C'est officiel, le Bitcoin est une monnaie légale au Salvador

Le 9 juin, sur l'initiative du président Nayib Bukele, le Salvador a adopté la loi Bitcoin. La plus célèbre des cryptomonnaies sera bientôt acceptée par tous les commerçants du pays.

Le Salvador devient le premier pays du monde à adopter le Bitcoin. Le parlement de ce petit pays d'Amérique centrale a voté à une "super-majorité" la loi qui en fait une monnaie légale. 62 des 84 députés s'y sont montrés favorables.

"Elle entre en vigueur immédiatement", a déclaré le président salvadorien. Le gouvernement dispose de 90 jours pour préparer le pays à cette révolution.

Les Bitcoins seront désormais obligatoires pour toutes les entreprises. "Dans le cas du Salvador, il aura cours légal au même titre que le dollar américain", a ajouté Nayib Bukele.

Le gouvernement proposera également un portefeuille numérique officiel pour le Bitcoin. Son intention est de détenir l'équivalent de 150 millions de dollars dans un fonds fiduciaire de sa banque de développement afin d'assurer les risques des commerçants.

La résidence permanente sera disponible pour ceux qui investissent 3 Bitcoins au Salvador. Et les plus-values sur cette cryptomonnaie ne seront pas taxées. Une aubaine pour les détenteurs étrangers du Bitcoin. L'économie salvadorienne compte ainsi attirer des capitaux du monde entier.

Un moment historique pour le Bitcoin

"Vous ne pouvez pas payer vos impôts avec le Bitcoin", "vous ne pouvez rien acheter avec la cryptomonnaie" disaient les détracteurs du Bitcoin. Ces craintes avaient déjà peu de valeur, puisqu'il existe des services de paiement ou des marchands acceptant les cryptomonnaies. Aujourd'hui, il sera possible de n'utiliser que le Bitcoin pour vivre au Salvador.

Depuis des années, les partisans du Bitcoin disent qu'il ne s'agissait que d'une question de temps avant que la cryptomonnaie fût officiellement adoptée. Tous les regards étaient alors rivés sur les pays en voie de développement où l'économie est fragile et l'inflation courante : Venezuela, Argentine, Zimbabwe...

Bientôt d'autres pays pour reconnaître le Bitcoin ?

"Comme je le disais il y a longtemps, notre pays doit avancer main dans la main avec la nouvelle génération. Le moment est venu, notre moment. Cette semaine nous commençons avec un projet important pour faire avancer le Paraguay dans le monde !", a déclaré Carlitos Relaja. Ce député paraguayen laisse entendre qu'un projet de loi similaire à celui du Salvador serait bientôt déposé. Au Panama, le député Gabriel Silva travaille aussi dans ce sens.

Alors que le Bitcoin et les cryptomonnaies (il en existe des milliers) sont de plus en plus populaires, et que leur valeur ne cesse de croître, il se pourrait que nous assistions à une course mondiale pour attirer ces nouveaux capitaux.


La pénurie de femmes, un casse-tête chinois

Depuis le 31 mai, les Chinois ont le droit d’accueillir un troisième enfant. Au dernier recensement en janvier, la Chine comptait 1,411 milliards d'habitants. Si l'empire du Milieu a la démographie la plus dynamique du monde, son manque de femmes le fragilise beaucoup.

Arte vient de diffuser une enquête sur l’état social, familial et psychologique des Chinois. Et les signaux sont inquiétants. En République populaire de Chine, des hommes achètent des femmes étrangères ou des poupées sexuelles pour se « sentir moins seuls ». Cet isolement masculin et cette pénurie féminine sont tels que d’ici 2025, 1 homme sur 5 ne pourra pas se choisir une épouse.

Un enjeu démographique et géopolitique 

Les affaires de viols, d'enlèvements, de trafic de femme et de prostitution obligent l’Etat à prendre le sujet au sérieux. Lors de l’échographie, il est déjà interdit de savoir le sexe du bébé. Mais, les tests sanguins sont juteux : les Chinois comme beaucoup d'autres peuples (l'Inde est dans le même cas) préfèrent donner naissance à un garçon. Pour lutter contre ce phénomène croissant, les autorités diffusent des reportages sur les arrestations de trafiquants de femme et les interrogatoires qu'ils subissent.

Crédit : ARTE - Arrestation d'un trafiquant

Chaque année, des milliers de jeunes chinois partent au Laos, au Vietnam, en Thaïlande et dans d'autres pays limitrophes pour acheter une femme. Ce trafic donne une très mauvaise image du pays.

A l'action publique s'ajoutent des initiatives individuelles. Un informaticien, Chen Jao, a créé un jeu de cartes sur lesquelles on peut voir les visages des femmes enlevées, ce qui provoque une multiplication d'avis de recherche. Ces jeux sont bénévolement distribués dans des villages dépourvus de connexion internet.

 

Crédit : ARTE - Jeu de Poker de disparues

Un enjeu commercial, surtout en France

Les Chinois se marient de plus en plus en France. Pendant la révolution culturelle, les mariages en rite traditionnel, interdits, étaient remplacés par des cérémonies civiles. Des entreprises, tels que Rêves en France, proposent des mariages à la française.

L’Asie fait face à un « déficit de femmes ». La démographie gouverne les nations et malgré les connaissances très abouties que l'on en a aujourd'hui, celle-ci reste un casse-tête pour de nombreux pays, un casse-tête chinois.


Le zoo de Pont-Scorff va devenir...un zoo

Après une longue bataille judiciaire, le tribunal de commerce de Lorient a attribué définitivement le zoo de Pont-Scorff à un nouveau propriétaire. L’aventure du collectif Rewild, opposé à l’exposition des animaux, fut de courte durée.

