Panne des cartes bancaires, que se passe-t-il en France ?
Le système de paiement par carte bancaire (CB) a subi plusieurs pannes aujourd'hui partout en France. Plusieurs enseignes sont concernées. Détails d'une situation paralysante pour les utilisateurs.
Ce vendredi 21 octobre 2023, de nombreux clients n'ont pas réussi à payer avec leur carte bancaire. La panne est survenue à la mi-journée et rapidement, la grogne des utilisateurs a cru sur les réseaux sociaux... jusqu'à en devenir virale. Le phénomène s'est produit sur l'ensemble du territoire. La Voix du Nord a ainsi fait remonter des problèmes survenus dans des magasins des Flandres pendant que des échos similaires étaient relayés en région lyonnaise, à Paris (dans cet article d'Économie Matin) et jusque dans le Sud du pays (relayé ici dans La Provence). De nombreux terminaux de paiement TPE ont ainsi refusé les cartes bancaires des clients. Le problème n'était apparemment pas corrélé à un groupe ou une enseigne en particulier puisque ces dysfonctionnements ont opéré aussi bien dans la grande distribution (Carrefour, Monoprix...) que dans la restauration rapide (McDonald's etc.) ou les sociétés de transport (comme la SNCF).
Plusieurs utilisateurs ont vu ce jour leur paiement refusé sur les terminaux de paiement (TPE)
Une origine de panne incertaine
Partout, les usagers mécontents se sont inquiétés de ces refus inexpliqués. La conséquence de cette situation est une perte de chiffre d'affaires pour les entreprises où les clients renoncent à leurs achats, faute d'autre moyen de paiement. Une question se pose : pourquoi une telle panne ? Une théorie court sur la cause potentielle du blocage ; celle d'une cyber-attaque. L'inquiétude est majoritairement véhiculée par les réseaux sociaux où les messages bouclent et s'accumulent. À cette heure, il y a toutefois trop peu d'éléments disponibles pour accréditer cette thèse. Il faudra attendre la résolution du problème en interne chez les gérants des systèmes de VISA pour le savoir. D'ici là, nous conseillons à tous de retirer du liquide ou de reporter leurs achats afin de laisser aux gestionnaires le temps nécessaire à cette remédiation.
Corentin Rahier, l'Info Déchaînée
Ste Céline, icône féministe potentielle ou abjecte figure de l’ancien monde ?
Fêtée par l’Église catholique romaine en ce 21 octobre, Ste Céline de Laon se présente à nous telle un paradoxe. Portrait d’une femme éminemment classique au potentiel d’étendard woko-féministe.
Sans elle, la France n’aurait pas connu quatorze siècles de pouvoir catholique. Elle est en effet la mère de St Rémi, évêque de Reims au Ve s., par qui Clovis fut baptisé. Née dans la noblesse et épouse d’Emilius, comte de Laon, cette femme de pouvoir était une aristocrate, fort probablement aisée. Sa foi catholique fervente et le fait que ses trois fils soient devenus prêtres complètent ce qui s'apparente à la parfaite représentation d’un archaïsme que le new age se ferait une joie de diaboliser. Sous le masque se cache pourtant un modèle de femme au goût du jour en résonance avec les revendications actuelles du féminisme.
Un modèle féminin très actuel
Céline fut avant tout une pionnière. Entre Antiquité et Moyen-Âge, elle fit partie des premières générations chrétiennes de sa région. Sa position de comtesse lui conféra un ascendant culturel favorable à l’essor local de cette religion nouvelle. Son histoire personnelle contribua aussi à son influence, sa dernière grossesse (pour saint Rémi) ayant été annoncée prophétiquement par un ermite – non sans rappeler Sara dans l’Ancien Testament. Au-delà du seul point de vue des mœurs, les mères tardives ou conciliant vie de famille et entrepreneuriat sont à même de s’identifier à elle et à son courage. Antithèse de la femme moderne dont l’émancipation se résume à celle du corps (avortement, PMA…) ou à une vie de solitude assumée, elle incarne la véritable liberté féminine : une dévotion à l’autre pétrie de convictions, sans effacement ni clivage. Puisse son modèle inspirer les penseurs contemporains sur la juste place de la femme dans notre société.
