Coupe d’Europe de rugby : Toulouse s’impose mais sans briller

Le Stade toulousain était en déplacement sur la pelouse des Sale Sharks ce samedi, dans la banlieue de Manchester. Les pronostics affichaient un match rugueux, et ils n’ont pas été démentis : Toulouse s’est imposé mais sans ce grain de folie qui accompagne chacune de ses rencontres.

L’actuel leader du Top 14 est rentré d’Angleterre avec le goût de la victoire… dans la douleur. Et pourtant, les rouge et noir se sont imposé 27 à 5 face à une équipe des Sale Sharks peinant à décoller en championnat national et sur le plan européen. Un déplacement difficile pour les joueurs du Stade, avides de ballons qui tournent de main en main et d’espaces trouvés sur les extérieurs après avoir fixé la défense adverse au centre du terrain… Cette fois, les solutions étaient peu nombreuses, et la défense des Sale était en place.

Le Stade dans le dur

Cette troisième journée de compétition européenne n’a pas démarré sous les meilleurs auspices pour les champions aux cinq étoiles. Mené dès la 13e minute de la rencontre (0-5), le Stade n’a dû son salut qu’à une expulsion du deuxième ligne Cobus Wiese, fer de lance des avants anglais à la 19e minute. Les Toulousains, jusqu’ici déboussolés, avaient du mal à imposer leur rythme aux airs de « jeu de mains, jeu de Toulousains ». Très rapidement, Ntamack, qui excelle dans ce jeu, a arrosé le camp des Sale de coups de pieds de pression. Le rideau défensif s'est mis en place, attendant patiemment que les attaques adverses s’usent et rompent. Auteur d’un 6/7 face aux perches, Melvyn Jaminet, qui ne rate pratiquement jamais sa cible, est venu récompenser les efforts d’une équipe qui se rapprochait de la ligne d’en-but adverse.

En route pour les huitièmes

Ce n’est qu’à la 70e minute que le travail des avants a réellement payé : Emmanuel Meafou trouve la faille et aplatit, suivi de près par Guillaume Cramont, le talonneur remplaçant, qui est venu sceller un match dont l’intensité n’a fait qu’augmenter. Le premier marqueur de l’équipe a néanmoins fait part d’un match décousu, à l’issue de la rencontre : « Ce n’était pas le match le plus débridé, le plus beau à voir, mais seule la victoire compte. A la mi-temps, on savait que Sale était fatigué et qu’on devait revenir plus fort. » Un Stade en difficulté mais un Stade soulagé. Avec cette troisième victoire consécutive dans la compétition, les Toulousains valident leur billet pour les huitièmes de finale.


FLASHBACK : 29 août 2020, le début de la fin pour Thibaut Pinot

Le chouchou du cyclisme français a annoncé qu’il prendrait sa retraite en fin de saison, après deux ans de galère dont l’origine remonte à la première étape du Tour de France 2020.

Fait historique ce 29 août de l’an deux mil vingt, le Tour de France prend tout juste son départ à Nice. C’est l’édition la plus tardive que l’épreuve n’ait jamais connue, Covid oblige. Et si la suite de ce Tour sera à la hauteur avec un changement de maillot jaune la veille de l’arrivée, la France cycliste retiendra sa première journée. Ce samedi, pour le grand départ, quelques supporters, masqués, ont bravé la pluie estivale pour aller encourager les coureurs, sur une étape plutôt destinée aux sprinteurs. Face à la route glissante, le peloton se neutralise à 50 km de l’arrivée, freiné par la pluie. La fin de l’étape se passe sans accrocs, jusqu’à l’arrivée sur la promenade des Anglais, où la nervosité d’une arrivée au sprint commence à se faire sentir. C’est à trois kilomètres de la ligne d’arrivée que se produit une chute massive, où de nombreux coureurs sont impliqués. Et rapidement, les caméras se braquent sur un homme : « Thibaut Pinot est à terre ! »

La chute d’un empire

Le grimpeur de la Groupama-FDJ était perçu comme l’un des favoris pour le maillot jaune, aux côtés de Bernal et Roglic. L’an passé, il était parvenu à distancer les favoris dans certains cols, et était très bien placé avant son abandon pour une blessure musculaire. Son début de saison 2020 a été probant, avec une seconde place à moins de 30 secondes du vainqueur sur le critérium du Dauphiné, devant Pogacar. La mine dépitée, Pinot se relève, il grimace, accoudé sur son cadre. Son maillot est déchiré à l’épaule, et son cuissard montre une plaie à la cuisse droite. Le soir même, il déclare avoir connu « l’une des pires journées de ma carrière ». L’organisation décide finalement de classer les coureurs tombés dans le temps du vainqueur, ne condamnant pas encore le Franc-comtois. Il survit à la première semaine, évitant les bordures et restant dans le coup. Mais le couperet tombe à la 8e étape, où il se fait distancer en montagne. Il s’étire, se tient le bas du dos : les espoirs tricolores s’envolent. Il finira cette Grande Boucle dans la douleur, voulant aller au bout, sans jamais parvenir à faire la différence.

