Bac 2021 : Qu’est ce qu’un Grand oral bienveillant ? 

C’est une grande première pour cette épreuve qui évaluera l’éloquence et la rhétorique des bacheliers de cette année. Après une année mouvementée, quels aménagements ont été consentis pour cette édition ?

Le Ministre de l'Education nationale les a annoncés le 5 mai. Le Grand oral va bénéficier de dispositions exceptionnelles en cette première édition. Avant le début de l'épreuve, chacun aura la possibilité de présenter au jury un mot signé par la direction de l'établissement et rédigé par un professeur d'un des enseignements de spécialité. L’idée ici est de pouvoir détailler les éléments du programme qui n’auraient pas pu être étudiés durant cette année de terminale. “Le maître-mot ici sera la bienveillance” avait soutenu ce même jour Jean-Michel Blanquer sur France 2. En effet, second écart autorisé, les candidats pourront consulter leurs notes lors de l'épreuve. 

Quand aura-t-il lieu ? A qui s’adresse-t-il ? 

Entre le 21 juin et le 2 juillet 2021, les élèves de terminale en filière technologique et générale passeront cette nouvelle épreuve. 

Quel est le poids du grand oral dans la notation générale du grand oral ?

L'épreuve de rhétorique a un coefficient de 10 en voie générale et de 14 en voie tenchlogoque. Cet oral représente 10 % de la note finale du baccalauréat. 

De quoi est-il constitué ?

Le grand oral va durer 40 minutes. Le candidat aura préparé deux questions dans deux spécialités, au cours de l’année. Le jury en choisira, une. Détails. 

Pendant 20 minutes, l’élève devra se préparer. Ici, il se remémore les questions préparées sur les deux problématiques qu'il a déjà préparées. La question portera sur une des deux spécialités .Pour la voir générale, elle pourra porter sur une des deux spécialités ou concerner les deux en même temps. Les candidats de la voie technologique, eux, auront une question qui se rapporte seulement à une de leurs spécialités.

Durant cette phase préliminaire, l’élève pourra élaborer un support de présentation pour le jury. Schéma, dessin, plan, la forme est laissée au choix du candidat. 

L’élève de terminale va ensuite réaliser une présentation durant cinq minutes, en développant sa question après avoir justifié son choix.

Enfin, durant dix minutes, un entretien se tiendra avec le jury qui demandera d'approfondir certains points. La notation se fera sur la capacité à argumenter. Peut alors s’engager un débat sur un point en particulier du programme. C’est l’occasion de montrer ses capacités oratoires, lors de cette discussion avec les examinateurs.

Pour finir, le candidat aura cinq minutes pour détailler son projet post-bac. Doit alors transparaître une cohérence entre la question choisie et les aspirations de l'étudiant pour l'avenir. Il n'hésitera pas à parler de ses passions, préciser ses engagements, ou stages déjà réalisés qui l'ont amené à choisir cette voie. 

De qui se composera le jury de l'épreuve du grand oral ? 

Chaque jury sera composé de deux professeurs enseignant dans deux matières différentes. La discipline du premier doit correspondre avec un des enseignements de spécialité du candidat. Le second, doit enseigner une discipline que l'élève a choisi comme spécialité, ou une du tronc commun ou être professeur-documentaliste.


Joe Biden privé de communion par les évêques américains pour son soutien à l’IVG

Les évêques américains discuteront en novembre de l’opportunité d’interdire la communion pour les catholiques en faveur l’avortement. Une décision qui vise Joe Biden, président des États-Unis mais aussi catholique qui soutient l’IVG.

C’est un débat qui divise les évêques américains. Le 18 juin, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a voté le tenue d’un synode qui se tiendra en novembre. Les participants devront déterminer si les catholiques qui soutiennent l’avortement doivent se voir refuser la communion. Si cette question ne revêt pas de caractère politique au premier abord, elle suscite la polémique dans le débat public outre-Atlantique. Si les ecclésiastiques prohibent l’eucharistie aux partisans de l’IVG, elle empêcherait Joe Biden, le président des États-Unis de recevoir une hostie le dimanche. Fait rare dans l’histoire du pays, le locataire actuel de la Maison-Blanche est de profession catholique. Une foi qu’il expose très régulièrement aux yeux du grand public. L’ancien vice-président de Barack Obama est le deuxième chef d’État américain à professer cette religion après John Kennedy il y a 60 ans. 

Joe Biden, un catholique converti au progressisme 

Comme tous ses prédécesseurs démocrates, Joe Biden a révoqué une mesure interdisant le financement par des aides publiques les ONG étrangères favorables à l’IVG. Dès le début de son mandat, il a abrogé l’amendement Hyde, qui restreignait aux cas de viols, d’inceste ou de danger pour la vie de la mère les aides fédérales pour financer l’avortement des franges populaires de la population américaine. Ces choix du président américain divisent au pays de l’Oncle Sam. Alors que certains évêques comme José Gomez de Los Angeles, sont favorables au refus de la communion au président américain. D’autres ont déjà annoncé qu’ils donneraient l’eucharistie quelle que soit la décision de la réunion de novembre, comme Wilton Grégory, l’archevêque de Washington. 


France-Hongrie : les Bleus face au mur rouge

Bien qu'ils soient favoris de l'Euro, les Bleus ont concédé un match nul face à la Hongrie, samedi 19 juin en match de poule. Un demi-échec.

On attendait une défense solide comme lors du match contre l’Allemagne, mardi 15 juin. Dès le début, Pavard, défenseur souvent indispensable, s’est illustré par un carton jaune. Deux têtes de Mbappé et une frappe de Pogba : la pointe française reste bredouille lors des 45 premières minutes.