▪ Corentin Rahier, le 21 oct. 2023
Deux nouveaux prêtres à Lagrasse
Le 7 octobre 2023, deux chanoines de l’abbaye de Lagrasse ont été ordonnés prêtres à Narbonne (11). Retour sur un week-end extraordinaire à plusieurs titres.
À en croire les locaux, un tel événement n’avait pas eu lieu depuis longtemps (on nous suggère 50 ans). La basilique audoise Saint Paul-Serge était comble lorsqu'elle a accueilli l’ordination des frères Étienne-Marie de la Miséricorde et Côme-Marie de Ste Thérèse, chanoines réguliers de la Mère de Dieu à l’abbaye de Lagrasse. « Clin-Dieu » du calendrier, c’était justement la fête de leur patronne, N.-D. du Rosaire. La messe, présidée par Mgr Aillet, évêque de Bayonne, en présence de Mgr Valentin, nouvel évêque local de Narbonne, a duré trois heures. Elle a réuni un impressionnant collège d’une cinquantaine de prêtres diocésains comme religieux, venus de toute la France. Les époux Lefèvre (gagnants de La France a un Incroyable Talent 2020, ndlr) ont assuré la direction musicale de la cérémonie. Des réjouissances se sont ensuite tenues au lycée Beauséjour, au nord de la ville, jusque tard dans la nuit. Les fidèles s’y sont pressés pour être bénis et vénérer les mains* des nouveaux ordonnés.

Vénération des mains du Père Étienne par une jeune femme
Deux missions bien distinctes
Après une courte nuit, les deux pères ont célébré leurs premières messes dans l’église abbatiale de Lagrasse : P. Côme à 9h30 et P. Étienne à 11h. Chacun a pu distribuer de nouvelles bénédictions au sortir de sa cérémonie avant que fidèles et chanoines se retrouvent dans la cour d'honneur pour trinquer une dernière fois à l’heureux événement. Si Père Étienne poursuivra son apostolat auprès des malades en hôpitaux et des jeunes au sein de l’abbaye, Père Côme exercera quant à lui son ministère au tout nouveau prieuré de Pau, sous la conduite de Mgr Aillet. À « Lagrasse » de Dieu !
▪ Corentin Rahier, 15.10.2023
* les mains des nouveaux prêtres font l'objet de plusieurs rituels importants le jour de leur ordination : onction au Saint Chrême (huile bénite), liaison dans un linge que leur mère défait en signe de don à l'Église et première consécration du pain et du vin. Les fidèles viennent donc les embrasser en signe de vénération.
Chjama Patriotta : regain d'indépendantisme en Corse
Si le discours d’Emmanuel Macron du 28 septembre a pu susciter des espoirs chez les autonomistes de Femu a Corsica majoritaires à l’Assemblée territoriale, nombreux sont ceux qui, au sein du mouvement nationaliste corse, pointent du doigt la nécessité de reprendre la lutte contre l’Etat.
En Corse, les indépendantistes comptent un nouveau mouvement : Chjama Patriotta (l’Appel Patriote). Il entend renouer avec les fondamentaux du nationalisme : indépendance, officialisation de la langue corse, lutte contre la spéculation immobilière, etc. CP réunit des indépendantistes de Corsica Libera, du Syndicat des travailleurs corses (STC), ainsi que l’ancien président de l’Assemblée territoriale Jean-Guy Talamoni sans oublier un collectif d’anciens prisonniers « politiques ».
Chjama Patriotta est né à Corte, ancienne capitale de la Corse paolienne et cœur battant du nationalisme. Fondé sur l’idée de « construction nationale alternative », son programme reprend une partie du « Livre blanc » du Front de libération nationale corse (FLNC) des années 1980.
Deux idées du discours d’Emmanuel Macron, approuvées par la majorité autonomiste à l’Assemblée corse, ont provoqué l’ire d’une partie du camp nationaliste dans son ensemble, et des indépendantistes en particulier.