Pas de mental TiboPino ?

On a souvent dit de Pinot qu’il n’avait « pas de mental » pour expliquer ses multiples échecs (quatre abandons sur le Tour de France depuis 2016) et succès inachevés. Pourtant, deux ans à tenter de revenir au plus haut niveau auront prouvé qu’il a de grosses ressources psychologiques. Après un an sans courir pour se soigner, il effectue un retour timide avec deux victoires en 2022, mais jamais avec la même puissance en montagne. Pourtant le Français se bat jusqu’au bout, à 30 ans passés : sur le Tour des Alpes 2022, il est rattrapé par Miguel Angel Lopez sous la flamme rouge lors de la quatrième étape et termine deuxième du jour. « Ça fait chier parce que ça m'aurait fait du bien [...] j'aurais pu tourner cette page de merde et passer à autre chose », déclare-t-il en larmes. Cette page, c’est plus de 1000 jours sans lever les bras, depuis une arrivée en solitaire au Tourmalet, sur le Tour 2019. Sans avoir des bonnes jambes, Thibaut conserve pourtant toujours son esprit compétiteur. Le lendemain, pour la 5e étape du Tour des Alpes, il repart à l’attaque et s’impose cette fois dans un sprint, encore en pleurs. Le cyclisme français perd un homme au mental de gagnant, même dans les moments difficiles.


Open d’Australie : les Français mordent la poussière

Après les qualifications, les heureux élus français n’auront pas fait long feu à l’Open d’Australie. Question d’habitude, pour un public désabusé depuis trop longtemps.

Quentin Halys, Luca Van Assche, Grégoire Barrère, Arthur Rinderknech… Autant de noms inconnus du grand public, et même parfois des mordus du tennis français. Depuis des années, la France envoie ses espoirs dans le monde, la fleur au fusil, disputer les tournois les plus prestigieux. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’y brillent pas. En attestent ces quatre noms, pour quatre défaites, dès le premier tour de l’Open d’Australie.

Sur six compétiteurs engagés dès le premier jour du tournoi, seuls deux ont réussi la “prouesse” de se qualifier pour le second tour : Corentin Moutet, qui s’est imposé face au Chinois Wu Yibing, et Constant Lestienne, face au Brésilien Tiago Monteiro. Deux matchs quasiment à sens unique, face à des adversaires qui ne figurent même pas dans le top 100 du classement ATP, principal circuit international de tennis masculin.

Au temps béni des quatre mousquetaires

Depuis la fin de l’ère des quatre mousquetaires (Gasquet, Simon, Tsonga et Monfils), la France n’y arrive plus. Deux ou trois petits tours et puis s’en vont, dirait la chanson. Elle est déjà loin l’époque de ces quatre champions qui ont fait rêver toute une génération. Loin de rafler tous les tournois, ils étaient la promesse de folles émotions à chacune de leur rencontre, chatouillant parfois les sommets que tout international dans le tennis souhaite atteindre un jour.

Elle est loin l’épopée du jeune Jo-Wilfried Tsonga, alors classé 38e du circuit ATP, lors de l’édition de l’Open d’Australie 2008. Avec un mental d’acier, une force herculéenne et beaucoup de culot, le Français s’était hissé en finale du tournoi, après avoir battu les plus grands noms du tennis de sa génération : au physique, il s’était défait successivement d’Andy Murray et de Rafaël Nadal. A portée d’un titre de champion d’Australie, le jeune espoir s’était incliné en quatre sets face à un génie de la discipline, un certain Djokovic.

Elle est loin cette époque où le public français criait pour ses champions. Et elle paraît aujourd’hui inatteignable. Demain, une nouvelle salve de Français, parmi lesquels Richard Gasquet, Ugo Humbert ou Adrian Mannarino, viendront mettre à l’épreuve le tennis tricolore. En fin de semaine, à la moitié de la compétition, combien seront encore debout ?


Miss Universe 2022 : « révolution » dans le monde des miss !

Dans la nuit du 14 au 15 janvier, l’élection de Miss Universe 2022 s’est tenue à La Nouvelle Orléans. Et le concours valorisait les miss qui bossent.

Samedi 14 janvier était couronnée Miss Universe 2022. R’Bonney Gabriel, âgée de 28 ans, succède à l’Indienne Harnaaz Sandhu. Elle représentait les États-Unis. Cette 71e édition du concours de beauté américain, anciennement détenu par Donald Trump (entre 1996 et 2015), a vécu une « révolution culturelle », selon François-Pier Pélinard, commentateur de l’élection sur Paris Première. Tout comme les concours de Miss Supranational et de Miss World, l’élection américaine évolue.

