous la pression des maires des grandes villes désireux de réduire progressivement l’accès des voitures à moteur thermique. « Plus il y aura de marques et de potentialités, plus il y aura de clients pour considérer le véhicule électrique, et donc plus il y aura d’acheteurs », explique ainsi Gilles Normand, le patron de la mobilité électrique du groupe Renault.

Et, avec les aides gouvernementales à l’achat, ça marche ! En 2020, près de 195.000 véhicules électriques et hybrides rechargeables ont été immatriculés en France, marquant une hausse sans précédent de plus de 125.000 unités par rapport à l’année précédente. Les ventes de véhicules électriques ont même représenté en décembre 2020 plus de 16 % du marché automobile français. Des citadines aux berlines, en passant par les SUV et les compactes : les modèles électriques et hybrides investissent tous les segments et séduisent les acheteurs. Selon l’organisation Transport & Environnement, de 60 véhicules électriques, hybrides rechargeables et à hydrogène en 2018, on est passé à 176 modèles en 2020 et on atteindra 214 en 2021 !

Agir sur l’offre de mobilité durable : des exemples probants

Pour favoriser les différentes formes de mobilité durable et déclencher des changements de comportement, les pouvoirs publics doivent prendre le risque de développer une offre. C’est d’ailleurs un fait bien connu des bureaux d’études, des modélisateurs, des planificateurs et des gestionnaires de réseaux de transport : la construction d’une nouvelle infrastructure ou l’amélioration d’une infrastructure existante a pour effet d’attirer une demande nouvelle, qualifiée de trafic « induit ». Pointé pour la première fois à la fin des années 1950, ce phénomène est largement documenté et le phénomène d’induction de la demande par l’offre a été observé empiriquement à maintes reprises.

Ainsi, en zone dense, il ne sert à rien de faciliter l’usage de l’automobile, car l’espace qu’on lui attribue est rapidement utilisé et la congestion revient, du fait du « trafic induit ». L’inverse est également vrai : quand on réduit la capacité de la voirie, le trafic se contracte et un nouvel équilibre s’installe, la congestion restant globalement la même. « Ce n’est pas seulement une théorie, mais un constat, maintes fois vérifié sur des dizaines de cas dans le monde, y compris lors de la fermeture de la voie sur berge à Paris », explique Frédéric Héran, économiste des transports et urbaniste à l’université de Lille. « Cela signifie que les gens s’adaptent, notamment en cherchant à utiliser d’autres modes ».

L’espace étant particulièrement rare en milieu urbain, un équilibre entre la demande de déplacement en voiture et l’offre d’espace forcément limitée s’établit en permanence. « Dès que les embouteillages s’intensifient, certains finissent par renoncer à prendre leur voiture et essaient d’autres solutions ». La logique s’applique au stationnement dans les villes. La probabilité de trouver aisément une place à destination influence fortement le choix de s’y rendre ou non en voiture. Résultat : plus on propose du stationnement, plus on aura de voitures… Et inversement.

Ce trafic nouveau suscité par l’offre de nouvelles possibilités constitue un enjeu essentiel pour la mobilité durable. L’action sur l’offre de transports est en effet un levier très important pour orienter les déplacements dans le sens d’un développement durable. « Il faut dans ce domaine une offre attractive, un saut qualitatif important dans l’offre des mobilités alternatives pour créer une nouvelle demande, celle du report modal », souligne ainsi Juliette Walckiers, spécialiste de la mobilité durable.

Dans cette logique, le développement des transports publics passe avant tout par une offre attractive : modernité, confort, vitesse, fréquence et amplitude de services, stabilité des horaires, tarifs… C’est la condition pour déclencher un changement de comportement et d’habitudes.

Ce principe s’applique aussi au développement des mobilités douces et en particulier du vélo : la présence de pistes cyclables denses et sécurisées augmente mécaniquement la part de ce mode de déplacement. Selon Frédéric Héran, de tels aménagements font même d’une pierre deux coups : tout en sécurisant les déplacements à vélo, ils contribuent à prendre de la place à la voiture et à modérer le trafic. Dans Paris intra-muros, depuis le début des années 1990, la vitesse moyenne des voitures est ainsi passée de 21 km/h à 14 km/h, le trafic automobile a presque chuté de moitié, et la pratique du vélo a décuplé. Des changements parfois radicaux sont possibles en matière de mobilité. Il faut pour cela actionner les bons leviers et donner aux Français les moyens de transformer leurs habitudes.