D'abord, la locution acrobatique employée par le président de la République : « communauté insulaire corse ». Emmanuel Macron ne voulait pas parler de peuple corse, bien que ladite communauté se définisse par sa langue, sa place sur la terre corse, sa culture et son histoire...
Ensuite, le fait de devoir « ancrer la Corse dans la France et la République », idée perçue par certains comme un renoncement au cœur du combat nationaliste.
Beaucoup de mouvements politiques corses considèrent que le discours d’Emmanuel Macron ne fut pas clair. Core in Fronte, par exemple, remet en cause l'idée d'une nécessaire "unanimité" à l'Assemblée de Corse, ce que le président désigne comme prérequis à toute avancée du processus. La droite insulaire de Un Soffiu Novu représentée à l'Assemblée nationale par l'ancien maire d'Ajaccio Laurent Marcangeli semble plus enthousiaste, jugeant qu'un projet trop radical puisse compromettre les chances d'une évolution vers l'autonomie.
La naissance de Chjama Patriotta avec ses appels à la lutte, « a lotta » en corse, mot emblématique de l'âge d’or du combat nationaliste dans les années 70-80, témoigne toutefois d'une nouvelle ambiance politique.
Au cœur du processus d’autonomie, il y a plusieurs problématiques : la spéculation immobilière, la préservation de la culture corse, la démographie, l’insécurité. La question brulante de l’immobilier s'aggrave comme le montre la multiplication d’attentats contre des chantiers. L'incompréhension grandit de plus en plus grande entre Corses et continentaux, comme en témoigne le fort contraste entre la ferveur nationaliste et certaines déclarations de la classe politique française. Le 28 octobre, Sébastien Chenu (RN) disait par exemple s'opposer à l'autonomie et même à la reconnaissance du peuple corse.
Lyon-Turin : les militants écologistes bloquent le train
Le chantier de la voie ferroviaire reliant Lyon à Turin a été le théâtre d’affrontements violents entre militants de l’association écologiste « les soulèvements de la terre » et les forces de l’ordre samedi 17 juin 2023. Avec une cinquantaine de blessés parmi les manifestants et parmi les policiers présents sur place, la situation s’est rapidement tendue. Retour sur cette mobilisation importante pour la protection de l'environnement.
Tensions autour du projet Lyon-Turin : Manifestations et blessés
Les militants écologistes, parmi lesquels on retrouve ceux de l'association "Les soulèvements de la terre", s'opposent fermement au projet ferroviaire Lyon-Turin. Ils estiment que ce projet, qui vise à relier Lyon à Turin par une nouvelle ligne de train à grande vitesse, est inutile et coûteux. De plus, ils craignent que la construction de cette ligne n'entraîne des dégâts environnementaux significatifs.
Ces protestations ont été marquées par des confrontations violentes entre les manifestants et les forces de l'ordre, entraînant de nombreux blessés des deux côtés. En Savoie, une cinquantaine de manifestants et douze gendarmes ont été blessés lors d'un affrontement.
Faut-il arrêter de développer les projets de grande ligne ferroviaire à l’heure où les avions sont présentés comme un danger pour l’environnement ? Nous sommes allés poser la question aux français.
https://youtu.be/Xe0J6DrVs3Q
"Les soulèvements de la terre" : Un acteur clé dans la contestation du projet Lyon-Turin
L'association "Les soulèvements de la terre" est au cœur de ces manifestations. Ce mouvement de lutte pour la terre et les territoires s'oppose à divers projets que le mouvement contestataire juge nuisibles à l'environnement et à la terre. Il a été particulièrement actif en réunissant de nombreux jeunes sur place, bien que plus de 400 des manifestants ait été refoulés à la frontière et que de nombreux objets dangereux aient été confisqués aux abords du lieu de rendez-vous de la manifestation.
La désobéissance civile est un concept central dans les actions de l'association "Les soulèvements de la terre". Elle peut se définir comme le fait de refuser de manière assumée et publique d'obéir à une loi, un règlement ou un pouvoir jugé injuste de manière pacifique. La désobéissance civile s'apparente donc à une forme de résistance sans violence. Elle est souvent utilisée comme un moyen de lutte dans les mouvements écologistes et sociaux.