Repousser les limites

Les organisateurs ont innové en prenant en compte les problématiques sociétales féminines. Le concours de beauté, racheté récemment par la millionnaire thaïlandaise transgenre Anne Jakrajutatip, veut désormais mettre en avant des femmes « magnifiquement confiante(s) » qui seraient des « leader(s) transformationnelle(s) » à même de « repousser les limites du possible ».  Ainsi, les questions posées aux 3 finalistes (Miss République Dominicaine, Miss USA et Miss Venezuela) devaient montrer qu'il s'agissait, pour les femmes, d'une « organisation responsabilisante et progressiste ».

Vive les businesswomen !

D'ailleurs, l’émission était présentée, et pour la première fois, par quatre femmes (Olivia Culpo, Catriona Gray, Jeanine Mai-Jenkins et Zuri Hall). Une nouveauté pour un concours auquel peuvent dorénavant participer des transgenres, des divorcées et des mères de familles.

Les présentatrices ont rappelé que certaines candidates étaient de véritables entrepreneurs. Miss Australie est une designer de mode, tout comme Miss USA et Venezuela. Miss Norvège est électricienne et Miss Porto Rico est ingénieure aérospatiale à la NASA.


Damian Penaud signe à Bordeaux, le club affiche ses ambitions

Le mercato rugbystique n’a eu d’yeux cet hiver que pour la signature inattendue de Damian Penaud à l’UBB. De quoi redonner de l’élan au club bordelais et fidéliser certains cadres qui doutaient.

L’annonce a eu un effet raz-de-marée dans le monde du ballon ovale. Damian Penaud, le serial-marqueur de Clermont et du XV de France fait ses valises, direction : l’Union Bordeaux-Bègles. En fin de contrat avec son club auvergnat qui l’avait révélé comme un génie du cadrage-débordement, l’ailier tout de jaune vêtu sera en fin de contrat en juin prochain. L’UBB suivait de près le joueur de 26 ans aux 37 sélections avec l’équipe de France. Résultat : Penaud signe pour trois saisons avec Bordeaux. Le club frappe un grand coup sur le marché des transferts. Une signature suffisante pour redonner aux Girondins un cap et des ambitions.

L’UBB, c’est quatre victoires sur les quatre dernières rencontres en Top 14, récemment encore à domicile (23-15) face à l’Aviron Bayonnais, en grande forme dans le championnat, grâce à une charnière efficace (Maxime Machenaud et Camille Lopez). Nul doute que l’arrivée imminente de Damian Penaud insufflera la rage de gagner à une équipe qui l’emporte souvent mais qui effleure les titres du bout des doigts. Car l’UBB, c’est une demi-finale de Top 14 perdue face à Montpellier la saison dernière. Ce sont aussi des huitièmes de finale perdus en Coupe d’Europe face aux tenants du titre, la surpuissante La Rochelle. Les hauts de tableau sont un lieu connu pour le club bordelais, qui, néanmoins, ne parvient pas à décoller.

En quête de titres, l’UBB se veut attractif

Et pourtant, le jeu est à la hauteur des phases finales. Adepte des coups de folie, impulsés par un Matthieu Jalibert, ouvreur virtuose depuis plusieurs saisons, Bordeaux figure parmi les clubs qui proposent un jeu aéré, fait de passes et de franchissements. La spécialité du phénomène Jalibert : le petit coup de pied ajusté pour lui-même, au-dessus de la ligne défensive adverse, qui trompe tout arrière de renom. Penaud, à Clermont, en a fait les frais.

Et pour qu’une équipe gagne, il lui faut des cadres enviés par les plus grands clubs. Penaud, auteur de 52 essais avec son club auvergnat, champion de France en 2017, sera certainement le déclencheur d’une grande épopée pour Bordeaux. Elu joueur de la tournée d’automne avec le XV de France, l’ailier clermontois fait déjà partie du top 10 des marqueurs de l’équipe de France. Avec Dupont, il peut renverser n’importe quelle situation, dans un match complexe.

L’UBB le sait, et cette signature vaut son pesant d’or. Son arrivée prochaine met tout le monde d’accord : Jalibert, qui nourrissait secrètement l’envie de partir, reste. Le club affiche ses ambitions : le staff fait peau neuve, et accueille Yannick Bru au poste de manager, qui sera épaulé de Thibault Giroud, le directeur de la performance du XV de France. Bordeaux veut des résultats, et comme tout prétendant au trône, rêve de brandir à Chaban-Delmas le tant convoité bouclier de Brennus.


Nadal sorti de l’Open d’Australie : adieu champion ?

Le vainqueur 2022 du prestigieux tournoi de Melbourne est sorti sur blessure dès le 2e tour de l’Open d’Australie. Un début de saison dont l’Espagnol pourrait bien ne pas se relever.

Rafaël Nadal, tenant du titre, s'incline face à Mackenzie McDonalds en trois sets 6-4/6-4/7-5. Blessé à la hanche au cours du deuxième set, l'Espagnol a voulu jouer jusqu'au bout. Son mental d’acier n'aura pas suffi.