Ebrahim Raïssi, le nouveau président iranien élu avec un taux d’abstention record

Le 18 juin, le candidat ultra-conservateur, Ebrahim Raïssi a été élu avec 62% des suffrages dès le premier tour de l’élection présidentielle iranienne. Mais ce score élevé masque une abstention très forte.

Jamais une campagne présidentielle n’aura suscité aussi peu d’intérêts chez les Iraniens. Jamais depuis l’instauration de la République islamique d’Iran en 1979, le pays s’était éloigné aussi loin des bureaux de votes. Samedi 19 juin, dans la matinée, les résultats de l’élection présidentielle ont été annoncées : Ebrahim Raïssi sort vainqueur dès le premier tour avec 62 % des suffrages exprimés. 

Mais, c’est une victoire à la Pyrrhus pour le nouveau chef du gouvernement iranien. Selon les résultats, 52% des votants ne se sont pas déplacés aux urnes lors de cette élection présidentielle. Cette abstention record trouve sa source dans le système électoral iranien. 

Dans la république des Mollahs, les candidats ne sont pas libres de se présenter librement. Chaque citoyen qui souhaite briguer le mandat présidentiel doit être approuvé par le Conseil des Gardiens. Cette institution rassemble douze imams sous l’autorité du Guide Suprême. Elle veille à la bonne application d’un islam rigoriste mais aussi au maintien de la théocratie dans le pays . 

Ebrahim Raïssi, un candidat ultra-conservateur 

En 2021, le Conseil des Gardiens a décidé d’approuver uniquement des candidats ultra-conservateurs pour l’élection présidentielle qui se tenait le 18 juin. Fortement soutenu par les mollahs, Ebrahim Raïssi était en bonne position pour gagner l’élection. 

L’homme de 60 ans s’est appliqué durant toute la campagne à lisser son image. Déjà candidat en 2017, il vilipendait l’accord sur le nucléaire iranien et appelait à sa transgression. Cette année, quasiment assuré de remporter le scrutin, il a tenu un discours plus nuancé pour rassurer les pays occidentaux. Il a affirmé lors d’une intervention télévisée : « Nous considérons l’accord comme un contrat que le Guide suprême a validé et nous nous engageons à la respecter. »

Mais le nouveau président iranien reste un farouche conservateur et un bon connaisseur des rouages de l’administration. Il commence sa carrière en 1980 dans le système judiciaire islamique, mis en place en Iran après la chute du Chah. En 2004, il est nommé procureur adjoint d’Iran, un très haut poste dans le système judiciaire iranien. Toute sa carrière, il joue « une rôle important dans presque tous les grands dossiers de violation des droits humains depuis la révolution islamique en 1979 », note Madjid Zerrouky, le correspondant du Monde à Téhéran. 

Toute sa vie il reste proche du père de la Révolution : l’ayatollah Khomeini mais aussi de son successeur Ali Khamenei. Des liens privilégiés avec les autorités religieuses qui sont essentielles pour réussir un parcours politique en Iran. 


Elections régionales : 12,22% de participation à midi

Lors des dernières élections régionales, le taux de participation à midi était de 16,27%. Cette année, il est de 12,22% traduisant une forte démobilisation des électeurs.

Le chiffre est tombé à midi. En recul de quatre points par rapport à 2015, la participation des électeurs aux élections régionales et départementales s'annonce très faible. Et il est possible qu'à vingt heures, l'abstention atteigne un triste record. Cette faible participation confirme un cycle abstentionniste commencé en 2017 en France. En effet, lors du second tour des élections présidentielles de 2017, plus de 25% des électeurs ne s'étaient pas déplacés pour voter. Quelques mois plus tard, plus d'un électeur sur deux n'avait pas voté au second tour des élections législatives. Pour les élections municipales de 2020, au cœur de la crise sanitaire, 58% des Français n'étaient pas aller élire leur maire.