Appel du 18 juin : Qu’est-ce que le gaullisme en France ?
La France commémore aujourd’hui le 82e anniversaire de l’appel du Général de Gaulle le 18 juin 1940 depuis Londres. Le premier président de la Ve République a fortement marqué l’histoire politique de la France, donnant naissance à une pensée politique : le gaullisme, qui subsiste encore aujourd’hui.
Le gaullisme né de la résistance
Initialement, les gaullistes sont ceux qui, à la suite de l’appel du Général, ont rejoint les rangs de la résistance lors de la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi, le mouvement est né de la volonté de se battre pour la France libre, inspiré par un réflexe patriotique.
Aujourd’hui nombreux sont ceux qui se déclarent héritiers du gaullisme en politique, ou ne cachent pas leur admiration pour celui qui fut le premier président de la Ve République, et qui fait parfois controverse. Sur la scène publique, des personnalités politiques de gauche comme de droite se déclarent gaullistes. Si le groupe politique de droite Les Républicains affirme être le parti héritier du général, il n’en demeure pas moins qu’à gauche de l’échiquier politique certaines personnalités revendiquent aussi le même héritage. C’est le cas du philosophe Michel Onfray ou de l’amicale politique l'Initiative républicaine et sociale (IRS) fondée en 2013 qui se réclame du gaullisme de gauche et du gaullisme social.
Quelles valeurs du gaullisme ?
Finalement se dire gaulliste de nos jours, c’est être en accord avec les valeurs qui ont conduit l’action politique du Général. Des principes tels que l’indépendance nationale, l’importance de la constitution et de ses institutions, que le général a pris soin d’organiser. La politique gaulliste, c’est aussi une politique économique qui s’oppose au communisme et socialisme, en reposant sur une économie de marché tout en conciliant l’interventionnisme de l’Etat. Un axe politique que le Charles de Gaulle appelait « 3eme voie ». Et enfin, le conservatisme sociétal qui prône le respect et le caractère sacré de la vie.
D’ailleurs, un vrai gaulliste n’est ni de droite, ni de gauche. En effet, le Général avait l’ambition de créer le rassemblement de tous les Français, au-delà du clivage gauche-droite qui divise les Français et contribue au déclin du pays. Pour lui « Être Gaulliste, c'est être ni à gauche, ni à droite, c'est être au-dessus, c'est être pour la France ", déclarait-il en 1965.
Cinquante après, la tour Montparnasse, toujours aussi moche ?
La tour Montparnasse fête ses cinquante ans dimanche 18 juin 2023. Symbole de la densification et de la modernisation de Paris, elle n’a jamais été vraiment adoptée par les Parisiens. Cinquante ans après, la tour Montparnasse a-t-elle de belles perspectives d’avenir ?
Le 18 juin 1973, la tour Montparnasse est inaugurée. Elle est le projet phare du réaménagement du quartier Maine-Montparnasse. Avec ses 209 mètres de haut et ses 120 000 m2, la tour symbolise l’architecture moderne et le développement urbain des années 1970. Critiquée dès le lancement du projet en 1959, les Parisiens lui reprochent sa consommation énergétique, sa forme imposante et son revêtement brun opaque. Entre critiques de sa laideur, scandales autour de l’amiante et besoin de restauration, cinquante après, quel avenir pour la tour Montparnasse ?
Une tour Montparnasse "plus claire et plus verte"
« D’ici à 2024, la tour Montparnasse promet de devenir plus claire, plus verte, plus ouverte aux Parisiens et plus éco – responsable », indique la mairie du 15ème arrondissement de Paris. En juin 2016, un concours d’architecture est lancé afin de sélectionner un projet de restructuration de l’immeuble, ce qui permet de faire oublier les difficultés des années précédentes. En 2013, une instruction judiciaire était ouverte pour mise en danger de la vie d’autrui à cause de la présence d’amiante dans la tour, et ce malgré un vaste chantier de désamiantage entre 2005 et 2009.