Le tournoi avait pourtant bien débuté pour le double vainqueur de Melbourne. Après trois semaines de bonne préparation, Nadal s’était défait de Jack Draper au 1er tour en concédant un seul set. Beaucoup espéraient une rencontre épique en quarts-de-finale contre le finaliste malheureux de l’édition précédente, le russe Daniil Medvedev. Le sort en a décidé autrement. Face à McDonalds, le natif de Majorque perd le premier set, puis le deuxième, après avoir ressenti de vives douleurs à la hanche. Bénéficiant d’une pause médicale, l’Espagnol ne parvient pas à rehausser son niveau de jeu et marque le pas face au jeune Américain. Le résultat est sans appel : Nadal est battu en trois sets. C’est la première tête de série numéro 1 à sortir au deuxième tour de l’Open d’Australie depuis Gustavo Kuerten en 2001. Si le public voulait du “drama”, le voilà servi.

Quand les plus grands atteignent leurs limites

L’Espagnol avait pourtant habitué ses fans à des renversements de situation inimaginables. En véritable gladiateur, doté de son coup droit surpuissant, et jouant un tennis porté sur la démonstration physique, Nadal est de ceux qui peuvent changer le cours d'une rencontre à partir de rien, quand bien même il s’agit de sauver quatre balles de match. Le souvenir de cette finale de l’édition 2022 a marqué la Rod Laver Arena : mené deux sets à zéro face à un Medvedev chirurgical, Rafaël Nadal avait dû puiser dans ses réserves pour remporter la bataille en 5h14. Soulevant son 21e Grand Chelem de sa carrière, le Majorquin signait à 36 ans un début d’une saison incroyable.

Mais le champion n’est pas éternel. Son corps le lui fait sentir depuis plusieurs années. Gêné régulièrement par une blessure au pied gauche, Nadal avait songé sérieusement à prendre sa retraite en juin 2022. Deux titres supplémentaires en Grand Chelem, c’était inespéré pour ce membre éminent du Big 4, qui sait que ses jours en compétition sont comptés. Après une deuxième partie de saison en dents de scie, gâchée par les blessures, Nadal sortait la tête haute, à la deuxième place du classement ATP.

Cette année, la saison s’annonce compliquée. Son calendrier sera forcément modifié. L’Espagnol n’a pas caché son immense déception en conférence de presse : « Inutile de développer mes sentiments […] J’espère que ce problème ne va pas m’éloigner des cours trop longtemps. Je suis prêt à continuer. » Nadal absent de la compétition, c’est du pain bénit pour ses adversaires, comme Novak Djokovic, Daniil Medvedev et d'autres. Avec en ultime récompense, le trophée légendaire de Melbourne.


Baisse du prix de l’électricité et du gaz : fin de la crise énergétique ?

Le prix du gaz est à son plus bas niveau depuis le début de la guerre en Ukraine. Celui de l’électricité a suivi la même pente descendante, il est passé de 700 euros le mégawattheure (MWh) pendant l’été 2022 à moins de 140 euros en janvier.

La baisse des prix du gaz et de l’électricité ne se répercute pas tout de suite sur les ménages et les entreprises. Mais la baisse surprenante des prix de l’énergie rassure néanmoins ceux qui s’attendaient à subir des prix très élevés tout l’hiver.

La demande d’énergie est en baisse

Comme espéré, la consommation d’énergie a diminué en France. La douceur des températures a permis d’éviter les pires scénarios. Les injonctions répétées à la sobriété ont peut-être aussi eu leur efficacité. La consommation cumulée d’électricité et de gaz naturel en France est inférieure de 11,4% à celle de l’hiver 2018-2019, qui avait été chaud. La chute des prix reflète la clémence de l'hiver et les efforts des consommateurs. Mais elle pourrait aussi alerter sur la diminution de l’activité  dans une Europe secouée par la crise. De plus, les prévisions pour la suite de l’hiver restent prudentes, le retour du froid pourrait faire grimper les prix à nouveau.

Des réserves de gaz suffisantes pour finir l’hiver

La France a des capacités de stockage du gaz équivalentes à un peu moins du tiers de sa consommation annuelle. Cette année, les sites de stockage ont été remplis à 99%, ce qui représentait les deux tiers de la consommation hivernale des PME et des ménages selon la Commission de Régulation de l’Énergie. Si les températures venaient à descendre d’ici la fin de l’hiver, les risques de tensions d’approvisionnement  sont donc limités. Concernant l’électricité, les inquiétudes étaient fortes au début de l’hiver. L’arrêt de 30 réacteurs sur 56, les tensions sur le marché de l’énergie, la fermeture de centrales au fuel et au charbon compromettaient la sécurité de l’approvisionnement. Mais le signal Écowatt est resté dans le vert et les Français n’ont pas eu à subir de coupures d’électricité.