Le rideau est tiré. Le rachat du zoo de Pont-Scorff par l’association Rewild fut de courte durée. Le fiasco a été soldé ce jeudi 20 mai : la propriété du zoo est transférée à un investisseur local, Sébastien Musset. L’ouverture au public, prévue pour fin 2022 signe l’échec de la création d’un « zoo vegan ».

Rewild, le collectif qui voulait libérer les animaux

Fin 2019, à grands renforts de campagne de communication, le collectif Rewild lève des fonds pour racheter le zoo de Pont-Scorff. Composé de sept ONG (Sea Shepherd, Centre Athénas, Le Biome, Hisa, One Voice, Wildlife Angel et Darwin écosystème), le militant écologiste Hugo Clément devient le visage de ce collectif. L’objectif : transformer le zoo en centre de réhabilitation des animaux sauvages. Plus de 700 000 € collectés provenant de 23 000 donateurs. Bref, la cause est noble, l’argent afflue et les animaux sont sauvés.

Enfin, c’était le plan. Mais très vite, le collectif déchante. Premier échec, aucun animal ne peut être rendu à la vie sauvage. Ensuite, de lourdes difficultés financières plombent les relations. Parce que nourrir et soigner des animaux a un coût, et que le zoo n’a pas de revenus. Refusant d’exposer les animaux aux yeux des curieux, le zoo s’est volontairement privé de ressources. C’était d’ailleurs le but du collectif. Enfin, les sept ONG de Rewild se déchirent pour obtenir les places au conseil d’administration du zoo. L’heure n’est plus à la concorde. Le 29 mars, le zoo est placé en redressement judiciaire.

Le zoo retrouvera ses touristes

C’est alors que s’engage une autre bataille. Sea Shepherd, une des 7 ONG, se positionne pour reprendre le zoo, et poursuivre le projet initial de Rewild. Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France affirmait : « Nous voulons aussi éviter que ça redevienne un zoo ». A côté de cette offre, plusieurs propositions dont celle de Sébastien Musset. Cet ancien directeur adjoint du Crédit Mutuel Arkea veut au contraire redonner au zoo sa vocation initiale : l’accueil de visiteurs.

C’est donc le projet de « Breizh Park » de Sébastien Musset qui est retenu par le tribunal de commerce de Lorient. 10 des 16 salariés seront repris et le sort des animaux n’est plus en suspens. La fin d’une histoire rocambolesque de bataille d’égos.


"From the desk of Donald J.Trump" : La riposte de Trump à la censure

Enfin ! Donald Trump, l’ancien président des États-Unis, lance sa propre plateforme de communication. Promise depuis des mois, cette dernière est officiellement opérationnelle. Au programme : retrouver l’ensemble de ses nouvelles et anciennes déclarations, les liker et les partager.

« Save America » Voilà comment Donald Trump accueille ses visiteurs sur la nouvelle plateforme de communication qu’il a mise en place. On y trouve une vidéo d’introduction aux airs hollywoodiens présentant ce site comme un espace de liberté préservé du mensonge. Il avait averti de son retour après la censure généralisée imposée par Twitter, Facebook et Youtube à la suite des émeutes du Capitole en janvier dernier. Privé de moyen de communication, l’homme aux dizaines de millions d’abonnés sur les réseaux sociaux promettait un média libre de toute censure pour ses utilisateurs. En apparence et d’après la page d’accueil, ce nouvel outil simplement appelé « From the desk of Donald J.Trump » se limite à la publication d’anciennes et nouvelles déclarations de Donald Trump. Mais dans les coulisses, le message est clair : « Le bureau de Donald J.Trump est là pour préserver et perpétrer le magnifique héritage de l’administration Trump » « Le 45ème président des États-Unis, Donald J.Trump n’abandonnera jamais le combat pour faire à nouveau de l’Amérique un grand pays ».

"From the desk of Donald J.Trump" : un outil de communication très sobre

Vous pensez qu’il y a eu fraude lors des élections présidentielle américaines ? Vous êtes scandalisé par la censure qu’a subi Trump ? Ne manquez pas d’approuver et relayer ses dernières publications à ce sujet. La plateforme dispose d’un bouton pour aimer le contenu et le partager sur Facebook et Twitter. Aucune autre interaction n’est possible, ni entre celui qui poste et les internautes, ni entre les internautes eux-mêmes. Pas de commentaire, pas de discussion. On like, on partage, c’est tout. Cette stratégie de communication surprend et la plateforme a immédiatement suscité les railleries de la part des institutionnels et des journalistes. Oliver Darcy, journaliste à CNN a twitté : « Il a finalement trouvé comment poster des déclarations… sur son site web ? » mais également : « félicitations à l’ancien président et son équipe qui ont découvert la technologie du blog internet ! »

https://twitter.com/oliverdarcy/status/1389674679837896707

Donald Trump veut limiter les interactions sur sa nouvelle plateforme

En France, c’est BFM qui titre « Donald Trump lance sa plateforme inspirée de Twitter, dont il est le seul membre ». Titre assez malhonnête puisque de toute évidence il ne s’agit pas de copier Twitter. Donald Trump veut simplement disposer d’un outil de communication stable et non censuré. C’est pour cette raison que les interactions y sont extrêmement limitées. Conçu pour les fans, on ne peut qu’aimer, partager le contenu et s’inscrire pour recevoir des notifications à chaque nouvelle publication. Les plus récentes sont toutes orientées politiquement et ne laissent pas de doute quant aux intentions : c’est la prochaine campagne présidentielle qui se prépare dès maintenant. Manifestement, le milliardaire est déterminé à réinvestir le bureau présidentiel.