« D’opaque, énergivore, amiantée, monofonctionnelle, la tour deviendra claire, bas carbone, économe et capable d’offrir de nouveaux usages », affirmait en 2017 Mathurin Hardel, l’un des architectes lauréats, au Moniteur des travaux publics. La tour doit être surélevée afin d’accueillir une serre urbaine. Si les travaux parviennent à leur aboutissement, les vitres seront remplacées par des vitres plus claires et transparentes et des panneaux solaires seront installés.
Les travaux de la tour Montparnasse retardés
Le lancement des travaux est initialement prévu en 2019, pour être finis avant les JO de Paris, en 2024. En 2023, quatre ans après le choix d’un cabinet d’architecte, ils n’ont toujours pas débuté, du fait notamment de démêlés entre copropriétaires. En mars 2023, La Lettre A révélait que les trois copropriétaires majoritaires Axa, la MGEN et Frédéric Lemos, vont déposer un permis de construire modificatif qui implique d’importants changements du projet initial et des retards dans les travaux.
Pour séduire enfin les Parisiens, la tour Montparnasse les accueillera sûrement plus largement, alors qu’elle abrite aujourd’hui 100 000 m2 de bureaux. Elle prêtera ses murs à un hôtel, un restaurant, un espace évènementiel, des commerces et sera ouverte au public 24 heures sur 24.
Borne out ? La France vire à tribord, Elisabeth bientôt débarquée
Depuis la réforme des retraites, la météo politique s’est assombrie, autrefois claire, elle est maintenant dominée par des nuages de défiance, menaçants l'équipage de quarante-deux ministres sous la houlette d'Elisabeth Borne. Une question parcourt la population: qui pourrait succéder à madame le Premier ministre ?
Depuis son arrivée au pouvoir en 2017, le parti "La République En Marche" a connu une série de hauts et de bas, allant de victoires électorales décisives à une opposition croissante en passant par des crises politiques majeures. En juin 2023, le vent du changement semble prêt à souffler, du moins si l'on en croit le sondage Odoxa-Backbone publié par Le Figaro. Plus des deux tiers (63%) de la population française estiment qu'Elisabeth Borne devrait démissionner, seulement treize mois après sa nomination en mai 2022.
Ce mécontentement contraste fortement avec l'opinion publique qui prévalait lors du départ de précédents Premiers ministres. Par exemple, en 2020, le président Macron avait écarté Édouard Philippe malgré une popularité de 50%. Quant à François Fillon son départ s’est fait alors que la sienne était de 51%. Elisabeth Borne avec ses 35% fait figure de mauvais élèves se présentant comme le Premier Ministre la moins populaire des deux quinquennats Macron.
Borne paie pour la Macronie en général
Que madame Borne se rassure ! C’est La République En Marche dans son ensemble qui suscite la frustration du public, pas seulement elle. Après la réforme des retraites qui a enflammé le pays, les scandales d'État de Mc Kinsey, l'affaire des Fonds Marianne, Alexandre Benalla, la période Gilets Jaunes, le scandale Uber, Sibeth Ndiaye et les masques, la polémique des homards de François de Rugy, les photos d'Emmanuel Macron en soirée alors que la France manifeste en métropole, l'affaire Griveaux, l'affaire Buzyn pendant la période Covid, les affaires Darmanin, le stade de France etc etc.... on comprend que la population ait globalement une mauvaise image du gouvernement .
Le sondage révèle que la plupart des ministres sont rejetés par au moins 35% de la population, à l'exception de Sébastien Lecornu, qui profite en fait largement de la popularité de l’Armée Française, 86% toujours selon Odoxa-Backbone dans un sondage de novembre 2022. D'autres font figure d'élèves passables aux yeux des Français, comme Gabriel Attal qui a autant de détracteurs que de soutiens. De leur côté, Éric Dupond-Moretti, Pap Ndiaye et Marlène Schiappa sont particulièrement détestés avec à peine 20% de soutiens pour plus de 50% de détracteurs, comme par hasard, l'aile gauche du gouvernement.