La crise énergétique reste une réalité pour les entreprises et les ménages

Ces baisses de prix concernent les marchés de gros et non la vente aux particuliers. Les fournisseurs d’énergie nationaux s’alimentent sur ces marchés. Puis la vente au particulier s’effectue souvent selon des tarifs réglementés, qui ne fluctuent pas au gré du marché mais sont fixés par l’État. La baisse des prix du gaz ne se répercute donc pas directement sur les prix à la consommation. Mais le bouclier tarifaire aura permis que ces tarifs restent modérés. Les prix de l’électricité sont eux calculés tous les ans, la baisse n’aura donc pas non plus d’effet immédiat. Baisse des prix sur les marchés ou non, les petites et moyennes entreprises subissent toujours difficilement la crise. Les entreprises de plus de 10 salariés ne peuvent bénéficier des tarifs réglementés de l’électricité, ce qui empire leur situation et fait monter la grogne.

D’autant que les épreuves ne sont pas terminées. Selon Emmanuelle Wargon, la présidente de la Commission de régulation de l'énergie, « on a une belle probabilité que ça ne se passe finalement pas trop mal pour l'hiver 2022-23. Pour 2023-2024, c'est encore vraiment très incertain ».


Funérailles de Benoît XVI : le sens des lectures choisies par le pape François

Quatre texte ont été lus lors de la messe de funérailles de Benoît XVI. Ils avaient tous été choisis par son successeur, le pape François.

Deux lectures, un psaume et un évangile ont été lus et chantés en différentes langues : un passage du Livre d’Isaïe (29, 16-19) lu en espagnol, le psaume XXII, chanté en latin, la Première Lettre de saint Pierre (1,3-9), dite en anglais. Enfin l'Évangile de Saint Luc (23, 39-46) lu en Italien. L’homélie a été prononcée par le Pape François qui présidait la célébration.

Le statut particulier de pape émérite attribué à Benoît XVI a permis quelques adaptations de la liturgie par rapport aux messes traditionnelles de funérailles pontificales et notamment un changement dans les textes lus. 

“Père, entre tes mains je remets mon esprit” (Lc 23, 46) ont été les premières et dernières paroles de l’homélie. Le pape François a voulu s’appuyer sur cette image des mains de Dieu, des mains tendues vers les hommes, des mains créatrices mais aussi pleines de miséricorde et de bénédiction. Des mains qui ont également été au service, qui ont souffert, qui ont porté les péchés du monde. Ce sont vers ces mains que tous les catholiques se sont tournés pour implorer Dieu d’y accueillir le défunt Joseph Ratzinger. 

L'humilité face à des mains créatrices

“C’est le monde à l’envers ! L’argile se prend-elle pour le potier ? L’ouvrage va-t-il dire de son fabricant : « Il ne m’a pas fabriqué », et le pot va-t-il dire du potier : « Il n’y connaît rien » ?” 

Le première lecture nous parle d’humilité. Une humilité que le pape Benoît XVI a honoré lorsqu’il a annoncé son départ au bout de 8 ans de règne. “Ma santé m’empêche de conduire les chrétiens comme un Pape devrait le faire. Je préfère laisser ma place à un homme plus fort.” C'était en 2013.  Face à la puissance mystérieuse du créateur, l’homme doit apprendre à se laisser continuellement façonner par son potier. Elu par le collège des cardinaux, et guidé par le souffle de l’Esprit Saint, l'ancien pape s’est laissé conduire par la prière. C’est ainsi que, main dans la main avec le fils de la Vierge Marie, le défunt Pape émérite prenait ses décisions.

L'espérance face à des mains libératrices

“Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire, car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.”

L'espérance du salut et de la vie éternelle : voilà vers quoi nous conduit cette deuxième lecture. Le premier pape Saint Pierre, auteur de cette lettre, nous indique que si nous gardons espoir, l’âme sera sauvée et l’homme libéré du mal. Après la première lecture honorant les 4 vertus cardinales (prudence, tempérance, force d'âme et justice), l’homme doit se tourner vers l’espérance. Une vertu centrale dans la vie du prêtre qui engage toute sa vie pour Dieu. Joseph Ratzinger fut ordonné le 29 juin 1951 dans la cathédrale de Freising en Allemagne et devint presque aussitôt professeur de théologie à l’université de Freising. Durant toute sa vie il resta très proche de ses étudiants et particulièrement des séminaristes pour qui il priait tous les jours. Consolider la foi et l'espérance des séminaristes jalonne les six années d’étude. 

L’humilité et l'espérance sont deux qualités du défunt pape que le pape actuel a choisi de célébrer. Ce dernier les détaille dans son homélie : Benoît XVI n’a cesser de s’y enraciner tout au long de sa mission “dans la quête passionnée de communiquer la beauté et la joie de l’Évangile, dans le témoignage fécond de ceux qui, comme Marie, restent de bien des manières au pied de la croix, dans cette paix douloureuse mais solide qui n’agresse ni ne soumet ; et dans l'espérance obstinée mais patiente que le Seigneur accomplira sa promesse”.


Mais à quoi joue Chelsea en ce moment ?

Depuis cet été, le club londonien dépense sans compter, avec deux recrues supplémentaires cet hiver dont le Portugais Joao Félix. Les montants annoncés sont exorbitants mais pour quels résultats ?