Écorce en Écosse, pays qui abrite le plus vieil arbre d'Europe

En Écosse, les monstres ne se cachent pas que dans les lacs. Blotti dans un cimetière, un arbre monumental fascine toujours autant. Et lui au moins, il ne se dérobe pas aux regards du touriste ! L'if de Fortingall est plurimillénaire et en plus, on spécule toujours sur son sexe. If any questions arise, read below...

 

Crédit photo : Wikipédia

Enraciné au plein de cœur de l'Écosse, il aurait entre 2000 et 5000 ans ! L'if de Fortingall aurait grandi au cours de l'âge de fer. L'intérieur de son tronc est pourri, ce qui rend toute datation précise impossible. On parle donc au conditionnel. Normal pour un if, me direz-vous. Et puis c'est une manière d'entretenir le mystère au cœur de cette contrée pittoresque du Perthshire.

Le "monument" est un sujet d'admiration mais aussi un objet d'étude. Avant, les touristes, plus moutonniers que les moutons écossais, venaient lui décoller la peau pour repartir avec un souvenir. Le village mit fin à cet abus. Tout en restant accessible, l'arbre est désormais protégé par un mur. Le syndicat d'initiatives ne dit pas si le ciment remonte à Hadrien.

Crédit photo : Scotland-Alba

Surnommés "arbres éternels", on utilise les ifs comme remèdes contre les cancers, une pratique courante au Canada. Les médecins continuent leurs recherches sur ce point. Quant aux écologistes, ils en font un symbole de préservation de notre patrimoine végétal.

Crédit photo : SIPA

Un jour de printemps, l'arbre se mit à produire des baies rouges. Dans la presse anglaise, un botaniste du jardin royal d'Édimbourg expliqua :  "Normalement ce changement apparaît en partie sur la couronne de l'arbre plutôt que sur tout l'arbre (...) Sur l'if de Fortingall, il semble qu'une petite branche de la partie extérieure de la couronne ait changé et se comporte désormais en tant que femelle". Ah, ces british et la couronne, on ne se refait pas. Un jour, vous verrez, les bookmakers parieront sur la teinte de l'if comme sur la couleur de la robe de la reine.

En tout cas, a question arises : l'if serait donc transgenre ?

Selon Max Coleman, "le stress environnemental" pourrait provoquer des mutations de sexe. Bigre. Science et Avenir s'amuse de ce surprenant phénomène.

Femelle ou mâle, l'if de Fortingall demeure en bonne santé. Heureusement que l'orgueilleux monument ne croisa jamais un de ces La Fontaine pour lui faire la leçon. Le vent l'aurait peut-être déjà déraciné. Pourtant, en Écosse, ça souffle. Le vent de l'indépendance est même plutôt violent. L'arbre qui est toujours là rappelle que ce pays vient du fond des âges et qu'il n'est pas près de bouger. Comme le fût d'un bon whisky.


100 000 morts de la Covid : l'arbre qui cache la forêt

La France a atteint mi-avril la barre des 100 000 morts de la Covid-19. Emmanuel Macron, Olivier Véran et d'autres membres du gouvernement se succèdent  devant les caméras pour rendre un hommage officiel ou plus personnel à ces morts. Ils semblent oublier que, dans cette pandémie, le plus dangereux n'est pas celui qu'on croit.

Le nombre de morts dus à la Covid-19 est probablement sous-estimé, à cause des décès à domicile et des retards de déclarations. Pour autant, les chiffres officiels annonçaient jeudi 15 avril que le cap symbolique des  100 000 morts de la Covid-19 avait été franchi. 100 000 visages, 100 000 noms qu'Emmanuel Macron ne veut pas oublier, comme il l'a déclaré jeudi sur Twitter. Ces morts avaient des enfants, des petits-enfants, des familles. Mais, si l'on compte mal les morts de la Covid-19, on compte plus mal encore les blessés de la politique gouvernementale menée depuis un an.

Des mesures gouvernementales destructrices pour contrer la Covid-19

Si la Covid-19 touche, du moins pour le moment, principalement les personnes âgées (78 % des décès), les mesures gouvernementales, elles, touchent l'ensemble de la population. En résultent de nombreux dommages, parfois dramatiques, qui touchent tout le monde et à tout âge. Les enfants sont quatre fois plus sujets aux troubles psychologiques aujourd’hui comparé à la normale, car livrés aux rythmes irréguliers du télétravail et de l'école à distance, privés de la cantine qui, pour certains, représente le seul repas équilibré de la journée. Perturbés par les masques, la distanciation sociale, l'angoisse ambiante, ils sont plus violents, plus dépressifs, plus suicidaires. Janvier 2021 a marqué une hausse de 80% des passages aux urgences pédiatriques pour troubles de l'humeur par rapport à janvier 2020.

Les enfants triquent, et les parents ne sont pas à la fête non plus. Bien que le gouvernement et les médias parlent en boucle des dispositifs d’aides financières, ces dernières sont loin d'être suffisantes. Les restaurateurs, commerçants ou gérants de boîtes de nuit ont besoin de savoir quand ils pourront rouvrir, afin de se projeter, d'anticiper leurs recrutements et leur réapprovisionnement. Le flou artistique maintenu par le gouvernement à coup de conférences de presse stériles, au lieu de leur donner des réponses, angoisse plus qu’il n’endort.

Cette impossibilité de se projeter est également terrible pour les étudiants. En plus d'être privés d'une vie sociale emblématique de leur âge, ils sont confinés dans des appartements souvent minuscules, obligés de rester concentrés sur leur seul écran pendant des heures. Un étudiant sur cinq dit avoir eu des pensées suicidaires pendant la crise, et un sur trois présente des état dépressifs et anxieux. En 2018, selon une enquête de l'Observatoire national de la vie étudiante, 8% des 19 000 étudiants interrogés avaient pensé à se suicider. Les mesures gouvernementales pourraient donc avoir plus que doublé les pensées suicidaires des étudiants.