Une faible participation aux causes multiples

Les causes de cette faible participation sont nombreuses. Tout d'abord, les élections régionales et départementales n'ont jamais été des élections à fort potentiel mobilisateur. Le mode de scrutin complexe, associé à des enjeux peu difficilement cernables, n'encouragent pas les électeurs à se rendre aux urnes. Les électeurs ont en effet l'impression que, peu importe le résultat du scrutin, leur vie quotidienne ne sera pas impactée. Ensuite, originellement prévues en mars, les élections régionales ont désormais lieu au début de la période estivale. A ce calendrier s'ajoute la fin des restrictions sanitaires avec la levée anticipée du couvre-feu et la fin du port du masque obligatoire dans la rue. Les Français n'ont donc pas la tête à aller voter mais préfèrent profiter de leur week-end pour s'aérer et se changer les idées. Enfin, après un quinquennat traversé par de multiples crises et tensions sociales, l'abstention peut aussi exprimer un rejet du système politique français. Depuis la crise des gilets jaunes, la majorité des Français a le sentiment d'être abandonnés par les politiques, et notamment par le gouvernement.

Selon un récent sondage Elabe pour BFM TV, l'abstention impacterait avant tout les partis de gauche et notamment les listes soutenues par la France Insoumise. En effet, les électeurs de François Fillon et de Marine Le Pen en 2017 figurent parmi les plus mobilisés (avec entre 46 et 57% de mobilisation) contre seulement 35% de mobilisation pour les électeurs de Jean-Luc Mélenchon. D'autre part, bien que n'étant pas une compétence régionale, la sécurité apparait comme le premier thème de cette élection et mobilise davantage les électeurs de droite.  Ce sont donc surtout les listes de gauche qui devraient s'inquiéter de cette faible participation.

 


Bac 2021 : Qu’est ce qu’un Grand oral bienveillant ? 

C’est une grande première pour cette épreuve qui évaluera l’éloquence et la rhétorique des bacheliers de cette année. Après une année mouvementée, quels aménagements ont été consentis pour cette édition ?

Le Ministre de l'Education nationale les a annoncés le 5 mai. Le Grand oral va bénéficier de dispositions exceptionnelles en cette première édition. Avant le début de l'épreuve, chacun aura la possibilité de présenter au jury un mot signé par la direction de l'établissement et rédigé par un professeur d'un des enseignements de spécialité. L’idée ici est de pouvoir détailler les éléments du programme qui n’auraient pas pu être étudiés durant cette année de terminale. “Le maître-mot ici sera la bienveillance” avait soutenu ce même jour Jean-Michel Blanquer sur France 2. En effet, second écart autorisé, les candidats pourront consulter leurs notes lors de l'épreuve. 

Quand aura-t-il lieu ? A qui s’adresse-t-il ? 

Entre le 21 juin et le 2 juillet 2021, les élèves de terminale en filière technologique et générale passeront cette nouvelle épreuve. 

Quel est le poids du grand oral dans la notation générale du grand oral ?

L'épreuve de rhétorique a un coefficient de 10 en voie générale et de 14 en voie tenchlogoque. Cet oral représente 10 % de la note finale du baccalauréat. 

De quoi est-il constitué ?

Le grand oral va durer 40 minutes. Le candidat aura préparé deux questions dans deux spécialités, au cours de l’année. Le jury en choisira, une. Détails. 

Pendant 20 minutes, l’élève devra se préparer. Ici, il se remémore les questions préparées sur les deux problématiques qu'il a déjà préparées. La question portera sur une des deux spécialités .Pour la voir générale, elle pourra porter sur une des deux spécialités ou concerner les deux en même temps. Les candidats de la voie technologique, eux, auront une question qui se rapporte seulement à une de leurs spécialités.

Durant cette phase préliminaire, l’élève pourra élaborer un support de présentation pour le jury. Schéma, dessin, plan, la forme est laissée au choix du candidat. 

L’élève de terminale va ensuite réaliser une présentation durant cinq minutes, en développant sa question après avoir justifié son choix.

Enfin, durant dix minutes, un entretien se tiendra avec le jury qui demandera d'approfondir certains points. La notation se fera sur la capacité à argumenter. Peut alors s’engager un débat sur un point en particulier du programme. C’est l’occasion de montrer ses capacités oratoires, lors de cette discussion avec les examinateurs.

Pour finir, le candidat aura cinq minutes pour détailler son projet post-bac. Doit alors transparaître une cohérence entre la question choisie et les aspirations de l'étudiant pour l'avenir. Il n'hésitera pas à parler de ses passions, préciser ses engagements, ou stages déjà réalisés qui l'ont amené à choisir cette voie. 

De qui se composera le jury de l'épreuve du grand oral ? 