Les propriétaires passent mais visiblement la stratégie reste la même du côté du Chelsea Football Club. Todd Boehly, le successeur de Roman Abramovitch, voit grand pour sa nouvelle équipe, et casse sa tirelire. Le club de l’ouest de Londres fut le plus dépensier lors du mercato d’été 2022 avec 269 millions d’euros dépensés. Avec de telles sommes on pourrait croire que les Blues ont enrôlé une flopée de stars. Pourtant même si des joueurs confirmés comme Raheem Sterling (55 millions d’euros) ou Kalidou Koulibaly (38 millions d’euros) ont rejoint les rangs cet été, leurs recrues les plus chères sont bien des jeunes : le défenseur français Wesley Fofana (82,5 millions d’euros) venu de Leicester et le latéral gauche espagnol Marc Cucurella (65,3 millions d'euros). Les dirigeants ne veulent pas en rester là et embauche dès cet hiver Benoît Badiashile (37 millions d'euros) que les amateurs de Ligue 1 connaissent bien, mais également Joao Félix qui viendra compléter effectif surchargé de 30 joueurs.

Le coût du transfert

Ce dernier transfert interroge : l’attaquant Portugais n'arriverait qu’en prêt et vient de signer son contrat chez les Colchoneros jusqu’en juin 2027. Il portera la tunique bleue uniquement pour les quatre prochains mois. Mais le plus surprenant, c'est le montant de ce prêt : 11 millions d’euros avec la totalité de son salaire prise en charge par le club londonien. Ce dernier avoisine les 300 000 euros bruts par semaine ! Le natif de Viseu devrait coûter plus de 20 millions d’euros pour quatre mois, sans compter les charges liées à son salaire, et, tenez-vous bien, sans l’assurance de récupérer le joueur pour la saison prochaine. Les qualités de Joao Félix sont indéniable et il l'a prouvé lors du dernier mondial mais le projet à court terme laisse perplexe. Ce n'est pas un vrai numéro 9, mais plutôt un ailier ou un second attaquant et ne comble pas les manques à ce poste clef qui fait tant défaut aux anciens de Thomas Tuchel.

Une saison catastrophique

Des dépenses faramineuses et un effectif pléthorique ne suffisent pas dans le football. Les recrues ne correspondent pas à des postes clefs, et, sans vrai avant-centre, les coéquipiers de Thiago Silva n’y arrivent pas et manquent d’inspiration sur leurs transitions offensives. Depuis la reprise lors du Boxing Day, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Un match nul face aux promus de Nottingham Forrest (1-1), une défaite face à Manchester city (0-1) et une élimination en Cup face à cette même équipe (4-0). Le licenciement en septembre de Thomas Tuchel n’y change rien : leur nouveau coach, Graham Potter, ne peut pas tout régler d’un coup de baguette magique. Pendant que leurs voisins Gunners font la fête, les supporters de Chelsea ont le blues. Leur équipe n’est plus que l’ombre d’elle-même et dégringole à la dixième place du championnat. Pour leur prochaine rencontre, les petits protégés de l'ancien  manager de Brighton devront cravacher du côté de Craven Cottage face à une surprenante équipe de Fulham, septième au classement. Ce match peut être décisif pour les deux équipes voisines. Un Derby à suivre ce jeudi 12 janvier à 21h sur Canal+foot.


Ces 10 événements qui ont marqué 2022

L'invasion de l’Ukraine par la Russie

Le 24 février 2022, à 5h30, heure de Moscou, via une allocution télévisée, le président russe Vladimir Poutine annonce l’invasion de l’Ukraine. Cette opération militaire est considérée comme étant la plus importante sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale.

L'élection présidentielle

Du 10 au 24 avril se déroule la 9e élection du président de la République au suffrage universel. Emmanuel Macron est reconduit à l'Elysée. Cette élection marque l’effondrement des partis de « gouvernement », Parti socialiste et Les Républicains, et la montée des partis de « rupture » : Reconquête, Rassemblement national, et Les Insoumis.

Les élections législatives

Le 12 et le 19 juin, les Français se rendent aux urnes pour élire leurs députés. Ce scrutin confirme la présidentielle, une France facturée entre extrême-gauche, un groupe présidentiel et une extrême droite.

La canicule en Europe

Un dôme de chaleur s'installe à l’été 2022 sur l’Europe. On recense des records de chaleurs sur le Vieux continent. La sécheresse entraîne des feux de forêt en France et au Portugal, des hausses de mortalité en Allemagne et en Espagne. La canicule offre un avant-goût des effets du réchauffement climatique.

La mort de la reine Elizabeth II

Le 8 septembre, la BBC interrompt ses programmes pour annoncer que sa majesté la reine Elizabeth II est décédée. Après 70 ans d’un long règne, c’est le prince Charles III qui monte sur le trône du Royaume-Uni et des autres royaumes du Commonwealth.