100 000 morts de la Covid-19, des mesures gouvernementales inadaptées

Les vagues pandémiques se suivent et se ressemblent, à l'inverse des mesures gouvernementales. Depuis le début de la pandémie, le gouvernement choisi d'appliquer ses mesures à l'ensemble de la population, afin de tenter de limiter la circulation du virus dans le pays. Faute de pouvoir éviter les morts, on essaye de limiter le nombre de cas. Un confinement uniquement pour les personnes âgées avait été évoqué, et vite écarté par le gouvernement, la mesure étant juridiquement difficile à mettre en oeuvre. Et pourtant, , les moins de 64 ans représentent "seulement" 8% des décès dus à la Covid-19.

Le gouvernement a donc souhaité appliquer les restrictions à l'ensemble de la population, tout en gardant les frontières ouvertes : comble de l’incohérence, quand on voit les ravages provoqués par certains variants à l'étranger. Les Français comprennent également mal que les voyages à l'étranger soient encore permis : Jean-Luc Mélenchon est en déplacement en Amérique du Sud, alors qu'eux-mêmes ne peuvent pas aller acheter leur pain après 19h.

Sévère à l'intérieur, laxiste à l'extérieur, sévère pour tous pour protéger quelques-uns, la politique gouvernementale pose question. Elle n'aura pas permis d'éviter que 100 000 personnes meurent de la Covid, et aura bouleversé la vie de tous les Français, parfois, durablement, quand ce n’est pas définitivement. Tout ceux qui ont mis la clef sous la porte ou se sont séparés à cause des confinements à répétition en sont témoins. Sans parler des enfants qui ne sont pas nés, (100.000), ou des couples qui ne sont pas formés, (des millions ?) faute d’interactions sociales... Cette politique pose d'autant plus question que d'autres pays, comme la Suède, dont les mesures sanitaires étaient beaucoup moins contraignantes, ne dénombrent pas plus de morts en proportion de leur nombre d'habitants.


"Mon truc à moi, c'est la chanson française" : les dernières confidences de Vianney

Dimanche 28 mars, Vianney passait dans Sept à Huit, le rendez-vous d'Harry Roselmack sur TF1. Au vu des commentaires suscités par sa prestation, on peut dire que la nouvelle icône de la chanson française n'a pas laissé indifférent.

À plusieurs reprises, face caméra, Vianney se tord les mains. Il sourit aussi comme s'il voulait présenter des excuses. Le jeune homme préfère la chanson française, même s'il écoute du rap. Il va à la messe, même s'il encourage les gays à élever des enfants. Vianney concilie ce que l'on oppose, dépasse les conflits, se joue des aspérités. Avec lui, la chanson française retrouve un visage, une jeunesse et une joie de vivre. Cette posture réjouit ou agace. En tout cas, ça marche car le chanteur à la carrière rapide structure maintenant la vie culturelle.

Vianney à The Voice en 2021

Vianney, dans son fauteuil de coach de The VoiceInstagram @vianneymusique

Membre du jury de l'émission The Voice, Vianney fait grimper les audiences du concours de chant. Marc Lavoine le qualifie de "surdoué au quotient intellectuel fort". Les candidats rêvent de l'avoir en coach. Vianney plaît, il est à la mode. Même Yann Barthès fait sa promotion.

https://twitter.com/Qofficiel/status/1373003311125831685

Vianney incarne une alternative au son que l'on dit "tendance", à savoir, le rap. Il aime Maxime Le Forestier, Barbara, Francis Cabrel, Céline Dion. Il recherche une musique née d'un rapport au texte, à la langue. Ses chansons produisent du sens. En ménestrel 2.0, Vianney marie la guitare et la voix, sans artifice.

Un profil sincère et atypique

Ses paroles sont paisibles et ses mélodies rythmées. Le caractère de Vianney est équilibré, "classique" et "très sage", selon la journaliste de TF1 qui l'interrogeait. Le chanteur contraste avec les figures du marché. La simplicité serait-elle la recette de son succès ? "Mon style ne fait pas rêver", confie-t-il, et pourtant sa carrière grimpe. Il le dit souvent, il ne cherche pas à faire du business et lorsque la famille s'agrandira, il trouvera une activité compatible avec sa vie privée.

Vianney est fils de militaire mais n'a pas du tout la rigidité dont son milieu se voit souvent taxé. Ancien élève du lycée de Saint-Cyr-l'École, ce catho-scout de la bonne bourgeoisie parisienne professe une grande tolérance et une belle capacité d'écoute. C'est pour ça qu'on l'invite.

Après un éloge de l'uniforme, il lâche : "Je sais, on n'est pas censé être comme ça". Défendre un habit collectif est considéré comme un positionnement réactionnaire ? Pourtant, Vianney affirme un point de vue différent et il a conscience de se mettre à dos toute une bien-pensance. Plus tard, pendant l'entretien, il récidive par une nouvelle infraction culturelle. Vianney considère que, généralement, les musulmans assument plus leur foi que les catholiques. Il trouve cela dommage. "Je sais que je suis tout seul dans le délire. (...) Il faut assumer ce qu'il y a en nous sans agresser l'autre". Ce Gandhi de la musique ne fait "pas d'évangélisation".  Il n'y a pas à convertir, simplement à chanter. N'est-ce pas finalement le moyen le plus efficace pour influencer à grande échelle ?

À ceux qui ont, à tort, annoncé la fin de sa carrière, Vianney répond clairement sur TikTok : "Je ne vous abandonnerai jamais". Suivi par plus d'un demi-million de personnes sur les réseaux sociaux, Vianney n'est pas près de quitter les ondes et les plateaux. Car il aime les gens. Tout simplement.


