Accorder 2,5 millions d’euros à une organisation islamiste et communautariste turque n’est pas une idée qui dérange la mairie écologiste de Strasbourg. Les Verts confirment ainsi leur islamo-gauchisme latent, et deviennent les idiots utiles de l’impérialisme d’Erdogan.

 

En pleine polémique sur l’islamo-gauchisme, la mairie écologiste de Strasbourg souhaite financer une nouvelle mosquée, dans le quartier populaire de La Meinau. Il n’est pas question de n’importe quelle mosquée, mais bien de « la plus grande d’Europe après celle de Cordoue », avec deux minarets hauts de 37 mètres. Son nom ? Eyüp Sultan. Ce compagnon du prophète Mahomet est mort lors du premier siège arabe de Constantinople en 674. Les Alsaciens seront sans doute ravis d’apprendre que leurs impôts -potentiellement plus de 6 millions d’euros- serviront à honorer la mémoire d’un acteur de l’invasion arabo-musulmane.

En Alsace, où le Concordat de 1802 est encore en vigueur, ce genre de subventions est tout à fait légal. Depuis 1999, la Ville de Strasbourg octroie 10% du coût de construction ou de rénovation du lieu de culte. En ont ainsi profité la Grande Mosquée, l’église catholique Saint-Bernard et l’église protestante luthérienne Saint-Mathieu. En plus de cela, la Collectivité européenne d’Alsace et la Région Grand Est peuvent chacune ajouter une prise en charge de 8%.

En cumulant les subventions des collectivités locales, la mosquée Eyüp Sultan pourrait donc recevoir 26% des 25,6 millions de son coût de construction, soit 6,6 millions d’euros. En comparaison, la Grande Mosquée de Strasbourg inaugurée en 2012 a bénéficié de 4,4 millions d’euros d’argent public.

Millî Görüs favorise le communautarisme et l’islam politique

Mais si la subvention publique de 2,5 millions d’euros octroyés par la Ville de Strasbourg ne passe pas, c’est à cause du bénéficiaire : Millî Görüs. Cette organisation politico-religieuse promeut le communautarisme et s’étend grâce à la diaspora turque. Fondée en 1969 en Allemagne par l’ancien Premier ministre turc Necmettin Erbakan, Millî Görüs s’appuie désormais sur un réseau de 600 mosquées en Europe, dont pas moins de 71 dans l’Hexagone.

En France, l’organisation se nomme Confédération islamique Millî Görüs (CIMG). Membre statutaire du Conseil français du culte musulman (CFCM), elle y impose un « islam à la turque », très politique. « Ils sont très conservateurs. Par exemple, pour eux la femme musulmane ne peut exercer que certains métiers, ou ils ne sont pas forcément défavorables au port de la burka », précisait au Parisien en juillet 2020 Jean Marcou, professeur à Sciences-po Grenoble.

Gérald Darmanin contre l’islamo-gauchisme des « Verts »

Gérald Darmanin, opportuniste, s’insurge contre ce financement d’une « mosquée soutenue par une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l’islam de France et qui défend un islam politique ». Et demande au préfet du Bas-Rhin de déférer cette délibération devant le juge administratif. Oubliant que le principe de cette subvention était connu depuis déjà longtemps, autrement dit, qu’il aurait pu intervenir bien en amont du vote. Oubliant surtout qu’en vertu du Concordat, toujours en vigueur en Alsace et en Lorraine, la subvention est en théorie parfaitement légale.

Jeanne Barseghian, le maire EELV de Strasbourg, fait cependant remarquer que le versement effectif de la subvention fera l’objet d’un second vote. L’édile verte précise attendre « un plan de financement consolidé, notamment par rapport à la demande faite aux autres collectivités, de savoir quelle est la provenance des autres types de financement », ainsi qu’une « réaffirmation des valeurs de la République ».

Millî Görüs compte sur l’islamo-gauchisme pour terminer sa mosquée

Le chantier de la mosquée Eyüp Sultan avait commencé en octobre 2017, sans subvention publique. Les donations dépassèrent à peine les 2 millions d’euros sur les 32 millions nécessaires, partie culturelle incluse. La construction avancée à 50% s’arrêta en août 2019. Une cagnotte Leetchi est même lancée alors mais sans succès : elle ne réunit que 2100 euros, sur les 100 000 espérés.

Si la CIMG parvient à obtenir ses financements, sa mosquée deviendra un « nouveau bastion de l’entrisme islamiste turc en Alsace », comme le dénonce la députée européenne et présidente du groupe RN du Grand Est, Virginie Joron. La société française doit se défaire de l’islamo-gauchisme qui la ronge, ou alors elle passera sans tarder sous la coupe du néo-sultan Erdogan.