Chaque jury sera composé de deux professeurs enseignant dans deux matières différentes. La discipline du premier doit correspondre avec un des enseignements de spécialité du candidat. Le second, doit enseigner une discipline que l'élève a choisi comme spécialité, ou une du tronc commun ou être professeur-documentaliste.


Après huit mois d’application, fin du couvre-feu le 21 juin

À partir du 21 juin, la France ne connait plus le couvre-feu. Entré en application mi-octobre pour huit grandes métropoles, il s’était étendu à tout le territoire national début novembre. 

Huit mois. Presque le temps nécessaire pour une grossesse. Voici le temps qui aura été nécessaire à la France pour accoucher de la liberté et sortir du couvre-feu. Prévue le 30 juin, la fin de cette mesure exceptionnelle a été avancée au 20 juin par Jean Castex. Après le Conseil des ministres le 16 juin, le Premier ministre annonçait simultanément la fin du port du masque en extérieur, le 17 juin, et du couvre-feu, trois jours plus tard.

Pendant 245 jours, cette privation de liberté inédite a connu plusieurs ajustements. Le 17 octobre, Emmanuel Macron décrétait un couvre-feu pour les huit plus grandes métropoles du pays de 21 heures à 6 heures du matin. Le 15 décembre après six semaines de confinement, la mesure est étendue à tout le pays avec un passage à 20 heures. Un seul soir a échappé à cette restriction, la nuit du 24 décembre pour que les Français fêtent Noël. 

Après les fêtes de fin d’année, le gouvernement décide de restreindre encore plus les déplacements. Le 16 janvier, le couvre-feu est ramené à 18 heures. Pendant douze heures par jour, les autorités interdisent aux Français de sortir de chez eux. Le 20 mars l’heure fatale est ramenée à 19 heures, 21 heures le 19 mai et 23 heures le 9 juin. 

En Europe, la France est le pays qui a imposé les plus fortes restrictions sans que leur efficacité soit avérée. Dans l’histoire récente, le couvre-feu avait été utilisée uniquement dans le cadre de conflits pour la guerre d’Algérie, la Seconde Guerre mondiale ou bien encore les émeutes en 2005. Pour la première fois, le motif sanitaire a justifié un couvre-feu. Espérons pour la dernière fois…


Rave party illégale à Redon : évacuation terminée

Fin de l’évacuation de la rave party de Redon, samedi soir 19 juin au soir, dans la violence. Onze gendarmes blessés et un jeune de 22 ans perd sa main.

L’opération de gendarmerie pour stopper la rave party de Redon prend fin samedi 19 juin en fin de journée. Selon la préfecture, onze gendarmes souffrent de multiples blessures depuis la veille. Deux durent partir pour l’hôpital de Redon, durant la première tentative d'évacuation du lieu, le vendredi soir. 

Peu après 17 heures, les forces de l'ordre chargeaient pour “faire cesser la musique”, d’après la préfecture. Commencée dès vendredi, la rave party tourne rapidement à aux affrontements à distance entre gendarmes et fêtards. L'évacuation musclée blesse certains teufeurs participants  dont un jeune de 22 ans qui “a perdu sa main” selon la préfecture d'ille-et-Vilaine. Ce "dramatique accident”, déclenche l'ouverture d'une enquête.

 

Trois enquêtes ouvertes

Cinq hommes placés en garde à vue pour “violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique” constituent l'objet de la première enquête. Une autre autre, ouverte “pour blessures involontaires avec ITT supérieure à 3 mois faisant suite aux graves blessures d'un jeune homme né en 1999, demeurant à Rennes, inconnu de la justice”, annonce samedi le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc. Enfin, celui-ci dilligente une enquête autour de l'organition de la fête illégale. 


Une fête organisée en mémoire de Steve Maia Caniço

La rave party rassemblant 2400 personnes organisée par le collectif le Teknival des Musiques interdites, devait rendre hommage à Steve Maia Caniço. Ce jeune homme tombe dans la Loire lors d'une intervention des forces de l'ordre pour disperser un rassemblement festif en marge de la Fête de la Musique 2019. "À la mémoire de Steve Maia Caniço, en soutien aux inculpés de la Maskarade de Lieuron et pour toutes les victimes de la répression, notre seule volonté était de brandir haut et fort la musique comme étendard et comme élément indissociable de nos vies ":  déclarait le collectif suite aux heurts de la première soirée. 