Bitcoin, cryptos : quand les États s'y mettent

Le Bitcoin touche à un pouvoir fondamental, celui de battre monnaie. Si certains États sont hostiles aux cryptos, d'autres savent tirer parti des avantages que procure cette innovation technologique.

2011, 2013, 2017, 2021 : ces quatre millésimes sont des années de bull-run pour le Bitcoin, c'est-à-dire de phase fortement haussière. Tel le taureau de Wall Street, la folie spéculative lui fait enfoncer tous les plafonds, avec une poussée de 1400 % en un an et un rendement qui ne souffre d'aucune comparaison.

Créé par un anonyme en 2009, le Bitcoin est à la fois un jeton numérique (une cryptomonnaie) et une base de données distribuée (une blockchain). En réalité, il existe des milliers de cryptomonnaies ou de blockchains aux caractéristiques bien différentes. C'est le cas d'Ethereum, le numéro 2 des cryptos, qui possède son propre langage de programmation et permet de créer des applications décentralisées. Pour faire simple, cette blockchain alternative cherche à fabriquer un nouvel internet et, accessoirement, un nouveau système financier.

Le droit de battre monnaie est un monopole de l'État et représente l'essence même de son pouvoir. Ce n'est pas un hasard si le faux-monnayage a longtemps été puni de mort. Les cryptomonnaies s'inspirent d'une conception libertarienne : l'idée est de s'affranchir de toute autorité centrale, qu'elle soit privée ou publique. La technologie blockchain, née avec le Bitcoin, permet justement d'émettre des transactions et des messages non-censurables.

On comprend que les États soient méfiants envers une innovation qui contredit ses pouvoirs.

En 2017, Peter Thiel, milliardaire américain et investisseur crypto, déclarait que le Bitcoin est "largement sous-estimé". Ce patron de la tech, ancien soutien de Trump, en a une vision politique : la blockchain est, selon lui, un outil libertarien pour se protéger de la centralisation. Dans les années 90, Peter Thiel avait d'ailleurs co-fondé PayPal avec Elon Musk, lui-même proche des idées libertariennes et investisseur dans le Bitcoin.

Le Bitcoin et la technologie blockchain ne sont pas neutres politiquement.

La blockchain fonctionne grâce à différents nœuds qui se forment librement, sans intervention centrale.

Les déclarations des responsables publics et politiques sont souvent hostiles aux cryptomonnaies. Le Bitcoin est d'ailleurs associé à des activités illégales comme le trafic de drogue ou le terrorisme. Mais seuls quelques États interdisent les cryptos, comme l'Algérie ou le Vietnam. Dans les faits, cet oukaze est assez illusoire : il est quasiment impossible d'empêcher des bits informatiques de circuler sur un réseau.

En réalité, la plupart des États s'intéressent à cette innovation. Dans le jeu de la mondialisation, les cryptomonnaies sont des outils autant politiques que financiers : elles permettent de contourner des sanctions internationales, de contester la suprématie de devises comme le dollar ou de tirer parti d'avantages énergétiques.

Des États qui minent des cryptos

Dans le Venezuela socialiste, c'est-à-dire au pays de l'hyperinflation (130000 % en 2018), avoir les plus grosses réserves de pétrole au monde n'est plus suffisant. À vrai dire, les sanctions et les embargos n'arrangent pas la situation : les avoirs du gouvernement sont bloqués à l'étranger et l'accès aux devises internationales est limité. Avec un PIB en chute de 75 % sur une décennie, la situation économique est catastrophique et les Vénézuéliens manquent de tout.

L'an dernier, le président Nicolas Maduro annonçait que son pays utiliserait tous les moyens possibles pour contourner les sanctions internationales.

L'armée vénézuélienne se lança dans le minage de cryptomonnaies.

Une brigade de l'armée vénézuélienne publiait en novembre 2020 une vidéo sur l'installation d'une ferme de minage.

Qu'est-ce que le minage ? C'est une opération qui consiste à valider une transaction et à l'enregistrer dans la blockchain. Le processus met en compétition des ordinateurs du monde entier, incités par des mécanismes cryptographiques à sécuriser le réseau sans en falsifier les opérations.

Le minage de Bitcoin est récompensé en Bitcoin : il peut ensuite être vendu dans une devise officielle, telle que l'euro ou le dollar sur une place de marché.

Mais contrairement à l'euro, au dollar ou au bolivar vénézuélien, le Bitcoin est limité en quantité. Et c'est l'argument principal de ses partisans qui y voient une réserve de valeur contre la planche à billets étatique. Pour des pays en difficulté, le Bitcoin est une aubaine contre l'inflation et les sanctions internationales. La Corée du Nord serait d'ailleurs très impliquée dans le minage de cryptomonnaies, selon un rapport américain.

Le minage de cryptomonnaies implique l'utilisation d'une puissance de calcul informatique colossale

En Ukraine, le gouvernement construit une ferme minage utilisant l'excédent d'énergie nucléaire : elle pourrait être opérationnelle dès août 2022. En Biélorussie, le président Loukachenko proposait déjà en 2019 d'utiliser l'atome pour miner du Bitcoin. Le pays est connu pour être un paradis fiscal pour les professionnels cryptos. Récemment, le ministre de l'énergie Viktor Karankevich annonçait que Minsk étudiait la possibilité de miner des cryptomonnaies.

Toutefois, les principaux producteurs de Bitcoin sont en Chine, aux Etats-Unis et en Russie. Ils profitent d'une énergie peu chère.

Quand les fermes ne sont pas directement exploitées par les États, elles sont tolérées sur leur sol. Et ce n'est pas anodin, compte tenu de la consommation énergétique que représente le minage : le seul réseau Bitcoin consomme annuellement plus d'énergie qu'un pays comme l'Argentine !