La mort de Jean-Luc Godard

À 91 ans, l’immense réalisateur de la nouvelle vague, Jean-Luc Godard, recourt au suicide assisté le 13 septembre 2022. Il laisse derrière lui des films comme « Pierrot le fou » ou « À bout de souffle » considérés comme des classiques, et de nombreuses critiques écrites dans les « Cahiers du cinéma ».

Le meurtre de Masha Amini

Le 16 septembre l’étudiante iranienne Masha Amini meurt dans les geôles de Téhéran. L’annonce de son décès entraîne des mois d’insurrection. Devant la pression de la rue, les dirigeants de la république islamique iront jusqu’à dissoudre la police des mœurs. Aujourd’hui, de nombreux manifestants sont exécutés par les Ayatollahs, mais la colère populaire ne semble pas faiblir.

La reconduite du grand mandarin Xi Jinping

Le 23 octobre, lors du XXe congrès du Parti communiste chinois (PCC), le président sortant, Xi Jinping brigue un troisième mandat à la tête de l’empire du Milieu. Le secrétaire général réaffirmera la stratégie « zéro Covid » en Chine, la volonté de rattacher l’île de Taïwan à la Chine continentale.

La fusion révolutionnaire

Le mardi 13 décembre, un laboratoire californien annonce avoir réussi à produire une fusion nucléaire. Cette technologie émet plus d’énergie qu’il n’en faut pour la produire, n’engendre pas de déchet de « longue vie », ne diffuse pas de CO2 et ne présente aucun risque de catastrophe nucléaire.

La Coupe du monde de football

Elle se déroule en novembre dans la péninsule arabique, du 20 novembre au 18 décembre. La 22e édition de la Coupe de monde de football récompense l’Argentine, vainqueur de la France au terme d'une finale échevelée.


Le roi est mort, vive Pelé !

Edson Arantes do Nascimento, alias « le roi Pelé », est mort à l’âge de 82 ans. Une légende du football née d'un désir de revanche.

La carrière du jeune Pelé commence par le drame de la finale perdue le 16 juillet 1950. Finaliste du mondial, le Brésil s’incline 2 buts à 1 face à l’Uruguay, ce qui provoque des suicides et des infarctus jusque dans le stade du Maracana. Pelé voyant son père en pleurs lui promet de lui ramener une Coupe du monde. C’est ce qu’il fait 8 ans plus tard.

Un début de règne prématuré :

Régner sur la planète football est chose exceptionnelle, mais il l'est d’autant plus lorsque le règne débute tôt. Pelé n’obéit pas à la règle, il créer la règle. Il signe comme professionnel à Sao Paolo, dans son club de Santos, à l’âge de 15 ans et marque son premier but dès son premier match. Il est appelé sous les couleurs de la « Seleção » en 1957 et participe à la Coupe du monde seulement 2 ans après le début de sa carrière.

Est-il vraiment nécessaire de rappeler qu’il n’est pas habituel qu’un jeune homme de 17 ans participe à une Coupe du monde ? Pourtant, la surprise Pelé ne s’arrête pas à une simple participation. Son deuxième exploit est d’être le plus jeune joueur à marquer dans cette compétition. Troisième exploit ? Inscrire un triplé contre la France en demi-finale. Quatrième exploit : marquer un but encore considéré comme l’un des plus beaux de la compétition. Cinquième et dernier exploit : tenir la promesse faite 8 ans plus tôt à son père de ramener la première étoile au Brésil.

Pelé enchaîne les succès, il remporte le championnat avec Sao Paolo en 1959, 1960 et 1961 et s’offre régulièrement le luxe d’être meilleur buteur de la compétition.

Désormais la star Pelé ne s'arrête plus de briller sur le monde du football.

Un trésor non exportable

La considération selon laquelle Pelé est le meilleur joueur de l'histoire de ce sport n'est pas une construction faite a posteriori. Dès les années 60, les « Saints » de Sao Paolo, comme des rockstars, vont effectuer des tournées en Europe pour que les habitants du Vieux continent puissent voir jouer le prodige. Les grandes écuries européennes (le Real Madrid, l’AC Milan, Manchester United) veulent s’offrir le roi brésilien, mais le gouvernement de l’époque refuse que ce joyau s’envole et le déclare « trésor national non exportable ».

En 1962, le Chili accueille la Coupe du monde, mais le 2 juin face à la Tchécoslovaquie l’astre Pelé se blesse. Cela n’empêche pas la Seleção emmenée par le superbe Garrincha de remporter la compétition, donnant à Pelé une seconde coupe du monde… à 22 ans.

Les détracteurs de l’attaquant brésilien utilisent souvent l’argument qu’il n’a jamais joué dans un autre championnat que celui du Brésil, considéré comme un championnat moins important que ses équivalents européens. Pourtant en 1962 il remporte la Copa Libertadores, l’équivalent sud-américain de la Ligue des Champions européenne. Accédant à la coupe intercontinentale, il affrontera le Benfica Lisbonne d’Eusébio. Au match aller, Santos remporte le match 3 buts à 2, avec un doublé de Pelé, au match retour les Brésiliens signent une victoire écrasante 5-2, avec un triplé de la superstar. Faisant définitivement taire ses détracteurs. L’année suivante, Santos remporte une nouvelle fois la Copa Libertadores, ce qui amène les Brésiliens à affronter le grand AC Milan. Au bout de deux matchs nuls, le match décisif est remporté par Pelé et ses coéquipiers.