Buzz : Jordan Bardella vote face à une femme voilée

Malgré lui, Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national en Ile-de-France, soulève un tollé sur les réseaux sociaux. En cause, une photo où l’on peut le voir voter face une assesseure voilée.

Jordan Bardella, qui a conspué l’immigration et l’islamisme pendant toute sa campagne, s’est retrouvé contraint d’émarger les registres de vote face à une assesseure arborant un hijab dans son bureau de vote de Seine-Saint-Denis. C’est sans doute l’image choc qui restera dans les mémoires de ce scrutin, alors même qu’une vague Rassemblement national est annoncée pour ce premier tour des élections régionales.

Vives réactions sur Twitter

Sous la photo postée par Jordan Bardella, est relayée plus de mille fois, les twittos s'indignent. Impossible pour eux qu’une femme voilée puisse enregistrer les votes de ses concitoyens au nom du principe de neutralité des bureaux de vote. Cependant sur ce point, un flou juridique et législatif demeure. Si la loi interdit bien toute revendication politique au sein du bureau de vote, elle ne dit rien quant au port de signes religieux. Mais pour beaucoup, le port du voile n’est tout simplement pas « une tenue de la République » et n’est donc pas compatible avec l’exercice d’assesseur.

Loin du domaine juridique, d’autres internautes s’enflamment sur un terrain culturel et civilisationnel. Sous la photo, les internautes commentent vivement : « La Seine-Saint-Denis ce n’est plus la France », « La France islamisée » ou bien « J’ai cru que c’était en Algérie ». Cette femme ne serait donc pas « en tenue française ».

Mais c’est surtout une autre question qui traine sur toutes les lèvres. En effet, beaucoup se demandent si la municipalité de Saint-Denis, d'obédience communiste, a « fait exprès de choisir cette femme [voilée] comme assesseur pour provoquer Jordan Bardella ». Mais malgré cette possible provocation, le candidat du Rassemblement national parvient à tirer son épingle du jeu. En ce jour où tout commentaire politique est interdit dans l'espace médiatique, Jordan Bardella réalise en effet un coup de génie : porter un discours politique par le biais d'une photo titré sobrement « A voté, à Saint-Denis ». De fait, la photo se suffit à elle-même pour illustrer le discours que tient le Rassemblement national depuis de longues années.

 


Joe Biden privé de communion par les évêques américains pour son soutien à l’IVG

Les évêques américains discuteront en novembre de l’opportunité d’interdire la communion pour les catholiques en faveur l’avortement. Une décision qui vise Joe Biden, président des États-Unis mais aussi catholique qui soutient l’IVG.

C’est un débat qui divise les évêques américains. Le 18 juin, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a voté le tenue d’un synode qui se tiendra en novembre. Les participants devront déterminer si les catholiques qui soutiennent l’avortement doivent se voir refuser la communion. Si cette question ne revêt pas de caractère politique au premier abord, elle suscite la polémique dans le débat public outre-Atlantique. Si les ecclésiastiques prohibent l’eucharistie aux partisans de l’IVG, elle empêcherait Joe Biden, le président des États-Unis de recevoir une hostie le dimanche. Fait rare dans l’histoire du pays, le locataire actuel de la Maison-Blanche est de profession catholique. Une foi qu’il expose très régulièrement aux yeux du grand public. L’ancien vice-président de Barack Obama est le deuxième chef d’État américain à professer cette religion après John Kennedy il y a 60 ans. 

Joe Biden, un catholique converti au progressisme 

Comme tous ses prédécesseurs démocrates, Joe Biden a révoqué une mesure interdisant le financement par des aides publiques les ONG étrangères favorables à l’IVG. Dès le début de son mandat, il a abrogé l’amendement Hyde, qui restreignait aux cas de viols, d’inceste ou de danger pour la vie de la mère les aides fédérales pour financer l’avortement des franges populaires de la population américaine. Ces choix du président américain divisent au pays de l’Oncle Sam. Alors que certains évêques comme José Gomez de Los Angeles, sont favorables au refus de la communion au président américain. D’autres ont déjà annoncé qu’ils donneraient l’eucharistie quelle que soit la décision de la réunion de novembre, comme Wilton Grégory, l’archevêque de Washington. 


Les orages menacent : 28 départements placés en vigilance orange 

Après un samedi très orageux, Météo-France alerte sur la nouvelle vague de précipitations. Aux 28 départements classés vigilance orange, 5 s'y ajoutent.