Des États qui favorisent le développement des cryptos

Beaucoup d'États jugent inévitable l'avènement des cryptomonnaies et de la blockchain. En 2017, Vladimir Poutine rencontrait Vitalik Buterin, le russo-canadien fondateur d'Ethereum. La presse rapportait alors les ambitions du chef du Kremlin : "Internet appartient aux Américains. La blockchain appartiendra aux Russes", aurait confié un ex-agent du FSB, selon le New York Times.

Du côté chinois, le président Xi Jinping déclarait en 2019 que "la blockchain est une percée technologique importante pour l'innovation" et que la Chine devait "accélérer le développement des solutions blockchains".

Les États-Unis hébergent de leur côté de grandes plateformes dédiées aux échanges de cryptomonnaies comme Kraken, Gemini ou Coinbase. Cette dernière, fondée en 2012, devrait bientôt faire son entrée en bourse avec une valorisation à 100 milliards de dollars. Coinbase propose des fonctionnalités de trading avancées de cryptomonnaies. Sa croissance n'est pas entravée par les autorités américaines. Mais les puristes se méfient de ces géants qui concentrent beaucoup de pouvoir, car cela s'oppose de fait à la philosophie crypto.

Coinbase est une plateforme d'achat et vente de cryptomonnaies très populaire.

Les États songent eux-aussi à lancer leur propre cryptomonnaie. Ni décentralisées, ni limitées en nombre, elles seraient plutôt des monnaies numériques de banque centrale (CBDC, Central Bank Digital Currency). Mais celles-ci reprendraient des caractéristiques propres aux cryptos, comme le fait de contourner le système bancaire traditionnel.

La Réserve fédérale s'intéresse à un dollar numérique qui pourrait être testé dès l'été. Les particuliers pourraient alors échanger des "billets verts" sans passer par une banque. Cette option est envisagée dans le cadre d'un plan de relance de l'économie US.

La Banque centrale européenne n'écarte pas non plus l'idée d'un euro numérique. Son lancement prendrait environ 5 ans, selon Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE. Une décision devrait être prise à ce sujet au milieu de l'année. L'institution en voit les avantages, notamment si l'argent liquide devait disparaître.

En 2018, le Venezuela fut le premier État à lancer une monnaie numérique, le Petro. Le Time Magazine avait cru y voir la main de Moscou. La Russie utiliserait le Venezuela, un pays qui n'a plus grand chose à perdre, comme un terrain d'expérimentation en matière de cryptomonnaies.

Depuis 2014, la Chine travaille sur un yuan numérique. Il serait actuellement en phase de test dans plusieurs villes comme Shanghai ou Shenzhen. La CBDC chinoise permettrait de réaliser des transactions internationales sans passer par le système bancaire dont le dollar est la devise de référence.

Le yuan est la devise officielle chinoise. Elle est pour le moment très marginale dans les échanges mondiaux.

Ces initiatives étatiques mettent-elles en péril la décentralisation et la liberté qui sont la matrice du Bitcoin ? Les prochaines années pourraient être décisives sur ce sujet.

Néanmoins, soyons conscient d'une chose : les cryptomonnaies ne se seraient pas autant développées sans l'aide, au moins tacite, de certains États. En janvier, la capitalisation totale des cryptomonnaies dépassait le trillion de dollars !


2,5 millions d’euros d’argent public pour la mosquée islamiste de Strasbourg

Accorder 2,5 millions d'euros à une organisation islamiste et communautariste turque n’est pas une idée qui dérange la mairie écologiste de Strasbourg. Les Verts confirment ainsi leur islamo-gauchisme latent, et deviennent les idiots utiles de l’impérialisme d’Erdogan.

 

En pleine polémique sur l'islamo-gauchisme, la mairie écologiste de Strasbourg souhaite financer une nouvelle mosquée, dans le quartier populaire de La Meinau. Il n’est pas question de n’importe quelle mosquée, mais bien de « la plus grande d’Europe après celle de Cordoue », avec deux minarets hauts de 37 mètres. Son nom ? Eyüp Sultan. Ce compagnon du prophète Mahomet est mort lors du premier siège arabe de Constantinople en 674. Les Alsaciens seront sans doute ravis d’apprendre que leurs impôts -potentiellement plus de 6 millions d’euros- serviront à honorer la mémoire d’un acteur de l’invasion arabo-musulmane.

En Alsace, où le Concordat de 1802 est encore en vigueur, ce genre de subventions est tout à fait légal. Depuis 1999, la Ville de Strasbourg octroie 10% du coût de construction ou de rénovation du lieu de culte. En ont ainsi profité la Grande Mosquée, l’église catholique Saint-Bernard et l’église protestante luthérienne Saint-Mathieu. En plus de cela, la Collectivité européenne d’Alsace et la Région Grand Est peuvent chacune ajouter une prise en charge de 8%.

En cumulant les subventions des collectivités locales, la mosquée Eyüp Sultan pourrait donc recevoir 26% des 25,6 millions de son coût de construction, soit 6,6 millions d’euros. En comparaison, la Grande Mosquée de Strasbourg inaugurée en 2012 a bénéficié de 4,4 millions d’euros d’argent public.

Millî Görüs favorise le communautarisme et l’islam politique

Mais si la subvention publique de 2,5 millions d’euros octroyés par la Ville de Strasbourg ne passe pas, c’est à cause du bénéficiaire : Millî Görüs. Cette organisation politico-religieuse promeut le communautarisme et s’étend grâce à la diaspora turque. Fondée en 1969 en Allemagne par l'ancien Premier ministre turc Necmettin Erbakan, Millî Görüs s'appuie désormais sur un réseau de 600 mosquées en Europe, dont pas moins de 71 dans l'Hexagone.