Selon les chiffres du sondage, les Français ne se contentent pas de vouloir un remaniement, ils aspirent à un changement plus profond : 56% d'entre eux se disent favorables à un accord de gouvernement avec Les Républicains, signe qu'ils sont toujours perçus comme un parti politique influent malgré leur défaite cuisante aux élections présidentielles. Cela ne convient pas à François Bayrou dont le parti, le MoDem, fait entendre sa voix pour éviter "une restauration RPR".
Face à l'impopularité d'Elisabeth Borne, qui sera le prochain Premier ministre ?
Bruno Le Maire, bien que faisant face à un taux de rejet de 50%, est vu favorablement par 30% de la population. Il devance largement Xavier Bertrand, avec un taux de rejet de 52% contre 24% d'approbation. Mais parier sur eux serait très présomptueux.
Il semblerait que la stratégie la plus efficace que pourrait appliquer le président soit celle de nommer une figure peu connue des Français, et qui par conséquent ne souffre pas d’une impopularité particulière. après tout c’est ce qu’il avait fait en nommant Élisabeth Borne, le 16 mai 2022. Ainsi des ministres comme Julien Denormandie et Sébastien Lecornu, ou même la présidente de l’Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet, peuvent être des candidats crédibles, puisque pour chacun d’entre eux, plus de 45% des français déclarent ne pas les connaître suffisamment pour se prononcer.
Un nouveau Premier ministre arrivera-t-il à redorer le blason macroniste ? On dit qu'impossible n'est pas français, il faudra être sacrément français pour y arriver...
Le mois de juin, le plus chaud jamais enregistré en France
Le mois de juin en France dépasse cette année les derniers records de 2003. Les températures ne cessent d'augmenter, faisant craindre à une canicule qui durera encore plusieurs mois.
Alors que Paris se trouve bloqué dans une chaleur étouffante, les habitants s’inquiètent d’un accroissement constant des températures.
Le mois de juin atteint des températures encore jamais relevées les années précédentes à une période aussi tôt de l'été. Ce mois annonce l'entrée dans la saison de l'été, et par conséquent entraîne une augmentation naturelle des températures. Cependant, les températures moyennes annuelles de la France en période estivale sont de 20,8°. Avec un premier record de 21,86° au mois de juin en 2003, 2023 bat un nouveau record avec des températures entre 25 et 30° voire plus en ce même mois. Y compris dans les régions particulièrement pluvieuses, comme la Normandie, les records sont battus.
Le record a été établi dans la ville de St-Jean-de-Minervois, où le mercure a atteint 40°C.
Des températures plus conséquentes relevées dans le passé
Cela fait maintenant deux semaines que chaque jour la question peut se poser de savoir si un nouveau record sera battu. Certaines villes se démarquent par des températures particulièrement inhabituelles compte tenu de leur géographie et de leur météo accoutumée. Lille atteint 27° pour une moyenne usuelle à 25°, Nantes 28° pour 25,5° maximum de manière courante.
Certaines températures enregistrées en 1976, semblent venir contrarier les affirmations définissant le mois de juin comme le plus chaud enregistré. En effet, Paris en 1976 survivait sous 34°. La sécheresse de cette période provoqua près de 4.500 morts.
Ce phénomène actuel n'est pas isolé, puisque cinq des dix journées de juin les plus chaudes à Paris ont eu lieu depuis 2017.
Qu'en est-il de nos pays voisins ?
La France n'est tout de même pas le seul pays européen à subir la chaleur écrasante du mois de juin. L'Espagne, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, se trouvent tous entre 25° et 30° de température moyenne. Cela vient minimiser la crise autour des températures de juin en ce moment en France, puisque les pays européens sont solidaires dans leur climat.
Nombreux sont ceux qui y voient comme facteur le réchauffement climatique. D'autres affirment ne pas trouver particulièrement criant ce changement de climat. Les avis sont partagés, même si cette chaleur aurait plus de chance de mener à une canicule des plus écrasantes courant juillet-août.