Pour ce dimanche 20 juin, Météo-France place 28 départements en vigilance orange. Au menu : des pluies plus denses (50 mn) que la veille, pouvant potentiellement conduire à des inondations. Ces orages perturbent les trains de l’est parsien et coupent le trafic de deux lignes. Sont concernés le Paris-Strasbourg entre Meaux et Château-Thierry et la ligne Paris-Mulhouse entre Nogent-sur-Marne et Gretz. La SNCF finit par relancer le traffic en fin de matinée. Autre incident de ce jour, dû à la vague de précipitations, ENEDIS annonce 5000 clients privés d’életrcité, dans les départements de la Seine et Marne, de la Marne et de l'Aisne.

5 autres départements supplémentaires à 10 heures 

Cette nouvelle vague devait toucher les département de l’Est et du Sud Est. Ces alertes concernent l'Ain (01),  l'Allier (03), l'Ardèche (07), le Cantal (15), la Côte-d'Or (21), le Doubs (25), la Drôme (26), l'Isère (38), le Jura (39), la Loire (42), la Haute-Loire (43), la Haute-Marne (52), la Nièvre (58), le Puy-de-Dôme (63), Haut-Rhin (67), Bas-Rhin (68), le Rhône (69), la Haute-Saône (70), la Saône-et-Loire (71), Savoie (73), Haute-Savoie (74), les Vosges (88) et le Territoire-de-Belfort (90).

Au bulletin de 10 heures, Météo-France y adjoint 5 autres départements supplémentaires : l'Aveyron (12), la Lozère (48),  la Meurthe-et-Moselle (54), la Moselle (57) et le Tarn (81).

Des orages qui faisaient déjà des dégâts depuis la veille

Ce samedi, ces mêmes orages malmenaient déjà plusieurs villages. À Saint Nicolas-de-Bourgueil (Indre-et-Loire),  une tornade emporte le clocher de l’église , selon Keraunos, l'observatoire français des tornades. À Alfortville (Val-de-Marne) l’orage arrache un toit de six mètres carrés qui blesse deux personnes dans sa chute.


Michel Onfray : "Je suis souverainiste"

En partenariat avec CNews et Les Échos, Le Grand Rendez-vous recevait dimanche 20 juin le philosophe Michel Onfray pour une heure d’entretien. L’occasion pour le philosophe de réagir à l’actualité alors que parait chez Robert Laffont son dernier livre La Nef des fous.

Cette semaine, les élèves de terminale planchaient sur leur épreuve de philosophie dont l'un des sujets était « Discuter, est-ce renoncer à la violence ? ». En réaction à l'actualité marquée notamment par la montée des violences juvéniles et à ce sujet du baccalauréat, Michel Onfray rappelle alors qu’ « il y a de la violence aujourd’hui parce qu’il n’y a plus d’éducation. Il n’y a plus de référence par exemple. Comment voulez-vous discuter avec quelqu’un qui vous dit que Pasteur est un inventeur de fakenews, c’est difficile ». Le philosophe attribue ainsi la montée des violences physiques et symboliques dans notre société à l’absence d’un « socle commun et de références communes ».

Le chef de l’État revient d’une tournée en Dordogne, dans la Drôme et dans la Somme pour aller à la rencontre des Français. Mais pour le directeur de la rédaction de Front Populaire, c’est « problématique qu’un chef de l’État soit obligé de faire une tournée médiatique pour savoir ce que pense le peuple français. Théoriquement quand vous vous présentez devant les suffrages du peuple vous savez ce qu’est le peuple, vous connaissez sa longue histoire, vous savez ce qu’est le peuple français ». Il continue en affirmant que « quand vous parlez tout le temps, vous ne parlez jamais. Quand vous sortez tout le temps, vous ne sortez jamais ». Michel Onfray conseille donc au Président de sortir uniquement « lorsqu’il a quelque chose à dire ».

Durant cette tournée en province, en visite dans une école primaire, le Président de la République annonçait que la lecture allait devenir grande cause nationale. Cette annonce va de pair avec la mise en place d’un pass culture à hauteur de 300 euros pour les jeunes de 18 ans. Pour Michel Onfray, tout ceci est totalement paradoxal : « On a un Président qui nous qu’il n’y a pas de culture française. Et après, ce même Président donne un pass culturel aux jeunes pour acheter des mangas. Si vous voulez faire de la lecture une grande cause nationale alors vous donnez de l’argent aux jeunes, non pas pour acheter des mangas, mais pour acheter les classiques. Il faut permettre aux jeunes de lire Racine et Corneille par exemple ».