En France, l'organisation se nomme Confédération islamique Millî Görüs (CIMG). Membre statutaire du Conseil français du culte musulman (CFCM), elle y impose un « islam à la turque », très politique. « Ils sont très conservateurs. Par exemple, pour eux la femme musulmane ne peut exercer que certains métiers, ou ils ne sont pas forcément défavorables au port de la burka », précisait au Parisien en juillet 2020 Jean Marcou, professeur à Sciences-po Grenoble.

https://twitter.com/GDarmanin/status/1374321676448587776

Gérald Darmanin contre l’islamo-gauchisme des « Verts »

Gérald Darmanin, opportuniste, s’insurge contre ce financement d’une « mosquée soutenue par une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l'islam de France et qui défend un islam politique ». Et demande au préfet du Bas-Rhin de déférer cette délibération devant le juge administratif. Oubliant que le principe de cette subvention était connu depuis déjà longtemps, autrement dit, qu’il aurait pu intervenir bien en amont du vote. Oubliant surtout qu’en vertu du Concordat, toujours en vigueur en Alsace et en Lorraine, la subvention est en théorie parfaitement légale.

Jeanne Barseghian, le maire EELV de Strasbourg, fait cependant remarquer que le versement effectif de la subvention fera l’objet d’un second vote. L’édile verte précise attendre « un plan de financement consolidé, notamment par rapport à la demande faite aux autres collectivités, de savoir quelle est la provenance des autres types de financement », ainsi qu’une « réaffirmation des valeurs de la République ».

Millî Görüs compte sur l’islamo-gauchisme pour terminer sa mosquée

Le chantier de la mosquée Eyüp Sultan avait commencé en octobre 2017, sans subvention publique. Les donations dépassèrent à peine les 2 millions d’euros sur les 32 millions nécessaires, partie culturelle incluse. La construction avancée à 50% s’arrêta en août 2019. Une cagnotte Leetchi est même lancée alors mais sans succès : elle ne réunit que 2100 euros, sur les 100 000 espérés.

Si la CIMG parvient à obtenir ses financements, sa mosquée deviendra un « nouveau bastion de l’entrisme islamiste turc en Alsace », comme le dénonce la députée européenne et présidente du groupe RN du Grand Est, Virginie Joron. La société française doit se défaire de l’islamo-gauchisme qui la ronge, ou alors elle passera sans tarder sous la coupe du néo-sultan Erdogan.

 


« Couple franco-allemand » : la France toujours plus dans la soumission

Suspension sans préavis du vaccin AstraZeneca le lundi 15 mars et achat de cinq avions patrouilleurs américains le même jour, fermeture de la frontière avec la Moselle le mardi 2 mars, accaparement du savoir-faire de Dassault… Le couple franco-allemand s’étiole au profit de Berlin, tandis que Paris s’enfonce dans la soumission.

 

Les promesses de Berlin n’engagent que Paris qui les écoute. Mi-mars, l'Allemagne suspend le vaccin anti-Covid AstraZeneca, sans prévenir la France. Les deux États avaient pourtant convenu ensemble d'attendre un avis de l'Agence européenne des médicaments, mais Berlin perd patience ou n’en fait qu’à sa tête. La volte-face « prend de court » le gouvernement français, selon les sources de Franceinfo. Dans l’heure qui suit, Paris est obligé de suivre « notre principal partenaire européen » pour ne pas rester isolé.  « Il faut avoir confiance dans le vaccin AstraZenaca », disait encore pourtant 24 heures plus tôt le Premier ministre Jean Castex sur Twitch, alors qu'une douzaine d’États européens se méfiaient déjà du vaccin anglo-suédois et avaient déjà suspendu son utilisation.

La France, qui navigue à vue dans sa gestion de la crise sanitaire, accepte donc une humiliation de plus de la part de son voisin. Sachant que depuis le début du mois, les frontaliers qui vivent en Moselle doivent se munir d'un test négatif et d'une déclaration électronique pour se rendre en Allemagne. Des règles qui ne s’appliquent pas dans l’autre sens, pour les Allemands souhaitant entrer en France.

L'humiliation de la France à travers la pseudo-coopération militaire franco-allemande

L'industrie française de l'armement prend également du plomb dans l'aile à travers une coopération très déséquilibrée en faveur de l'Allemagne. MI-mars, Washington autorise la vente à l'Allemagne de cinq avions de patrouille maritime, pour 1,77 milliard de dollars. Ces Boeing 737 militarisés concurrencent les modèles du français Dassault et de l’européen Airbus. Leurs équipements (GPS, radars, détecteurs de missiles...) sont tous issus de l’industrie de défense américaine.

En 2018, la ministre de la Défense allemande de l'époque Ursula von der Leyen et son homologue Florence Parly annonçaient pourtant leur intention de créer ensemble un avion de patrouille maritime, à travers le programme MAWS, pour Maritime Airborne Warfare System.

Ce revers s’ajoute aux vives discussions qui opposent Berlin et Paris dans leur projet du SCAF, le Système de combat aérien du futur. Les Allemands réclament en effet à Dassault de partager les brevets de l'avion dont il a la maîtrise d'œuvre. La récente arrivée de l’Espagne et la participation d’Airbus brouillent encore davantage l’entente.

Le sursaut nécessaire de la France du Rafale

La France idéaliste mais aussi en manque de financements cherche à tout prix la coopération européenne, c’est-à-dire d’abord avec l’Allemagne. Cependant, celle-ci ne compte sur la France que pour lui arracher ses derniers savoir-faire exclusifs et se permettre d'entrer ensuite en concurrence avec son ancien partenaire. En ce sens, la mise en garde d'Éric Trappier, Président-directeur général de Dassault Aviation, est très claire. Pour lui, les brevets appartiennent à celui qui les crée, non à ceux qui les financent.