La rédaction de l’Info déchainée a demandé aux Parisiens ce mois de juin comme un mois anormalement chaud :
https://youtu.be/R6uj_ZSuXO8
Les allergies aux pollens explosent cette année
Cette année les pollens sont coriaces et beaucoup de personnes ont été surprises de voir arriver leurs allergies plus tôt, plus fortement. Les températures particulièrement élevées en avril dernier puis en mai font effet. Retour sur les effets des pollens.
Le printemps, quel bon moment pour le nez et les yeux ! Ce printemps, les allergies s’imposent avec force. Pour les personnes habituellement allergiques, les symptômes sont plus virulents, certains ont même été obligés de changer de traitement car la molécule de l'antihistaminique ne faisait plus effet. Pour ceux qui s’étaient fait désensibiliser quand ils étaient jeunes, certains retrouvent pour la première fois leur sensibilité aux pollens (bien souvent dûe aux pollens de graminés). Enfin, certaines personnes découvrent pour la première fois, à 15 ans, 30 ans ou 50 ans, les symptômes de l’allergie aux pollens.
Une saison des pollens particulièrement en avance cette année
Les températures exceptionnellement élevées semblent avoir accéléré le développement des pollens. Dès le mois de décembre, le réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) a observé l'apparition des châtons jaunes (nom donné aux inflorescences) sur les noisetiers et les aulnes. Malgré les fortes pluies du mois de mai, les fleurs sont restées chargées en pollens. Nicolas Bruffaerts, collaborateur scientifique du service Mycologie et aérobiologie de Sciensano en Belgique explique : « Les concentrations en pollen d’aulne et de noisetier peuvent rapidement décoller, jusqu’à mille fois plus. Si le temps est maintenu sec sur une période prolongée, les grains de pollen pourraient se disperser en masse dans l’air. »
Des chiffres chocs sur les allergies
Les chiffres officiels des services de santé confirment l'impact accru du pollen sur la population. Selon le dernier rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les allergies liées aux pollens affectent actuellement plus de 40 % de la population mondiale, et ce chiffre est en constante augmentation. En outre, l'Agence de la Santé publique rapporte une augmentation de 15 % des consultations médicales liées aux allergies respiratoires cette année. Rappelons que les études sur l’allergie aux pollens indiquent que 30 à 35 % des adultes y sont concernés et environ 20 % des enfants à partir de 9 ans également. Selon l’INSERM, c’est trois fois plus qu’au début des années 2000. A la fin du mois de mai, le réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) a étendu à 90 départements son alerte rouge au pollens de graminées, de quoi se demander d'où vient l'ampleur de cette massification.
La massification des pollens, reflet d’un changement climatique
Le changement climatique joue un rôle clé dans cette montée des pollens. Les températures plus élevées, combinées à des hivers plus doux et des printemps plus précoces, favorisent la croissance des plantes et prolongent la saison pollinique. Une apparition si précoce des pollens a déjà été observée à plusieurs reprises par le passé mais le phénomène devient de plus en plus fréquent. Plus les températures sont hautes et l’air sec, plus ils exercent une forme de pression sur la reproduction des arbres et la teneur en pollens des fleurs.
https://youtu.be/3mMa6Vm5DN4
Rassemblement national : une progression qui inquiète ?
42% c'est la proportion de Français qui ont voté pour le Rassemblement national au cours de leur vie. Derrière ces chiffres surprenants, qui sont les électeurs de ce parti, et pourquoi ont-ils voté pour le Rassemblement national ?
Un électorat qui se « normalise »
Une étude publiée ce dimanche 18 juin, dans le Journal du dimanche (JDD), en partenariat avec les instituts de sondage IFOP et Fiducial, permet de découvrir la sociologie des électeurs du parti de Marine Le Pen.
Il est indéniable que les idées du parti nationaliste progressent. En passant de 33% au second tour des présidentielles de 2017, à 41,7% en 2022, et en envoyant 88 députés à l'Assemblée nationale, le RN se présente comme un véritable candidat à l'Élysée.
« C’est la structure électorale d’un parti de gouvernement », constate Frédérique Dabi, directeur général de l’IFOP. Le RN (Rassemblement national) est en nette progression dans toutes les couches sociales de la société : chez les 25-34 ans, les salariés du secteur privé, les retraités, les cadres supérieurs....
https://youtu.be/HiWk7kHwfd8
Oui, mais ! Le RN peut-il conquérir l’Elysée ?