Alors que la gauche française, à l’instar de la gauche américaine, tend vers le wokisme [littéralement être éveillé, défense des minorités, ndlr], Michel Onfray défend une autre vision de la gauche, loin de la défense des minorités : « Ma gauche c’est celle de Proudhon qui dit le peuple au centre. Ce n’est pas ma gauche qui dit qu’il faut louer l’utérus des femmes. [Ma gauche] se soucie du peuple des gilets jaunes, des marins pécheurs qui s’opposent aux éoliennes et des travailleurs ». Cette définition politique de la gauche est l’occasion pour l’auteur de La raison gourmande de conclure sur ses positions sur l’Union européenne. « Souveraineté européenne est un oxymore. Je suis souverainiste. Je pense que chacun doit être souverain dans son pays. Israël dans son pays. La France dans son pays. »

 


Mode d’emploi pour les élections régionales et départementales

Ce dimanche 20 juin, les électeurs sont appelés aux urnes pour élire leurs conseillers régionaux et départementaux. Mode d’emploi d’une élection qui reste encore méconnue d'une grande majorité de citoyens.

Dans la grande majorité des départements, les électeurs sont appelés à voter deux fois afin d'élire leurs conseillers régionaux et leurs conseillers départementaux. Pour cause de crise sanitaire, les élections régionales et départementales, prévues originellement au mois de mars 2021, ont été décalées aux 20 et 27 juin. Ce report, associé à une forte méconnaissance des modes de scrutin, fait craindre une forte abstention.

Pour qui allons-nous voter ?

Depuis la réforme de 2015, la France métropolitaine compte 13 conseils régionaux (dont l’assemblée de la Collectivité unique de Corse) ainsi que 92 conseils départementaux. En temps normal, les conseillers sont élus pour six ans. Mais cette année, leur mandat durera sept ans pour ne pas venir entraver la campagne présidentielle de 2027. Par conséquent, les prochaines élections régionales et départementales se tiendront en mars 2028.

A noter cependant que certaines collectivités ne sont pas concernées par ce double scrutin. Il s’agit d’abord de la majorité des collectivités d’outre-mer : la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna. Ensuite, les électeurs de Martinique, de Guyane et de Corse éliront des conseillers uniques dotés des compétences d’un conseiller régional et d’un conseiller départemental. Enfin, les élections départementales ne concernent pas non plus Paris et la métropole de Lyon.

Les compétences des conseils régionaux et départementaux

Depuis la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République), promulguée en 2016, les régions ont acquis de nouvelles compétences en matière de développement économique. Les régions gèrent également les transports, la formation professionnelle, les lycées et l’aménagement du territoire. Dans les autres domaines, comme la sécurité ou le social, la région peut agir indirectement par le biais de subventions.

Du côté des départements, les conseillers sont compétents pour les politiques sociales et sanitaires. Cela peut aussi bien être l’aide à l’enfance, le soutien aux personnes âgées, le revenu de solidarité active (RSA). Les collèges, la gestion de l’eau et des musées incombent également aux conseils départementaux.

Le fonctionnement du scrutin

Qui dit double scrutin, dit double règle. Pour les régionales, il s’agit d’un scrutin de liste mixte à deux tours, avec représentation proportionnelle et prime majoritaire. Au premier tour, une liste peut l’emporter si elle obtient la majorité absolue des suffrages exprimés. Un quart des sièges du conseil régional lui est alors attribué. Les autres sièges sont répartis proportionnellement entre toutes les listes ayant récolté au moins 5% des suffrages. Sans majorité absolue au premier tour, un second tour est organisé. Seules les listes ayant obtenues plus de 10% des voix au premier tour peuvent se représenter au second. Mais, si des listes de plus de 5% des voix au premier tour acceptent de fusionner, alors elles pourront aussi se présenter au second tour. A l’issue de ce second tour, la liste arrivée en tête obtient un quart des sièges du conseil régional. Les autres sièges sont répartis proportionnellement entre toutes les listes (y compris celle arrivée en tête) ayant obtenu plus de 5% des voix.