Éric Trappier admet que Dassault serait « techniquement » capable de faire le SCAF seul. L'origine du Rafale prouve bien que la France est capable d'assurer elle-même son armement. A la fin des années 1970, elle amorçait le projet d'un nouvel avion de combat polyvalent avec l'Allemagne de l'Ouest, le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Italie. Néanmoins, les divergences de besoins, notamment la capacité d'opérer depuis un porte-avions, amenèrent la France à se désolidariser de ses partenaires en 1985. Elle développa donc le Rafale, tandis que les quatre autres États finalisèrent l'Eurofighter Typhoon.

Berlin fait son retour en puissance devant Paris amorphe et soumis

Berlin ne cache pas son retour en puissance. En février 2021, 150 ans après l’humiliante défaite française de 1870 et la proclamation de l’Empire allemand en 1871, le gouvernement fédéral rénovait à Hambourg la monumentale statue du chancelier du IIe Reich Bismarck, haute de 34 mètres, pour un coût de 9 millions d’euros. Dans le même temps en France, les politiques comme Alexis Corbière ou Aurélien Taché renient l'héritage de Napoléon Ier et refusent de célébrer le bicentenaire de sa mort le 5 mai 2021.

Entre sa mauvaise gestion de la crise sanitaire et sa soumission face à l'Allemagne, la France emprunte la pente vertigineuse du déclassement. En réalité, la France a encore bien des atouts à mettre en valeur... à condition qu'elle ne les brade pas sur l'autel de la construction européenne.

 

 

 

 

 


Réunions sans blancs à l'UNEF : la gauche divisée

Oui, l’UNEF, le syndicat étudiant de gauche historique, organise bien des réunions « racisées » : entendez, interdites aux blancs. Les aveux de sa présidente Mélanie Luce sur Europe 1 le 17 mars l’attestent, et révèlent une idéologie racialiste. Une énième polémique secoue l'UNEF et divise profondément la gauche.

« Ce n’est pas moi qui organise des réunions où les blancs ne sont pas admis », pointe la journaliste Sonia Mabrouk. Mélanie Luce, son invitée sur Europe 1 tente péniblement de justifier le bien-fondé de réunions interdites aux blancs à l'UNEF.

Cet aveu survient peu de temps après la récente affaire de l'Institut d'études politiques de Grenoble. L’antenne locale de l'UNEF livre alors à la vindicte populaire deux professeurs de l’établissement qu’elle accusait d’islamophobie. Leurs noms sont placardés sur les murs de l’établissement et cités dans un tweet supprimé depuis devant le tollé général. Déclenchées quelques mois seulement après l’assassinat de Samuel Paty, ces accusations valent aux deux professeurs d’être placés sous protection policière.

L'UNEF, une rupture entre universalisme et "islamo-gauchisme"

Depuis quelques années, les polémiques se multiplient à l’UNEF sur des questions tantôt de racisme, tantôt d’atteintes à la laïcité que d’aucuns qualifient de dérives islamo-gauchistes. Ces polémiques sont l’occasion d'alimenter le nouveau clivage qui fracture la gauche.

D’un côté, les partisans d’un universalisme français tendent à unifier des populations différentes sous l’égide d'une même culture indépendamment de leurs origines. De l’autre, les tenants du communautarisme trient les individus selon leur appartenance ethnique ou religieuse. Ces deux conceptions parfaitement antagonistes établissent une rupture nette au sein de la gauche. Le premier camp accuse le second de reproduire de la ségrégation raciale sous couvert du combat antiraciste.

Des personnalités comme Christophe Castaner, président du groupe LREM et ancien élu du PS, ou Jean-Christophe Cambadélis ancien secrétaire du PS, ont ainsi rejoint les positions fermes de Jean-Michel Blanquer et de Bruno Retailleau. Le ministre de l’Education nationale et le sénateur LR appellent à des sanctions strictes contre l’UNEF. Eric Ciotti, député LR,  a même évoqué une éventuelle dissolution de l’association, qu'il qualifie « d'avant garde de l'islamo-gauchisme ».

L’islamo-gauchisme au secours de l’UNEF ?

Alors qu’une partie de la gauche s’est désolidarisée du syndicat, l’UNEF a reçu entre autres le soutien de Jean-Luc Mélenchon. Sans surprise, l'ancien élu PS et actuel leader de La France insoumise a fustigé « une campagne d’extrême-droite » à l’encontre du syndicat étudiant. Depuis sa participation à la Marche contre l'islamophobie aux côtés du CCIF en 2019, La France insoumise est régulièrement accusée d’islamo-gauchisme par ses opposants.
Par ailleurs, une tribune publiée dans Le Monde s'oppose à une éventuelle dissolution de l'UNEF, une mesure qui renverrait dos à dos le syndicat étudiant et Génération identitaire. Les 250 signataires, anciens dirigeants de l'UNEF, refusent de voir dans les activités racialistes du syndicat une dérive anti-républicaine.

Les polémiques autour de l’UNEF cristallisent ainsi la rupture consommée au sein de la gauche. Pour lutter contre le racisme, une partie d’entre elle s’est rapprochée d’une droite favorable à un traitement égal des individus quelle que soit leur couleur de peau. L’autre a choisi d’exacerber les appartenances identitaires de chacun pour mieux imposer une vision du monde communautariste, inspirée du modèle anglo-saxon.

Malgré un très faible taux de participation aux élections syndicales étudiantes de 7%, l’UNEF conserve une influence importante dans le monde universitaire. Le syndicat reçoit par ailleurs plus de 400 000€ de subventions publiques annuelles, pour former ses élus, argent qui sert en réalité à prendre en charge des dépenses courantes. Reste donc à savoir quelle ligne politique l’emportera à l’université dans ce contexte de crise de la représentation étudiante.