Derrière cette large progression se cache en réalité un vote de protestation. Seul 39% des électeurs du Rassemblement national ont voté pour Marine Le Pen : « Par adhésion ». Et cela se décline aussi sur le programme politique, seulement 48% des électeurs ont voté par ce critère. Enfin, la figure de Marine Le Pen arrive en dernière position des critères décisifs de vote, avec 12% de personnes ayant voté pour la « personnalité » de l'héritière du parti.
En revanche, les thèmes qui tiennent à cœur aux adhérents du Rassemblement national sont toujours les mêmes que du temps de Jean-Marie Le Pen : déclin national, justice trop laxiste, perte de souveraineté, insécurité…
Pourtant, les Français interrogés par les sondeurs s'inquiètent d’une potentielle élection d’un candidat du Rassemblement national en 2027. Pour 72% d’entre eux, cela signifierait des émeutes dans les banlieues, 69% pensent que cela engendrerait des manifestations massives en France. Enfin, 64% des personnes interrogés pensent que si l’extrême droite arrive à la tête du pays, il y aurait une augmentation importante des actes à caractères racistes en France.
Rien n’est acquis pour le Rassemblement national
Il est indéniable que la « dédiabolisation » opérée depuis 2011 par Marine Le Pen a fonctionné. Beaucoup plus de Français sont enclins à voter pour le Rassemblement national. Mais comme le rapporte l’étude publiée, cet électorat pourrait facilement se tourner vers un autre candidat que celui du Rassemblement national.
Fête des pères : quelle est la place du père dans notre société actuelle ?
La date de la fête des pères est toujours fixée au troisième dimanche de juin. Cadeau, balade, ou poème, les idées ne manquent pas pour gâter les papas ce dimanche 18 juin ! On leur rappelle leur rôle et leur importance dans la famille. Autrement dit, la place du père. Tout le monde veut lui dire quelque chose, et pourtant la société actuelle tente de l’effacer.
Après la fête des mères, place à la fête des pères. Dimanche 18 juin, les papas ont eux aussi le droit à leur journée en leur honneur, le troisième dimanche de juin. Les idées ne manquent pas, et les possibilités sont nombreuses. Pourtant, trouver un cadeau peut parfois être un défi. Un mot doux, un appel téléphonique ou un « je t’aime » est ce qu’il y a de mieux à faire. La fête des pères est le jour parfait pour lui montrer notre reconnaissance ou notre amour. Alors qu’il se confond de plus en plus avec le rôle de la mère, la place du père dans la famille a évolué.
La place du père a changé
Au sein de la famille, le rôle du père a changé. Il est plus investi, plus présent. Ces « papas modernes » font les lessives, cuisinent et portent leur nouveau-né dans un porte-bébé. Les tâches ménagères et familiales se voient davantage réparties de façon équitable. Les pères s’impliquent également davantage dans la vie privée de leurs enfants. Depuis les années 70, les hommes consacrent deux fois plus de temps aux soins quotidiens de leurs enfants, notamment aux plus petits. En 2021, le congé de paternité est passé de 11 à 28 jours, dont 4 jours obligatoires. Il n'existe pas encore de bilan chiffré pour savoir si les jeunes pères prennent plus de congés paternité depuis l'allongement de sa durée. Mais la direction de la sécurité sociale indique que la durée moyenne, pour ceux qui le prennent, a doublé en deux ans, pour passer de 11 jours en 2020 à 20 en 2022.
La place du père se confond avec celle de la mère
Le risque aujourd’hui est la confusion de la place du père et de la mère. Leurs rôles ne sont plus différenciés, mais sont désormais mêlés et partagés. Les enfants reçoivent alors le même message. Aujourd’hui, les hommes sont d’avantage invités à exprimer ce qu’ils ressentent. Cette nouvelle « permission » d’être sensible représente un véritable feu vert pour certains.