En 1966 : nouvelle Coupe du monde. Pelé n’a que 25 ans et il sera la cible de tacles assassins de la part de ses adversaires. Dans l’impossibilité de développer son jeu, Pelé sort, blessé, et l’équipe nationale du Brésil est éliminée dès les phases de poule.

Malgré tout, Pelé revient rapidement sur les terrains, recommence et fait ce qu’il sait faire de mieux : gagner des trophées et partir en tournée mondiale. Le 19 novembre 1969, il marque son 1000e but toutes compétitions confondues au Maracana. En 1970, se profile sa revanche, une Coupe du monde au Mexique. Favorite de la compétition, la sélection brésilienne et Pelé, mieux protégés par le corps arbitral, remporte sa troisième coupe du monde. Il devient le joueur ayant gagné le plus souvent la prestigieuse compétition. Une année plus tard, il prend sa retraite internationale sous l’ovation du mythique Maracana, avant de se retirer définitivement du football en 1974. Seul des soucis d’argent le pousseront à sortir de sa retraite et à signer un contrat colossal avec le Cosmos de New York jusqu'en 1977.

Le soleil se couche pour toujours 

Si le roi a tellement marqué son passage sur terre, ce n’est pas uniquement à cause de sa carrière sans pareil sur les pelouses. Pelé, en dehors des terrains, était la première véritable star du football. Ministre des sports au Brésil, ambassadeur des Nations-Unies, vedette de cinéma à Hollywood, ont tout autant participé que ses buts mémorables à la construction du mythe.

Il serait trop long et fastidieux ici de détailler tous les gestes techniques qu’il a créés, le nombre de buts qui sont restés dans les annales et les trophées qu’il a gagnés pendant ses 22 ans de carrière. Le monde du football se rappellera cette star du ballon qui rejoindra le ciel pour briller encore plus que sur les terrains.


Les secrets du ciel vus par le télescope James Webb, successeur de Hubble

Il est le fruit de la NASA, des agences spatiales européenne et canadienne, il a décollé pour les confins de l’univers le 25 décembre 2021. 1 an après son départ, le bilan du télescope James Webb est plus que positif.

Son lancement était attendu depuis près de 20 ans par la communauté scientifique. Sa mission était de révéler de manière encore plus précise que son petit frère Hubble les secrets de l’univers, et jusqu’à ce jour, c’est un pari gagnant, selon Nancy Levenson, directrice de l’Institut scientifique du télescope spatial : « il est en bon état, et de manière générale a de meilleures performances qu’escomptées. »

La caravelle spatiale :

Il pèse un peu plus de 6 tonnes, mesure 6.50 m de diamètre pour une superficie de 25 m2, mais le plus important sont ses capacités à détecter la lumière infrarouge et son outil de spectroscopie. Ces technologies que ne possédait pas Hubble permettent d’envoyer des photos des objets célestes les plus anciens, mais surtout de voir à travers les nuages de poussière qui empêchent de distinguer la surface des planètes et autres étoiles du cosmos, et d’analyser à travers la lumière reçue la composition chimique de la source lumineuse.  Après son lancement l’hiver passé suivi de 6 mois de réglages, le télescope n’a pas cessé d’impressionner la communauté scientifique.

Révélations de la nuit des temps :

Pour que Joe Biden lui-même fasse une annonce télévisuelle, il s’agit véritablement de clichés inédits. En l’occurrence, il s’agit d’un ensemble de galaxies vieux de 4.6 milliards d’années, regroupées sous le doux nom de : SMACS0723 (photo ci-dessous).

Même s’il s’agit d’un grain de poussière à l’échelle de l’univers, SMACS0723 fait office de « lentille gravitationnelle », c’est-à-dire que cet ensemble de galaxies permet de « zoomer » sur de plus lointaines et de plus vieilles galaxies se trouvant derrière lui. Non seulement cet instrument a réussi à trouver des étoiles qui se sont formées il y a 13.6 milliards d’années donc peu de temps après le big bang, mais a aussi découvert que contrairement à de jeunes étoiles, les plus anciennes contenaient très peu d’éléments métalliques.

20 ans d’espérance

Cet observatoire a provoqué, en 6 mois seulement, une vague d’enthousiasme dans la communauté scientifique. Les nouvelles technologies mises en place ont permis de véritablement avancer en astronomie. Maintenant que les techniciens savent comment l’instrument fonctionne, les astronomes espèrent observer des naissances d’étoiles. James Webb n’a pas fini de dévoiler les secrets de l’univers, car l’appareil possède une espérance de fonctionnement de 20 années, et les trois agences spatiales réfléchissent déjà à son successeur.