La défense hongroise face aux attaques françaises

Malgré la pression française, la défense hongroise garde son sang-froid. Lors du temps additionnel de la première mi-temps, une relance du gardien hongrois Gulasci permet à Fiola d’ouvrir le score. Véritable douche froide pour l’équipe française, championne du monde en 2018. Les Bleus repartent dans les vestiaires pour la mi-temps, la mine défaite.

Dans le stade de Budapest, à 16h, les spectateurs accueillent de nouveau les deux équipes sous une chaleur de 28°C. Le jeu reste tendu, les équipes continuent sur leur lancée de la première mi-temps. Les Hongrois, fébriles, tentent de renforcer encore leur défense pour garder l’avantage. Quelques fautes de leur part traduisent cette nervosité. L’équipe française garde son calme, mais ne trouve toujours pas la solution. Jusqu’à ce que Hugo Lloris, gardien et capitaine, dégage la balle jusqu’à la surface de réparation adverse. Kyllian Mbappé parvient à la contrôler, centre, et trouve Griezmann qui marque à la 66e minute. La France égalise et sauve son honneur. 1 partout, le score ne changera plus.

Une équipe de France peu convaincante

Pourtant, Didier Deschamps a tenté ce qu’il a pu pour s’offrir une victoire face à la Hongrie. Remplaçant Benzema pour Giroud, puis Pogba pour Dembelé, les modifications reflètent la volonté offensive du sélectionneur français. Une volonté qui restera vaine.

Un match avec de nombreuses occasions pour l’équipe de France mais sans véritable réussite. L’équipe de Hongrie, toute en défense, est parvenue à bloquer cette équipe française. Les Bleus peinent à montrer un visage rassurant pour la suite de la compétition.

 


Euro 2020 : Comment l’équipe de France a abandonné le genou à terre

Depuis le début de l’Euro, l’équipe de France tergiverse sur le genou à terre. Signe d’une soumission à une idéologie racialiste pour certains, symbole de la lutte antiraciste pour d’autres, ce geste suscite le débat à l’intérieur et en dehors des stades. Retour sur une pratique qui bouscule le foot français.

Ce devait être une grande fête populaire, un moment d’union nationale autour des Bleus, mais depuis le début de l’Euro de football, le débat sur le genou à terre envenime les relations entre les joueurs et leurs supporters. 

Pour rappel, ce geste d’indignation apparut après le décès aux Etats-Unis de George Floyd, mort asphyxié par un policier blanc. En réaction à ce meurtre a surgi le mouvement Black Lives Matter [Les vies noires importent en anglais, NDLR]. Les BLM affirment que les nations occidentales sont en soi racistes et que les « blancs » doivent se repentir pour la colonisation. Une des manières de se battre la coulpe consiste à poser le genou à terre avant les matchs de football. Le 2 juin à Nice, lors de la préparation de l’Euro face au Pays de Galle, la sélection de Didier Deschamps s’était agenouillée mais ce geste n’avait pas suscité la polémique. 

La veille du match France-Allemagne, une déclaration du capitaine des Bleus, Hugo Lloris provoqua un tollé. Pour leur entrée dans la compétition, les champions du monde décidaient de s’agenouiller : « Le genou par terre, c’était une décision collective. On part du principe que si on doit le faire, toutes les nations doivent le faire avec l’appui de l’UEFA. »

En campagne électorale, les hommes politiques se déchaînent 

Dans un contexte de campagne pour les régionales, les personnalités politiques ergotent sur cette sortie du capitaine des Bleus. Du côté des soutiens, les hommes de Didier Deschamps peuvent compter sur la ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu. Quelques heures avant l’entame du match, elle expliquaient sur LCI : « Le sport est un formidable outil contre les discriminations. » Dans une démarche plus militante et virulente, la députée européenne La France Insoumise, Manon Aubry, pestait sur Twitter : « Le déferlement de haine de l'extrême droite qui a lancé le hashtag #BoycottÉquipeDeFrance montre à quel point les Bleus ont raison de se mobiliser ! »

Mais cette sortie polémique provoqua l’ire d’autres responsables politiques. Au micro d’Europe 1, Thierry Mariani, candidat RN pour la région PACA, s’indignait : « Black Lives Matter, c'est un drame (...) avec la police américaine, pas avec la police française, qui n'a jamais eu ces dérives. » Éric Ciotti, député LR, ne dit pas le contraire. Lui préférerait que les Bleus montrent leur soutien aux policiers. Il souligne qu’aucun genou n’a été posé à terre «  pour les victimes du terrorisme islamiste ou les policiers assassinés par des barbares  ».

Un cadeau tombé du ciel

Le soir du match, un événement permit aux Bleus de ne pas s’agenouiller en gardant la tête haute. Un militant de Greenpeace fit immersion sur la pelouse avec un parapente. Cette action contraignit les joueurs à ne pas s’agenouiller. 

Deux jours plus tard, Raphaël Varane expliqua la situation. Le refus de la génuflexion n’était pas dû au hasard, ni au militant de Greenpeace, mais venait « d’un choix de toute l’équipe ». Devant les journalistes présents, il précisa : « Aujourd’hui ce geste est un symbole de crispation. » 

Crispation que l’équipe de France ne souhaite pas entretenir. Le match contre la Hongrie le prouve. Les genoux des Bleus n’ont pas foulé la pelouse du stade de Budapest avant le match contre la Hongrie. 


Rencontre avec Stella Kamnga

https://youtu.be/7MBNe5BDr0I

 

https://youtu.be/1AWphZ2E1H8

Le regard de Stella Kamnga sur les questions d’identité, d’immigration, d’intégration culturelle, de liberté d’expression ; sur les mouvements anti-racistes, mais aussi féministes qui traversent notre société.

Par Nastassia Taillet et Louis Lallement