Pour les élections départementales, il s’agit d’un scrutin binominal majoritaire à deux tours. Ceci signifie que les électeurs vont voter pour un duo mixte. Un binôme est élu s’il obtient plus de 50% des voix (et un quart des inscrits) au premier tour. Sinon, un second tour se tient avec l’ensemble des binômes ayant obtenu plus de 12,5% des électeurs inscrits au premier tour.

Quand voter ?

Les élections régionales et départementales vont se tenir les dimanches 20 et 27 juin 2021. Les bureaux de vote ouvrent à 8 heures et ferment dans la plupart des villes à 18 heures. Dans certaines grandes villes, comme Paris, cet horaire peut être repoussé à 20 heures.

En raison de la crise sanitaire, le port du masque est encore obligatoire à l’intérieur des bureaux de vote. Il est aussi demandé aux électeurs de respecter les distances sociales et, si possible, de venir avec leur propre stylo pour signer les registres.


Europe 1 en grève jusqu’à lundi

Réunis en assemblée générale vendredi 18 juin, les salariés d’Europe 1 ont décidé de se mettre en grève jusqu’à lundi. Les journalistes invoquent la mise à pied injustifiée d’un de leurs collègues et souhaitent surtout protester contre l’arrivée de Vincent Bolloré à la tête du média. 

Europe 1 est en grève ? Les auditeurs de la station ne l'ont pas entendu. Malgré l'arrêt du travail décidé par le personnel vendredi, les émissions se sont succédées sans accrocs ce week-end. Cela est dû au statut des salariés qui tiennent la station en fin de semaine. D’après les informations du Figaro, ce sont essentiellement des CDD et des pigistes. L’AG tenue vendredi qui a voté le mouvement de protestation, a conseillé aux salariés les plus précaires de ne pas se mettre en grève par peur de représailles.

Ce mouvement de contestation arrive après la mise à pied d'un rédacteur de la station et l'arrivée de Vincent Bolloré aux commandes d'Europe 1. Perçu comme trop à droite par les journalistes de la rédaction, l’arrivée aux manettes du propriétaire de CNews et son projet éditorial n’étonnent pas Émery Doligé, un ancien de la maison qui a travaillé à un projet de nouvelle grille en 2018. Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, il déplore « que Europe 1 soit devenue la radio des CSP+ urbains ». Il rappelle l'identité d'origine de cette station : « Avant les années 80, Europe 1 était la radio de la rue, des petits commerçants, des poujadistes et autres contestataires. »  En conclusion, il estime que le prévisible virage à droite d'Europe 1 est pertinent : « nous le constatons à chaque élection. La place est béante ».

À Europe 1, les départs s'amoncellent

Mais tout le monde ne partage pas l'analyse d'Émery Doligé. Vendredi 18 juin, les salariés de la station ont décidé de de se mettre en grève au moins jusqu’à lundi. La cause ? Une altercation très virulente le 16 juin entre un journaliste et une employée des ressources humaines qui enregistrait les discussions en assemblée générale. Selon les témoins de la scène, les propos étaient « véhéments mais pas insultants ». Peu importe, le journaliste a été mis pied pour 10 jours par la direction de la radio. Cette décision a suscité un fort émoi dans la rédaction, et l’intersyndicale CGT, CFTC, FO, SNJ a décidé de se mettre en grève. Les salariés justifient leur décision dans un communiqué de presse publié vendredi. Ils dénoncent « un management autoritaire et inadapté à l’oeuvre à Europe 1 ». Pour le moment les syndicats n’indiquent pas s’ils vont reconduire la grève. Une réunion devra se tenir lundi pour déterminer la suite de ce mouvement  protestataire.

L’arrivée de Vincent Bolloré, principal actionnaire de Lagardère News - un groupe de presse dont fait partie Europe 1, mais aussi Paris Match ou le JDD - suscite aussi la méfiance des salariés de la radio. L’homme d’affaires breton détient actuellement 27 % des parts de l’entreprise. Ce n’est pas la majorité mais c’est suffisant pour imposer ses vues.

Dans ce climat délétère, de nombreuses têtes d’affiche de la station ont décidé de quitter Europe 1, comme le présentateur de la matinale, Matthieu Belliard. Il sera remplacé par Dimitri Pavlenko, chroniqueur dans l’émission Face à l’Info à laquelle participe aussi Éric Zemmour. D’autres départs ont aussi été annoncés : comme la journaliste Pascale Clark, l’humoriste Christine Berrou ou encore Julian Bugier.